La seconde guerre mondiale ne marque pas d'interruption dans les publications même si les fouilles sont moins nombreuses. Après la guerre les investigations reprennent et tentent d'éclaircir les interrogations demeurées en suspend.
En 1948 135 , G. M. A. Hanfmann suggère que la Phrygie n’a pas été un grand état centralisé avant le VIIIe siècle, comme le prouvent les grandes tombes de chefs à Gordion, Ankara et Kerkenes Dağ. Avant cette date, les Phrygiens avaient un autre type de structure d’Etat. Selon Albright, pendant la transition entre la fin de l’Empire et l’émergence des nouvelles entités politiques au IXe siècle, le commerce à travers la Méditerranée, tant au milieu du XIe qu'au Xe siècle, s’avère très important 136 .
En 1955, paraît l’ouvrage d’E. Akurgal intitulé Phrygische Kunst 137 . Ce livre fait le point sur les connaissances du monde phrygien et propose une chronologie. Les différents problèmes abordés concernent la chute de l'Empire hittite, la période dite des Dark Ages, la période géométrique et orientalisante de l'art grec, les contacts entre l’est et l’ouest. Malheureusement, la fouille de Gordion n’a été rouverte qu’en 1950 et l’auteur ne considère que les données d’avant 1951, donc incomplètes. A propos des périodes obscures, il pense que les Phrygiens sont des immigrants de Thrace qui envahissent l'Asie Mineure à la fin du Bronze récent. Il rappelle que la mention par les Assyriens d'agressions des Mushki et de leurs cinq rois sous Tiglat-Pileser I ne mentionne aucun Mita 138 . Les Phrygiens et les Mushki seraient le même peuple, sous un nom différent, même si Midas n’est pas signalé ; de 1200 à 800, les Phrygiens seraient nomades. Leurs premières installations sédentaires dateraient du début du VIIIe siècle, sur les berges du fleuve Halys. Ils seraient à l’origine des nouveaux toponymes turcs qui apparaissent sur le plateau : Gordion, Ankara, Yozgat, Çorum, Tokat, Boğazköy, Kırşehir, les anciens ayant été oubliés du fait du nomadisme 139 . Les Phrygiens seraient partis de Thrace chassés par l’expansion ionienne vers l'Hellespont, la Propontide et l’Asie centrale et se mélangeraient à ces peuples de régions sous influence grecque.
L’étude systématique de la culture matérielle et particulièrement de la céramique conduit E. Akurgal à établir un schéma de l’évolution. A partir du VIIIe siècle, la chronologie se diviserait en quatre phases. De 775 à 725, c’est la phase phrygienne ancienne, avec la céramique de type Alişar IV et surtout les cratères décorés et peints. De 725 à 676, Gordion devient la capitale, peut-être sous la pression assyrienne à l'est et il est possible que l’écriture ait été introduite. C’est l'apogée de la culture phrygienne, marquée par la destruction de Gordion par les Cimmériens. La troisième phase date de 676-585 : plusieurs petits royaumes (Gordion, Alişar) coexistent alors. Cette phase se caractérise par des inscriptions plus importantes, l’utilisation de la crémation comme pratique funéraire et des contacts croissants avec l'ouest. La dernière étape de 585 à 500 se distingue par des monuments rupestres avec des inscriptions ainsi que des sculptures monumentales à Gordion. Les contacts avec les Grecs se font plus intenses. Le problème de cette chronologie tient au fait qu’elle est établie essentiellement à partir d’études stylistiques. Akurgal souligne les affinités avec l’art grec surtout de Samos, en particulier pour le style des cerfs et des cercles concentriques sur les cratères peints d’Alişar. Dans cet ouvrage, se trouve aussi de la céramique inédite provenant d’Alaeddintepe (Konya), fouillé par E. Arık. Il est cependant regrettable que les réflexions se fondent essentiellement sur le matériel d’Alişar qui, comme nous l’avons vu plus haut 140 , n’est pas très bien daté. De plus, la chronologie est conçue à partir des tessons décorés de cerfs et de cercles concentriques de Samos. Il est difficile d’établir avec certitude que Samos a influencé Alişar et non l’inverse 141 . On peut aussi se demander dans quelle mesure la céramique d’Alişar est phrygienne. Elle est absente à Gordion et Akurgal considère que cette occupation serait postérieure. Or la céramique grise monochrome est produite en abondance à Gordion et près de la rivière Sakarya alors qu’elle est peu fréquente plus à l’est. Il semble maintenant indubitable que le style à cerfs et cercles concentriques est contemporain de la céramique grise 142 . A Gordion, la céramique peinte est également présente avec les styles à lignes ondulées et géométriques. Les datations, proposées par Akurgal, seront revues au cours des années suivantes 143 .
