2.2. L’influence positiviste

Comme l’atteste le mépris de Bosanquet pour la sociologie, source supplémentaire de querelle avec Hobhouse, pour les idéalistes c’est la métaphysique qui est la mesure de l’individu et de l’humanité. La science n’est pas de nature à en rendre compte : une prétendue science de l’homme, tout autant qu’une prétendue science de la société, n’est donc pas propre à permettre la connaissance de ceux-ci. En ce sens, l’idéalisme se différencie radicalement du positivisme, qui constitue, pourtant, aux côtés du libéralisme et de l’idéalisme la troisième source d’influence de l’auteur. Nous la classons dans la partie sur « les influences ambiguës » car l’adhésion n’est que partielle, même si la position de Hobhouse par rapport à l’oeuvre de Comte est loin de présenter une ambivalence semblable à celle du rapport à l’idéalisme. Néanmoins, comme nous le verrons, cela cesse d’être vrai dès lors que l’on prend en compte le lien entre le positivisme et l’évolutionnisme.