Tout d’abord concernant les seuils olfactifs, une ANOVA à 4 facteurs (incluant les facteurs odeurs, instructions, sexe de l’observateur et la valeur log du seuil olfactif) indiquent qu’il n’y a pas de différences significatives entre seuils obtenus par les sujets des différents sous-groupes. Ainsi, on n’observe pas d’effet des facteurs odeurs (F[1,70] = 0.58, p > 0.44), instructions (F[1,70] = 0.13, p > 0.71) et sexe de l’observateur (F[1,70] = 0.14, p > 0.70). Il est à noter que les seuils de détection individuels de tous les sujets étaient bien en dessous de la concentration à laquelle l’odeur était diffusée (voir figure 12).
L’analyse des questionnaires de fin d’expérience révèle que sur les 38 sujets non avertis par la diffusion de la stimulation olfactive, quinze n’ont pas remarqué la stimulation olfactive. Cependant, ils ont tous présentés des seuils de détection en dessous de la concentration à laquelle l’odeur était diffusée. De plus, aucun des 78 sujets de l’expérience n’a déclaré être sûr qu’il avait utilisé l’odeur comme un indice conscient pendant l’expérience.
Enfin, les notes hédoniques attribuées par les sujets pour l’odeur florale d’une part et fruitée d’autre part sont illustrées figure 13. Une ANOVA à 4 facteurs n’indique pas d’effet principal du facteur odeurs (F[1,70] = 0.31, p > 0.58), instructions (F[1,70] = 0.60, p > 0.43) et sexe de l’observateur (F[1,70] = 0.66, p > 0.41).