En 1963 a lieu le huitième congrès international d'archéologie classique. Le thème de ce congrès était : “Le rayonnement des civilisations grecque et romaine sur les cultures périphériques”. E. Akurgal traite des problèmes de l'art phrygien 144 . Il affirme que :
‘“Jusqu'à aujourd'hui la seule preuve archéologique de cette invasion des peuples du Sud-Est européen en Asie Mineure mentionnée par les sources écrites a été fournie par les fouilles de Troie, où on a mis au jour dans les couches VII B 2 de la poterie dite Buckelkeramik représentant le style caractéristique des pays macédoniens.“ 145 ’Selon lui, les envahisseurs ou Peuples de la Mer ont préféré s'installer dans les régions fertiles de l'Anatolie du sud-est et du nord-est et c’est dans ces régions qu’il faut chercher les réponses aux questions concernant les Phrygiens et leur émergence. Sur le plateau, l’ensemble du matériel trouvé au-dessus du niveau hittite date du VIIIe siècle au plus tôt. Le mouvement vers le plateau serait imputable à des pressions assyriennes et ioniennes à la fin du IXe siècle. La preuve en serait que le style phrygien ancien inspiré par l'art grec n’en est pas une imitation. Ce style géométrique et schématique, avec des cercles concentriques, des méandres perpendiculaires, une composition avec un système de métopes et de triglyphes est inspiré par les produits grecs. Seuls les Grecs ont pu permettre l’éclosion de cet art de “haute qualité” 146 . Akurgal ne trouve aucun précédent en Anatolie ou au Proche-Orient qui ait pu susciter les productions phrygiennes. L’influence de la Grèce sur la Phrygie est capitale, selon Akurgal, car cette dernière est moins développée. Dans une des communications du colloque, un des auteurs a affirmé que les Samiens avaient été influencés par les Phrygiens pour apprendre à battre et à fondre le bronze 147 . Or, pour Akurgal, les Phrygiens n’ont jamais eu le rôle d'intermédiaire entre l’Orient et l’Occident. Le médiateur était la Syrie. Il va jusqu’à affirmer que :
‘“A partir du milieu du VIIe siècle, avec le commencement de l'importation grecque, l'influence de la civilisation hellénique sur les Phrygiens devient plus efficace, de sorte que l'art phrygien se transforme en un style provincial de l'art grec.” 148 ’Il nie ou ignore l’existence des niveaux découverts par Young qui atteste une continuité dans la stratigraphie à Gordion 149 . Young est d’ailleurs totalement opposé à ces théories 150 et insiste, au contraire, sur les “spécialités phrygiennes” et sur l’importance des exportations avec un marché propre.
Toutes ces communications ont été suivies d’interventions par les participants qui ont été rapportées dans la publication. Ainsi Amandry remarque que les cerfs d'Alişar IV semblent plus proches des figurines en bronze iraniennes. Il propose l’idée d’une “koiné de style géométrique” 151 :
‘“On peut se demander si les traits communs aux vases grecs et phrygiens ne s'expliquent pas par la commune appartenance de ces céramiques à un style géométrique, dont le domaine a couvert, à la fin du IIe millénaire et au début du Ier millénaire avant l'ère chrétienne, une grande partie du Proche-Orient et de l'Europe centrale et méridionale.” 152 ’Il insiste aussi sur l’importance d’une chronologie sûre pour pouvoir établir comment et quand les influences se sont exercées et pour expliquer la circulation d'objets de l'Orient vers l’Occident ayant donné naissance au style orientalisant. E. Haspels signale pour sa part que les Moschoi sont cités par Hérodote comme une satrapie aux environs du Pont-Euxin 153 .
En 1964, un colloque portant sur la période de la transition entre l’âge du Bronze et l’âge du Fer au Proche-Orient 154 s'efforçait de déterminer les conséquences du nomadisme par rapport aux périodes obscures et au développement du plateau anatolien. Il est, acquis, à cette date qu’entre la fin de l’Empire hittite et l’installation des Phrygiens à Gordion, les populations sont devenues nomades.
Young y abordait le problème à Gordion : en effet, il semble impossible que le site n’ait pas subi les effets des mouvements est-ouest des populations. Les Phrygiens sont considérés comme des immigrants. Le début de leur histoire est inconnu, mais nous avons une meilleure connaissance des périodes suivantes jusqu'au début du VIIe siècle, moment où le site est détruit par les Cimmériens. La culture phrygienne semble être le résultat d’un mélange avec des éléments nomades même si les Phrygiens ne le sont pas forcément. L’enceinte très robuste bâtie au VIIIe siècle ne ressemble pas aux défenses hittites. Les parallèles les plus proches sont à Troie VI. Les bâtiments de type mégaron, ont des antécédents à Troie phase II et à Beycesultan 155 . Les toits galbés sont aussi un élément nouveau. La production de mobilier de bois avec des motifs géométriques faits d’alternance de bois colorés est une pratique phrygienne, de même que la mosaïque de galets et que la poterie peinte. Il y a aussi une influence assyrienne et iranienne sur le type de vases à long bec. Parmi le mobilier funéraire, se trouvent beaucoup de produits en bronze : des ceintures, des fibules, des chaudrons et autre vaisselle. Ces objets seraient tous, selon l’auteur, élaborés localement 156 . De plus, il apparaît que ces produits ont influencé la Grèce avant que celle-ci ne commence ses importations au milieu du VIIe siècle. Young va jusqu’à affirmer qu’à Samos et dans d’autres îles proches, les artisans apprenaient l’art de travailler le bronze sous l’égide d’“asiatiques” 157 . Le sacrifice de chevaux dans les tombes serait aussi une tradition nomade 158 . Après nous avoir indiqué un certain nombre d’éléments d’influence nomade, Young conclue :
‘“The nomadic impact at Gordion, since it left behind no traces of its own culture nor any enduring influence on the local sense, was entirely destructive.” 159 ’Une autre communication par E. Kholer 160 démontre les liens qui existent entre les groupes de bois et d’ivoires gravés de Gordion et le nomadisme. En effet, ces sculptures représentent souvent des animaux et souvent des animaux domestiques. Les liens entre les nomades et l’élevage étant bien attestés, il est possible de percevoir l’impact de la culture nomade sur le développement de ce site. Cette conclusion nous semble cependant un peu hâtive.
