Présenté par un agent du district (néo-notabilisé)
1000 personnes en réunion publique comme ici à Luc, 250 dans une quinzaine de groupes de travail c’est une force pour analyser le Diois et l’imaginer pour demain. 5 thèmes abordés fréquemment dans les discussions ont été traité par des élus, des groupes de jeunes, des représentants du tissu associatif et socioprofessionnel, pendants 2 jours de débats à Fabrégas dans le Var.
Quelles ont été les questions et éléments de réponse apportés ?
Comment ne pas commencer par le patrimoine ?
La qualité du cadre naturel est souligné par tous. Maitre Glandasse est là pour nous le rappeler, lui qui est l’horizon d’une vingtaine de villages diois. Qui dit patrimoine, dit aussi monuments : temples, église, chapelle comme ici à Arnaillon témoignage d’une histoire religieuse intense. De manière générale tous les éléments bâtis ayant une signification historique ou un usage collectif sont reconnus en tant que patrimoine: ancienne gare, mairie, école, échafaud - comme à Beaurrière. Aux yeux des habitants le patrimoine c’est aussi ce qui disparaît, petits éléments bâtis comme les fontaines, les lavoirs, les murets les chemins, les moulins - ici celui de Glandage. Eléments que l’on reconstruit parfois comme le pont de Vachère sur le ruisseau des Gas à la frontière de Boulc, Glandage et Trechenu Treyer. Mais le patrimoine c’est surtout ce qu’il faut respecter, en évitant les attitudes laxistes (photo d’une ferme devant laquelle est entreposé du vieux matériel ), les pratiques déraisonnables (photos d’un camping saturé en plein été aux environs de Die), ou les aménagements qui se dévalorisent en ne prenant pas en compte toute la richesse de ce qui les entoure. Aujourd’hui, le ramassage des ordures ménagères et la déchèterie couvre aujourd’hui tous les diois et les lignes [hautes tensions]sont enterrées.
Si le patrimoine diois est apprécié pour sa qualité il faudrait le faire connaître au delà de ses grands classiques.
Combien ignorent le rôle qu’on joué ses cabanes quelques décennies auparavant ?
Notre patrimoine est aussi culturel. La connaissance des usages passés permet de mieux apprécier les traces qu’ils ont laisser. Les usages ont disparus avec l’exode rural mais certains ont évolué et se sont transmis : patrimoine des savoirs faire dans la culture et la transformation des raisins, de la lavande, des noix, mais aussi du bois. Essayez d’imaginer ses sites sans leur ponts forestiers ? La forêt couvre 70% de notre territoire. Son rôle historique de protection des sols, n’empêche pas les activités de loisirs d’être exploitées, comme ici à Lus la croix haute. Apprenons donc à connaître notre patrimoine. Pour cela il est proposé de faire participer activement les habitants et surtout les jeunes, à un inventaire qui mettra l’accent sur ses usages passés, actuels et possibles.
Il sera alors temps de penser la valorisation, par la visite bien sûr. Mais dans le Diois où peu de sites sont aménageables et entre guillemets commercialisables, mieux vaut penser patrimoine support d’activité, à l’occasion desquelles la connaissance peut-être transmise. C’est le principe de l’initiation au territoire par un passeur. Ou alors patrimoine reconverti pour l’accueil ce qui est fréquent dans le Diois, comme ici la Bastide à Romeyer, ou enfin pour le développement d’activité nouvelles, l’exemple de Barnave : activités qui, par un nouvel usage respectueux de l’architecture et de l’esthétique en général, redonnent vie à des éléments patrimoniaux qui ont ainsi plus de chance de rester dans notre mémoire collective. Respectons, connaissons, inventorions, valorisons faisons vivre notre patrimoine, mais construisons aussi celui de demain, en faisans en sorte que nos aménagements soient bien compris, au regard de leur fonctions et non rejetés du fait d’une esthétique hasardeuse. La bergerie de Valmalarel a permis le retour d’éleveurs sur une commune où ils avaient disparus. Et enfin et surtout n’oublions pas que notre patrimoine est aussi habitat à construire et rénover, pour accueillir ceux qui construirons notre patrimoine d’après demain (photos d’enfants à la maternelle). Mais seront-ils agriculteurs?
L’agriculture notre deuxième thème.
Tout le monde en parle. Normal pour une zone rurale. Certains mettent en avant des produits de qualité, respectueux d’un environnement de qualité. Outre les AOC pour les Picodon, la clairette de Die, le vin de Chatillon la lavandine de Haute Provence, et peut-être bientôt la noix, d’autres signes de qualité existent. Pour les agneaux par exemple : le Diois compte 25000 brebis mères qui vont vivre [inaudible]. En ce qui concerne les plantes aromatiques la moitié de la production est issue de l’agriculture biologique. Cette dernière est bien implantée dans le diois, où 8% des agriculteurs la pratiquent, contre seulement 1% en France. D’autres, plus nombreux parlent surtout de l’agriculture et de la vie et de la présence qu’elle apporte, présence qui ne se fait pas uniquement sentir dans les rues des 10 villages qui ne comptent plus qu’un seul agriculteur pour lutter contre l’avancée incessante de la friche. Enfin l’agriculture est évoquée de manière passionnelle sur la question des aides, qui du fait de certains excès souvent dénoncés sont mal comprises.
Mais pensez-vous que l’agriculteur qui produit ce paysage, doivent rester et faire vivre son village, s’il est uniquement rémunéré pour des produits mises en concurrence avec ceux des plaines ou des pays où la main d’oeuvre est exploitée et le respect de l’environnement inexistant ?
