“ La dynamique du développement des activités tertiaires paraît à la fois très ancienne (elle est à l’origine même des villes) et très actuelle : elle explique une nouvelle phase de l’urbanisation ” [Bonamy et al., 1987, 252]. Historiquement, le développement des services dans les villes a connu trois étapes [Bonamy et al., 1987]. Après le tertiaire marchand, jusqu’au milieu du XIXème siècle, lié à la fonction de négoce, et le tertiaire industriel (1860/1960), marqué par l’essor des services de répartition et de distribution, la métropolisation marque l’ère du tertiaire sociétal, c’est-à-dire l’avènement de la ville transactionnelle. Pour V. Peyrache, les métropoles sont les villes “ qui ont intégré avec succès chacune de ces phases, et où se sont cristallisés les changements socio-économiques ”, amenant une complexification croissante de leurs fonctions [Peyrache, 1993, 96]. “ D’étape en étape, leur vocation tertiaire s’est renforcée à travers un processus de diversification des activités de commerce et de services ” [Peyrache, 1993, 96], de sorte que chacun des grands secteurs tertiaires y est représenté [Daniels, 1993]. Celui des services aux entreprises joue un rôle pour le moins spécifique.