M. J. Mellink 161 insiste, quant à elle, sur le fait que les traits nomades sont plus faciles à percevoir que les nomades eux-mêmes. Il existe différents types de nomadismes : en particulier un, saisonnier, lié aux troupeaux et aux travaux agricoles, le plus fréquent en Anatolie. Les Cimmériens et les Scythes n’ont pratiqué que le pillage et ne se sont jamais installés en Anatolie. La culture phrygienne est différente de celle des Cimmériens. La situation de Gordion n’est pas claire, dans le sens où il pourrait y avoir une occupation entre le XIe et le IXe siècle. Mais la technique de marqueterie apparaît comme une trace de l’influence nomade. De plus, ce type de matériel serait facile à transporter. Enfin, Mellink émet l’hypothèse d’un héritage artistique nomade commun aux Hittites, aux Phrygiens, aux Cimmériens, aux Scythes, aux Perses, et aux Mèdes. Elle rappelle que les Phrygiens sont signalés dans des textes grecs 162 et seraient venus en Anatolie de Macédoine juste avant ou juste après la guerre de Troie. Midas est le premier et le seul roi connu par les Grecs. Il existe deux traditions dans la littérature classique pour la migration des Phrygiens, l’une les fait venir de Macédoine, l’autre de la Mer Noire 163 . Ils auraient été colonisés par les Arméniens. Les Grecs sont les seuls à utiliser le terme Phrygien. Les Assyriens ne font jamais référence à la Phrygie, mais il existe des mentions de Mushki, et même d’un Mita de Mushki. Le lien entre les deux a été fait rapidement et Mita est devenu l’équivalent de Midas 164 . Mita était un roi ambitieux qui chercha à s'opposer à l’Assyrie avec l’appui de plusieurs rois de Carchémish, Tabal, et Urartu. Il essaie ensuite d'envahir Qué, mais il est battu par Urikku de Qué et Rusa d'Urartu en 709 165 . Tiglat-Pileser I (1112-1074) signale qu'il a dû combattre 20 000 hommes de Mushki et leurs cinq rois et qu’ils ont occupé les terres d'Alzi et de Purulumzi. L’affrontement a eu lieu sur le Haut-Tigre 166 . Sous Tikulti-Ninurta II (888-884), il y a un raid Mushki dans le territoire du Haut-Tigre 167 . Pour Mellink :
‘“The Mushki were newcomers in this area, but it is unlikely that we can see their 20.000 warriors of the twelfth century as identical with Macedonian Phrygians who would have fought their way through the remnants of the Hittite Empire from the Trojan coast to the Tigris, changing their name in the process. The association Mushki and Kashka seems more probable, suggesting a northeast Anatolian origin for these two groups of anti-Hittite forces.“ 168 ’Elle suggère donc une double nomenclature du royaume de Midas qui règne tant sur le peuple de l’ouest, les Phrygiens macédoniens, que sur les tribus de l’est, les Mushki-Moschoi. Les Grecs ont eu connaissance d’un aspect du royaume et les Assyriens de l’autre. Les deux seraient arrivés en même temps, tous deux immigrants. Cette question résolue, elle aborde le problème de l’appartenance tribale de Mita-Midas lui-même : sachant qu’il existe au XIIIe siècle un Mita qui est un vassal déloyal des Hittites, et que, par ailleurs, en hittite hiéroglyphique, Midas veut dire servant ou qu’il est utilisé comme un nom propre, il lui semble impossible que ce roi mythique ait porté ce nom anatolien, et non macédonien.
Quant aux langues, les inscriptions officielles phrygiennes sont en phrygien, lequel serait issu de dialectes thraces. L’alphabet grec sera adopté par les Phrygiens durant le dernier quart du VIIIe siècle. En ce qui concerne les Mushki, nous ne connaissons pas leur langue ou même s’ils avaient des inscriptions. Mais les aires d'influences des deux entités ont des inscriptions en hiéroglyphique hittite. Elles ont peut-être, pour certaines, été écrites par les habitants de Tabal. Mais en ce qui concerne Çalapverdi ou Alişar, ces sites peuvent être situés dans la zone franche entre Tabal et la Phrygie. Alaca, Pazarlı et Boğazköy seraient sous domination phrygienne au VIIIe siècle au moins et la zone au sud-est de Boğazköy serait sous domination Mushki. L’art phrygien est souvent indépendant des prédécesseurs locaux et Mellink se demande s’il est le résultat des innovations des Phrygiens ou si les Mushki y ont participé. L’héritage macédonien se manifeste par un goût pour des motifs géométriques complexes, entrelacés.
