L'efficacité personnelle est définie comme un déterminant proximal du comportement et de la motivation : elle influence le choix des activités et le degré de persistance face aux difficultés et obstacles (Bandura, 1977a, 1982, 1986, 1997). Suivant les propositions de la théorie de l'efficacité personnelle, nous posons en fait deux hypothèses :
Le choix d'une activité est fonction de l'efficacité personnelle : dans une situation de choix dichotomique, les sujets choisissent la tâche pour laquelle leur efficacité personnelle est la plus forte.
Le degré de persistance dans une activité difficile (de type cognitif) est fonction de l'efficacité personnelle : plus l'efficacité personnelle est forte et plus le degré de persistance dans l'activité est élevé.
Schématiquement, l'hypothèse générale de la présente étude est donc que l'heuristique d'ancrage-ajustement influence l'efficacité personnelle qui, biaisée par l'application de cette heuristique, influence en retour le comportement subséquent :