III - 2 PUBLIC / PRIVE - DES FRAIS PARTAGES

Les exemples de la construction de l’escalier et de la ligne électrique indésirable chez monsieur T. montrent qu’une institution d’Etat, administration ou compagnie publique, peut prendre part au règlement de conflits d’ordre privé. Dans les pratiques du développement urbain, cela est même actuellement l’un de ses rôles principaux. Car, si lors de l’établissement de l’administration en place, l’Etat entendait être le pourvoyeur, par le biais de ses institutions, des besoins essentiels de chaque citoyen en échange de son travail, il y a depuis renoncé devant l’impossibilité de la mission qu’il n’a jamais pu mener à bien et a instauré une politique ’de coopération entre l’Etat et le peuple’552. Pour les problèmes techniques, les réseaux urbains, les recours sont de l’ordre du comité populaire du ph message URL ubarre.gif message URL obarreaccent2.gif ng (quartier), mais une participation est maintenant demandée aux habitants requérants, comme l’illustre l’exemple de monsieur V. Dans les faits, les citoyens n’ont pas toujours attendu ces propositions pour intervenir eux même, comme nous le verrons entre autre dans la vie des collectifs.
Notes
552.

Chaque ville définit les modalité d’application de cette coopération. Hô Chi Minh Ville demande aux habitants requérants de participer financièrement à la réalisation des travaux réalisés pour leur communauté de voisinage. Pour la construction de logements collectifs par des administrations, généralement la ville fournit le terrain de l’opération. En ce qui concerne Ha Nôi, se reporte à R. Parenteau - 1997 - p. 70 ou L. Pandolfi - 1998.