La céramique découverte à l’ouest est grise monochrome, tournée. Elle est le résultat du développement des techniques de céramiques modelées apportées par les immigrants au XIIe siècle, la Buckelkeramik. Certaines avec des incisions sont retrouvées à Gordion dans un sondage de 1965 169 . A l’est du Halys, les productions monochromes foncées ne sont pas fréquentes. A Alişar, la catégorie prédominante est peinte sur un fond monochrome clair ou rouge. Il s’agit d’un facteur oriental. Le style animalier des cratères est peut-être lié aux Mushki, il est attesté à Gordion au VIIIe siècle et il a des parallèles à Malatya, à Carchémish et dans le nord de l’Iran. Les Mushki seraient à la base de l'introduction de la céramique peinte en Phrygie, parallèlement, l’influence de l'est (Iran) se fait sentir surtout avec les vases à long bec latéral. Mellink envisage que cette influence soit connexe à l’origine des Mushki.
Dans les années 60, Liverani 170 considère que la diffusion de l’utilisation du fer se fait de l’Orient vers les Balkans, donc à l’opposé des migrations. Les populations issues des migrations illyriennes s’installent en Phrygie, alors Hatti, et repoussent les autochtones. Mais certains royaumes néo-hittites se maintiennent, en particulier Tabal, qui s’étendait du Halys à la chaîne du Taurus. Si Liverani affirme que Tabal est un royaume néo-hittite qui se maintient après la chute, il ne propose aucune hypothèse pour la période entre le XIIe et le Xe siècle 171 . La zone phrygienne aurait à l’époque hittite été habitée par les Kashka plus que par les Hittites eux-mêmes. Pour cet auteur, les Mushki représentent sans doute une partie des Phrygiens. Von Schuler suggère que les Kashka, plutôt que les Peuples de la Mer, ont détruit l’Empire à la suite de nombreuses années de harcèlement sur les frontières nord et est 172 . Il propose de les assimiler aux Mushki de la mention de Tiglat-Pileser 173 . Ils sont attestés dans les textes hittites dès Arnuwandas I 174 , comme une menace sur la frontière nord-est 175 . De même, Barnett 176 propose de situer la fin de l’Empire hittite en 1200 sous les coups de plusieurs ennemis parmi lesquels les Kashka. Maints sites sont alors détruits par le feu : Boğazköy, Alişar, Alaca. Aucune inscription hittite impériale n’est postérieure. Alişar est brièvement occupé par un peuple qui pourrait être les Louvites, peut-être responsables de la destruction du site. L’Anatolie centrale est occupée par les peuples envahisseurs dominés par une aristocratie militaire. Ces peuples créent la Phrygie, Mushki et le Tabal, qui ne serait donc pas, selon Barnett, un royaume néo-hittite. Le niveau de Troie VIIb est incendié ; une nouvelle population qui utilise de la céramique grossière, s’y installe. A Gordion, la nouvelle céramique noire non tournée est utilisée pendant une courte période comme si ses producteurs avaient été absorbés par les autochtones. Les Mygdones seraient une tribu de héros éponyme des Phrygiens vivant dans les environs de Nicée 177 . En peu de temps, ils s'emparent du reste de l’Anatolie, ce qui entraîne l’isolement des Louvites du reste du plateau. Beycesultan est détruit aux environs de 1000. La vie du plateau est ensuite interrompue pendant un siècle ou plus.
Les Mushki sont signalés dans les textes assyriens, parfois avec le royaume de Tabal et avec les Kashka. Les Mushki se seraient alliés à ces derniers pour détruire Hattuša, toujours selon Barnett. Ils seraient distincts des Phrygiens, car rattachés aux Mes'chi, une tribu de Géorgie (attestée au Ve s., près du lac Çildir) ou aux Moschi et Tibarani sur le littoral de la mer Noire, près de Cerasus, la moderne Giresun, entre la terre des Amazones et les montagnes des Moschi. Ils feraient la jonction avec la Phrygie. Ils sont cités dans les annales assyriennes. Quand l’empire phrygien est achevé, c’est une coalition, une fédération de différentes tribus à l’est et à l’ouest. La capitale est installée à Gordion. Les provinces de l’est sont Mushki et le Tabal avec pour capitale Mazaca (Kayseri). Le groupe est des Mushki est sous influence hurrite. Cela est visible, par exemple, dans les noms de roi : Katmukhian : Kili- ou Kali-Teşub ou Irrupi qui signifie en hurrite “ mon roi". Mais en même temps, on retrouve une empreinte indo-iranienne car le roi de Katmukhi est influencé par les descendants des envahisseurs de 1160. Ceux-ci portent des noms comme Kundashpi ou Kushtashpi, lesquels persistent aux IXe et VIIIe siècles.
