B. Approfondir la caractérisation des différentes catégories de services aux entreprises

Il conviendrait bien sûr d’effectuer des comparaisons avec d’autres métropoles, afin de tester la stabilité de notre typologie. D’ores et déjà, les éléments recueillis à ce sujet dans diverses études (cf. partie 1), semblent confirmer nos résultats.

Concernant la connaissance précise de ces différentes catégories de services, la portée de notre analyse se trouve quelque peu limitée par le fait que les renseignements recueillis sur la pratique du face à face, notamment sa fréquence effective, se révèlent assez pauvres. Les critiques sont identiques en ce qui concerne le niveau d’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication. Un prolongement consisterait à traiter précisément de ces aspects à partir d’entretiens auprès de responsables d’établissements. Cela permettrait de mieux cerner la nature de l’activité et les contraintes qu’elle implique en termes de relations avec les clients, et donc de déplacements professionnels. Il s’agirait en quelque sorte d’évaluer la valeur des “ coûts de transaction ” pour les différentes catégories de services, leur part dans le total des coûts, et in fine leur impact sur le choix d’une localisation intramétropolitaine.

Il est également essentiel de préciser la nature des clients, leur nombre et leur importance respective, alors que dans nos enquêtes tous sont traités sur le même plan, et appréciés à partir du seul chiffre d’affaires. Or ce dernier ne permet pas de savoir par exemple si un client a une importance particulière, voire même est à l’origine du choix de l'implantation. Dans le même ordre d’idées, il conviendrait de mieux déterminer la nature et l’importance des fournisseurs de services, certains pouvant jouer là aussi un rôle non négligeable sur le choix de la localisation. Il serait de plus instructif de se pencher sur les relations de partenariat, voire de sous-traitance, qui peuvent exister au sein du secteur des services aux entreprises, et sur leurs conséquences au niveau spatial.

Il nous semble par ailleurs intéressant de mener un travail approfondi sur les notions de “ proximité ” et d’“ accessibilité ” en intraurbain. Nos enquêtes n’ont fait qu’aborder ces éléments. Il s'agirait de déterminer, en particulier, quelles distances (géographique ou distance-temps), il convient de placer derrière ces notions, et s'il est possible de mettre concrètement en évidence des “ seuils ” au-delà desquels l’établissement considère qu’il est trop “ éloigné ” d’un certain nombre de facteurs stratégiques pour le bon exercice de son activité.