Pendant les périodes obscures :
‘“Between the twelfth and ninth centuries B.C. the empire of the Phrygians, Muski and Tabal spread southwards over the whole of the vast Anatolian plateau. Tabal seems to represent the older Luwian elements that survived the Hittite collapse north of the Taurus, and to have been the new name particularly adapted for the area formerly called “Lower Land” by the Hittites.” 178 ’Les habitants de Tabal sont confrontés à Qué et à Khilakku (Cilicie) au VIIIe siècle. Les contacts avec l’Assyrie sont fréquents 179 . En ce qui concerne les traces archéologiques, Barnett remarque que la Phrygie a réussi à préserver les arts et la culture hittites. En effet, elle a été bâtie sur le royaume d’Arzawa et de ses voisins ; les sites hittites sont réoccupés. La céramique phrygienne est différente des productions hittites, mais l’inspiration dérive de la tradition anatolienne. Il y a plusieurs grands types :
A Nimrud dans le palais de Tiglat-Pileser III et à Tell Ahmar-Til Barsip des fresques polychromes représentent les premières représentations des Phrygiens et des Moshko-Tabaliens 180 . Les équipements militaires avec les casques tressés, les petites épées, les petits boucliers sont autant de caractéristiques des autres tribus centro-anatoliennes. On les retrouve de même à Pazarlı. La mode des fibules se répand vers Maraş, Zincirli et Carchémish. La Phrygie exporte des bols à poignées à anneaux vers l’Ionie, des mesomphaloi phialae vers la Grèce et, même si certains objets étaient faits en Urartu, ils étaient transportés par les Phrygiens. Des routes ont été tracées pour le transport des denrées comme la laine, le bois. A Gordion, le cèdre et le genévrier de Syrie, le poirier, le buis, l’érable, le peuplier, le pin, l’if sont utilisés. Plusieurs minéraux sont exploités à Bulgar Maden dans le Taurus, l’argent, le plomb, l’hématite, le cristal, l’onyx, le mica. En Phrygie, c’est l’ocre rouge qui est exportée de Cappadoce vers Sinope où l’on produit du minium 181 .
La synthèse proposée par H. Metzger en 1969 182 suggère l’arrivée des Phrygiens, d’origine indo-européenne, aux environs de 1200. Ils ont probablement pris part à la chute de Boğazköy. Tiglat-Pileser les mentionne sous le nom de Mushki, cette mention est suivie d’un hiatus de plusieurs siècles. L’auteur considère que Mushki est le nom assyrien des Phrygiens. Les Phrygiens avaient des productions caractéristiques telles que les objets en bronze fondu ou martelé, les meubles en bois, les terres cuites architecturales. Tous ces produits traduisent la culture artistique des nomades 183 . Les populations phrygiennes sont indo-européennes. Il interprète les édifices rupestres comme des tombes ou des temples. Les tumuli n’ont pas d'antécédents chez les Hittites, mais on trouve des parallèles chez les peuples qui habitent les confins de la mer Noire au deuxième et au premier millénaire, de même que chez les Scythes et les Thraces. Les importations grecques sont absentes de Phrygie ; en revanche des exportations phrygiennes proviennent de Grèce, selon Metzger. Les artisans grecs de la période géométriques auraient enseigné aux décorateurs phrygiens à traiter les silhouettes de manière linéaire. Mais les rapports avec Samos sont fragiles :
‘“Sans doute sera-t-on bien avisé de parler dans le cas du style “féodal” d'Alişar d'une création indigène.” 184 ’Toutefois, le style phrygien à animaux peints semble né d’une influence nord-syrienne 185 . On le trouve à Gordion ainsi qu’à Alaeddintepe. Ce style n’est pas du type Alişar IV. Aucune comparaison n’est possible même si l’on retrouve le bélier et le cerf. Ils paraissent contemporains, mais les motifs viennent certainement de Syrie du nord, au VIIe siècle. Il est possible qu’il y ait une continuité au siècle suivant. Durant le dernier quart du VIIe siècle, un nouveau style bichrome supplante le style linéaire plus ancien. Il est difficile de percevoir des traces phrygiennes en Syrie du nord. Mais un texte qui parle d’une alliance entre Midas et Pisiris contre Sargon II 186 atteste l’existence de contacts entre les deux pays. Les relations avec le Tabal et Tuwana ne sont pas bien connues. On peut se demander quel était le rôle de la Phrygie dans le transfert de l'influence orientale, elle semble avoir un rôle dans le transit des chaudrons de bronze. La culture orientale et non la culture grecque serait une des composantes ethniques de ce courant artistique 187 .
Certains auteurs ont tenté de déterminer s’il y avait un lien entre la légende du roi Midas et le personnage historique 188 . Il n’existe pas de transcription de cette histoire avant le IVe siècle. Midas est un nom anatolien et non macédonien, ce qui suggère que la légende concerne plutôt un roi phrygien. Mais comme les Phrygiens sont censés avoir émigré de Macédoine ou de Thrace, cela implique une certaine parenté macédonienne.
Le pays de Tabal est l’héritier de la culture louvito-hittite comme le démontrent les inscriptions en louvite hiéroglyphique trouvées à Çalapverdi et à Alişar. Les Kashka sont établis dans la région pontique. Ils lancent des raids vers l’intérieur des terres. Il est possible qu’ils aient conquis certains territoires mais il n’en existe pas de preuve formelle jusqu’à présent. Selon Bittel, l’une des preuves que serait la disparition des noms de villes hittites ne peut être soutenue en l’absence de données. Les Mushki, attestés par les annales assyriennes dans la région de Khummuh en 1115-1077, sont associés, au VIIIe siècle, aux Phrygiens. Avant le VIIIe siècle, il s’agissait de tribus différentes. Ces données iraient, selon l’auteur, contre la théorie d’un hiatus entre le XIIe et le IXe siècle.
Selon I. Singer 189 , la fin de l’empire est due à l’incapacité de Suppiluliuma II à vaincre les habitants du pays d’Arzawa ainsi que les Lukka à l’ouest et les Kashka au nord :
‘“All his efforts were invested in a last-ditch attempt to halt a most unconventional and elusive enemy, who invaded the long shores of the Eastern Mediterranean and gradually cut off Hatti from her Syrian allies and from her desperatly needed food supplies. At this stage, Hatti could no longer profit from the temporary weakness of Assur at the end of Tukulti-Ninurta's reign and immediately thereafter. Starved and exhausted by the futile struggle against the sea-borne enemy in the south, she became an easy prey for the hordes of the Kaska and the Muski sweeping in from north and west.“ 190 ’La transition entre l’âge du Bronze et l’âge du Fer n’a pas été, selon certains auteurs 191 , aussi violente que les chercheurs l’ont pensé d'abord. En effet, Mellaart considère que la désintégration de l’Empire hittite ne peut pas être assimilée à la fin de l’âge du Bronze anatolien. Seule, la zone autour de Hattuša a été désertée. L’idée que l’âge du Fer commence en 1200 doit être bannie ; Mellaart propose une date en 1000, avec plus ou moins 50 ans, qui lui semble plus légitime. Cette transition ne se baserait pas tant sur le changement technologique dont on a exagéré l’importance que sur le développement de nouvelles cultures. Ces cultures seraient un mélange d’ancien et de nouveau apporté par les Phrygiens comme par d’autres peuples occupant des régions auparavant peu peuplées. Mais les traces de ces mélanges n’apparaissent qu’aux VIIIe-VIIe siècles. En effet les dates fournies jusqu’alors par la céramique mycénienne ne dépendent pas du C 14 mais de la présence d’importations de contexte datable (l'Egypte ou la Syrie) ou moins datable (l’Anatolie ou Chypre). Il n’y aurait pas de preuves que les Mushki sont les Phrygiens et il n’y aurait pas de traces non plus de l’arrivée des Phrygiens en Anatolie avant la chute de l’empire. La chronologie de Gordion n’est pas acceptable, la poterie faite à la main ne peut pas être contemporaine des productions hittites :
‘“On available evidence the presence of Phrygians in Anatolia remains unproven before 1000 or 900 B.C. at the earliest -the passage of the Iliad is anachronistic.“ 192 ’En effet, l’Iliade mentionne la présence des Phrygiens en Anatolie au moment de la guerre de Troie 193 . Le type de vases faits à la main avec des boutons trouvé à Troie avec des vases tournés démontre seulement que la composante thrace était jusqu’à présent absente 194 . Une étude linguistique 195 du phrygien suggère que les destructeurs de Beycesultan au Xe siècle pouvaient être les Phrygiens. Ce seraient les Mushki et non les Phrygiens qui seraient les principaux destructeurs de l’Empire. Mus- serait un ethnonyme paléo-balkanique avec une marque de pluriel -k' de l'arménien. Il s’agirait donc d’un peuple de Proto-Arméniens, installés dans les vallées du Haut-Euphrate et de l’Arsanias (Muratsu) 196 . Ce seraient des populations agricoles attestées par les Assyriens. Dans les inscriptions phrygiennes, Midas porte les titres achéen-mycénien de «lawagetas» qui veut dire leader militaire, et de « wanax», roi. Les Mushki auraient aussi détruit Carchémish dans leur migration agressive 197 . Akurgal réfute la possibilité d’une occupation à Gordion avant le VIIIe siècle. Les premiers établissements importants se sont fondés autour d’Ankara.
Certains chercheurs 198 ont proposé d’établir une chronologie absolue à partir de la chronologie relative très basse de l'Egypte (avec l’accession au trône de Ramsès II en 1279), et de l'Assyrie (avec l’accession au trône de Tukulti-Ninurta en 1234). Quelques synchronismes permettent de remonter la date de Tudhaliya IV ; Suppiluliuma n’est plus dépendant de corrélations avec l’histoire militaire assyrienne. La chute de l’empire hittite se situerait entre la cinquième année du règne de Merneptah quand il y avait encore la paix et des échanges économiques, et la huitième du règne de Ramsès III quand il combat les Peuples de la Mer. La date serait donc entre 1207 et 1180. Même si les mouvements des populations sont reliés les uns aux autres, il n’y a aucune corrélation chronologique entre la chute des différents centres de l’empire. Le processus a pu s’étendre sur plusieurs dizaines d’années.
Selon Muscarella, les Phrygiens et les Mushki étaient des tribus thraces qui ont envahi l’Anatolie en s’installant d’abord à Troie puis en se déplaçant vers l’est 199 . Les Mushki et Mita sont les équivalents des Phrygiens et de Midas. Il y a des différences entre la Phrygie de l’ouest (Gordion, Afyon, Eskişehir) et celle de l’est (Halys). Mais peut-on dire que le terme ”alt-Phrygische” d’Akurgal équivaut à “Alişar IV” ? Alişar est un grand centre de production, mais on trouve rarement une abondance de tessons de ce type sur d’autres sites, même dans la boucle du Halys. Il n’y en a pas à Alaca, ni à Karahöyük (Elbistan) mais ils sont présents à Maşat, à Boğazköy, à Kültepe. En revanche, il y en a très peu à Gordion et à Konya, peut-être aussi dans la ville de Midas. A Alişar, les trois niveaux post-hittites IV a, b, c, ont été détruits par des incendies ; ils sont datés entre le XIe et le IXe siècle. Le niveau IVc contient aussi des fibules proche-orientales et phrygiennes du VIIIe siècle qui tendraient à confirmer la datation d’Akurgal. A Boğazköy, le niveau II et ses sept phases ne sont pas antérieures au VIIIe siècle. A Kültepe, les couches de l’âge du Fer correspondraient aux niveaux les plus anciens d’Alişar IV, c’est-à-dire selon Özgüç le milieu du IXe siècle. Plusieurs auteurs Barnett, Özgüç, Houwick ten Cate, Hrouda ont considéré que le Tabal était différent de la Phrygie 200 . A Maşat, les bâtiments sont installés directement sur la couche hittite détruite. Le niveau III est détruit par un incendie en 750-650/600, peut-être du fait des Cimmériens. La poterie Alişar IV est présente dans tous les niveaux. A Gordion, il y aurait une occupation avant le VIIIe siècle, mais sans tessons Alişar IV. Muscarella insiste sur ces différences :
‘“Some scholars contend that sites south of the Halys, even those with Phrygian writing (Tyana) and pottery (Kültepe, Göllüdağ, Tepebağları, Porsuk) are in Tabal and they may not properly be designated Phrygian.“ 201 ’Selon Liverani, la chute de l’Empire hittite serait le résultat d’une combinaison de facteurs 202 : les invasions se font dans des états déjà affaiblis par les crises intérieures. Les grandes villes anatoliennes sont abandonnées. La séquence dendrochronologique de Gordion signale après 1200 sept ou huit ans de sécheresse excessive, qui serait l'un des facteurs de la crise. D’autre part les difficultés démographiques et productives sont liées à une crise sociale. Le roi et les princes s'éloignent de la classe rurale, si tant est qu’ils en aient été proches. Il y a une multiplication des endettements et une désagrégation de la cellule familiale. La distance entre le roi et ses sujets implique que celui-ci n’est plus garant de la justice et des richesses. Les fuyards, par exemple, se réfugient chez les nomades qui ne sont pas contrôlés par l’état. L’assujettissement se fait à la tribu ; l'état ne dispose plus de ressources matérielles et humaines. Puis c’est l’émergence après le XIIe siècle des Phrygiens, qui couvrent un territoire très vaste. Ce peuple étranger parle une autre langue, a une autre culture, et domine la population locale. A partir de ce moment, les entités politiques nationales sont définies par des noms de peuples : Phrygiens, Lydiens, Cariens, Lyciens et autres. Le phrygien est une nouvelle langue, les autres sont une continuation plus ou moins directe des langues louvites du deuxième millénaire. La grande nouveauté, c’est l’état national avec une communauté de langue, de religion avec un dieu tribal qui devient national, d’habitudes, d’habillement, de pratiques alimentaires etc... Il n’y a plus d'armée de métier mais plutôt un peuple armé.
L’invasion par les Balkans apporte des innovations technologiques, idéologiques, sociales et de nouvelles réalités ethniques, idéologiques et linguistiques. Les invasions ont été faites par des populations très nombreuses à la fois par mer et par terre, qui se dirigent vers Troie puis vers le centre-nord et Hattuša. Mais il est aussi possible que pendant la défense de la côte par l’armée hittite, l’ennemi interne (les Kashka), détruisent la capitale. Après un vide politique, les Phrygiens entrent en Anatolie. La disparition des Hittites entraîne la reconversion des régions en agrégats politiques modestes et d’administration moins complexe. Il faut cependant un certain laps de temps avant qu'apparaissent de nouveaux centres urbains, et la nouvelle céramique de l'âge du Fer. Les innovations techniques viennent de l'intérieur, pas des invasions. La culture est moins liée au palais qu'auparavant, elle est plus accessible. La révolution la plus évidente est l’apparition du fer puis celle de l’alphabet qui implique une diffusion sociale plus grande.
Une étude d’ensemble des inscriptions phrygiennes les réunit pour la première fois 203 . Toutes les inscriptions sont très difficiles à dater mais la plupart correspondraient aux VIIe et VIe siècles. L’arrivée des Phrygiens sur le plateau n’a pas été violente, en particulier à Gordion, selon Brixhe et Lejeune:
‘“L'installation des Phrygiens sur le site s'est faite de façon progressive et pacifique : aucune couche de destruction n'est observable sous le niveau où apparaît leur poterie grise caractéristique.“ 204 ’En ce qui concerne la Tyanitide, le fait qu’une inscription phrygienne ait été retrouvée à Tyana 205 ne signifie pas que les Phrygiens aient occupé cette région 206 . Il est très difficile de percevoir la culture matérielle du pays de Tabal. Les connaissances le concernant proviennent essentiellement des textes assyriens 207 . Les limites géographiques en sont inconnues ; cependant ses voisins sont mentionnés dans les textes, pl. 13 208 . On trouve des similitudes dans la répatition des royaumes avec la carte de la planche 12 209 , même si les limites ne sont pas précises la notion de frontière étant récente 210 . Les relations entre Midas et Warpalawas souverain de Tabal sont attestées par des textes assyriens, une autre preuve de leurs relations serait cette inscription de Tyana.
‘“D'où l'existence, dans cette marche cappadocienne, de documents officiels en langue et écriture phrygiennes ; l'alphabet en est, comme on l'attend à l'époque de Midas de type archaïque, dépourvu notamment de yod.“ 211 ’Une courte note administrative concerne la région du Taurus qui a livré un tribut en chevaux et en pierres aux Assyriens de la fin du VIIIe siècle 212 . Elle cite neuf rois de Tabal et d'autres lieux souvent inconnus par ailleurs.
HANFMANN, 1948, 135-155.
ALBRIGHT, 1951, 223-231.
AKURGAL, 1955.
Cf. Chap. 3. Les sources écrites3. 3. Les Sources assyriennes
AKURGAL, 1955, 37.
Cf. 2. 1. 2. Les fouilles.
MELLINK, 1957, 392-395.
Cf. Chap. 7. Céramique.
AKURGAL, 1959, 115-121.
AKURGAL, 1965, 467-474.
Ibid., 468-469.
Ibid., 470.
Ibid., 473.
Ibid.
MELLINK, 1966a, 139-159. MELLINK, 1966b 279-282.
YOUNG, 1965, 480-485.
AMANDRY, 1965, 486.
Ibid.
HASPELS, 1965, 327. Cf. Chap. 3. Les sources écrites. 3. 1. 2. Hérodote.
GHIRSHMAN et alii, 1964.
Comme nous l’avons déjà vu plus haut. 2. 5. 3. Gordion.
YOUNG, 1964, 54.
YOUNG, 1954, 55.
Young a en effet changé d’opinion car il attribuait cette pratique à des nomades puis aux Cimmériens, quelques siècles plus tard. Cf. 2. 5. 3. Gordion. YOUNG, 1956a, 249-266.
YOUNG, 1964, 57.
KHOLER, 1964, 58-62.
MELLINK, 1964,
Hérodote, VII, 73. Strabon, VII, 295. Strabon, XIV, 680-681. Chap. 3. Les sources écrites 3. 1. 2. Hérodote, 3. 1. 3. Strabon.
CARRINGTON, 1977, 117-126.
WINCKLER, 1901.
Cf. Chap. 3 Les sources écrites. 3. 3. Les sources assyriennes. 3. 3. 5. Sargon II (721-705).
Cf. Chap. 3 Les sources écrites. 3. 3. Les sources assyriennes. 3. 3. 1. Tiglat Pileser I (1115-1077)
Cf. Chap. 3 Les sources écrites. 3. 3. Les sources assyriennes. 3. 3. 2. 3. Tikulti-Ninurta II.
MELLINK, 1965, 319.
YOUNG, 1966, 70.
LIVERANI, 1963, 236.
Ibid., 236.
Von SCHULER, 1965, 61-63.
Ibid., 64-66.
Ibid., 29-33.
Cf. Chap. 3. Sources écrites. 3. 5. 1. 1. Les textes hittites impériaux.
BARNETT, 1967, 417-442.
Ibid., 422.
Ibid., 422.
Cf. Chap. 3. Les sources écrites. 3. 3. Les sources assyriennes.
BARNETT, 1967, 439.
Ibid., 440.
METZGER, 1969, 36.
SIMPSON, 1988, 23-42.
METZGER, 1969, 59.
SAMS, 1974, 169-196.
Cf. Chap. 3 Les sources écrites. 3. 3. Les sources assyriennes. 3. 3. 5. Sargon II (721-705).
NIZETTE-GODFROID, 1978, 128-134.
ROLLER, 1983, 299-313.
SINGER, 1985, 100-123.
Ibid., 123.
MELLAART, 1985, 78.
Ibid., 68.
Cf. Chap. 3. Les sources écrites. 3. 1. 1. Homère
MELLAART, 1985, 63-82.
DIAKONOFF, NEROZNAK, 1985, X.
Ibid., XI.
AKURGAL, 1986, 14.
SINGER, 1987, 413-421.
MUSCARELLA, 1988a, 177-192. MUSCARELLA, 1988b.
BARNETT, 1967, 418. ÖZGÜÇ, 1971, 10. HOUWICK TEN CATE et HROUDA selon MUSCARELLA, 1988, 134.
MUSCARELLA, 1988b, 417-418.
LIVERANI, 1988, 629-632.
BRIXHE, LEJEUNE, 1984. Cf. Chap. 3. Les sources écrites. 3. 6. Les inscriptions phrygiennes.
BRIXHE, LEJEUNE, 1984, 80.
ÇINAROĞLU, 1985, 5-7. VARİNLİOĞLU, 1985, 8-11. HEUBECK, 1986, 75-78.
BRIXHE, LEJEUNE, 1984, 80.
WÄFLER, 1983, 181-193.
Cf. Pl. 13. Emplacement de Tabal par rapport aux autres états. Ibid.
Cf. Pl. 12. Hypothèse de répartition des royaumes centraux anatoliens.
Cf. Chap. 9. Synthèse et conclusions. 9. 2. L'émergence des nouvelles entités politiques.
BRIXHE, LEJEUNE, 1984, 257.
HAWKINS, POSTGATE, 1988, 31-40. Cf. Chap. 3. Les sources écrites. 3. 3. Les inscriptions assyriennes. 3. 3. 4. 2. Une note administrative.