C’est pour cela que dans le prolongement de l’opération agri-environnementale dont les effets sont bien visibles, il est proposé de travailler à des contrats territoriaux d’exploitation, grâce auxquels les agriculteurs seront rémunérés, pour ce qu’il font déjà et pour les efforts en plus en matière de qualité des produits et de respect de l’environnement et du maintient du tissu rural. Nous avons donc demandé aux agriculteurs de travailler sur l’explication de leur métier et sur des propositions pour une meilleure prise en compte dans leurs pratique des autres usagers du territoire en viellant à bien entretenir les abords des fermes et des villages par exemple. Ou à respecter par un code facilement repérable les chemins utilisés par les chasseurs et randonneurs. D’un autre côté il faudra veiller à laisser aux agriculteurs un moyen de produire, cela est de plus en plus dure quand on sait que les acheteurs de résidences secondaires et de chasses privées sont près à payer certains terrains deux à trois fois plus cher que la valeur agricole. Enfin il faudra continuer à faire une place au soleil pour les jeunes. C’est l’idée d’une pépinière agricole où pendant un à trois ans les exploitants pourront tester leur système et se faire connaître des agriculteurs et des diois. Leur l’installation devraient en être faciliter.
Troisième thème : le tourisme
Tout le monde convient que le Diois est un pays touristique, l’été ça se voit et 320 millions de CA annuel ce n’est pas négligeable. Mais c’est un tourisme basé pour moitié sur les résidences secondaires, et l’accueil en famille. L’hébergement payant est essentiellement constitué d’emplacements de campings sur les périodes estivales. Le tourisme familiale est également concentré sur la période estivale. En dehors de laquelle campings et gîtes ferment. En matière de développement touristique l’accent peut être mis sur : l’allongement des saisons avec des équipements polyvalents comme à Valdrôme; le développement de l’hébergement de qualité, comme les gîtes ruraux par exemple comme à Jensac; la création de moments forts comme la fête de la clairette; l’amélioration des équipement d’accueil de touristes pour la période estival...et tout cela dans le respect du cadre naturel à l’image du [ palais ] à la Motte Chalencon .
Le développement de sites phares appelés à attirer et accueillir beaucoup de public comme le caveau de la cave coopérative de Die, ou la maison du parc à Chamaloc, sur le thème du pastoralisme, permettront de renvoyer les visiteurs vers d’autres lieux plus confidentiels où des passeurs pourront les initier aux produits du terroir, à la connaissance de la nature, à la découverte des métiers traditionnels et les guider sur des sentiers qu’il faut parfois savoir découvrir, dans ce diois où il fait bon vivre.
Le thème de l’accueil
Tous les groupes de travail ont abordé la question de l’accueil des habitants et des entreprises en générale, mais l’offre en logement est insuffisante, et même si elles sont aidées (OPAH) les rénovations sont chères pour le foncier bâti. La construction, très réglementée, est difficile. Il est dure de trouver un logement confortable, avec jardin et respectueux du cadre architecturale et naturel. Une 3ème OPAH actuellement à l’étude devrait permettre d’améliorer la situation, en augmentant des aides aux propriétaires bailleurs qui souhaitent rénover leur logement, et en mettant l’accent sur la création de logement avec atelier, qui permettent l’installation d’artisans ou commerçants dans les villages, à l’image de ST Nazaire le Désert.
Objectifs important de maintenir services et écoles.. d’accord, mais il faut veiller à avoir une part suffisante d’actifs, il faut donc aider au maintien des entreprises existantes en leur donnant les moyens d’évoluer, par un meilleur accès au conseil et à la formation. Il faut également favoriser le développement de nouvelles activités, à choisir avec les socio- professionnels en fonction de l’image que l’on veut donner du territoire: qualité des produits, respect de l’environnement.
Il faudra ensuite diffuser cette image à l’extérieur, en faisant la promotion du Diois (vs Pays de Die et des hautes vallées). Mais attention à ne pas trop renforcer Die au détriment des autres bourgs centre.
Dans tout les cas s’il est une chose à prendre en compte c’est le nombre de plus en plus grand de personnes qui souhaitent venir habiter à la campagne.
Nombre d’entre eux viennent et cherchent à développer une activité, [ ] et cherchent un lieu où il est possible de les accueillir. Une façon de bien prévoir et aider ces arrivées serait de créer des logements et ateliers relais dans lesquels les nouveaux venus pourraient prendre la mesure de ce qu’est la vie en zone rurale, tout en créant et testant leur activité.
Enfin un accueil bien réussi ne déprendra pas uniquement de la création de locaux et de logement mais aussi des services que nous aurons pu maintenir et de l’accueil que nous aurons su réserver aux nouveaux habitants, en leur ouvrant nos portes, en jetant des ponts entre des modes de vie qui peuvent être différents. Sans volonté et convivialité de notre part ils auront du mal à rester. Surtout s’ils ont des enfants. Mais ce n’est pas toujours faciles devenir vivre dans des secteurs où les collèges sont éloignés. Dans le Diois à la différence des villes, tous le monde n’a pas accès aux services , mêmes à des équipements sportifs, ou encore à la culture.
Nous sommes là au coeur de notre dernier sujet : vivre dans le Diois.
Certains loisirs comme la lecture sont accessibles à tous, comme les bibliobus. La diffusion d’autres loisirs dans les villages pourrait peut-être se développer. Mais il faut trouver les moyens de transport pour y accéder. Si le train est plus adapter au trajet sur Valence, des systèmes de transport plus originaux sont peut-être à inventer, pas seulement pour exemple. Les services, les loisirs pour les jeunes, d’accord : et les retraités ? Il faut veiller à faciliter l’accès aux commerces pour tous, ainsi qu’aux services pour lesquels l’expérience du fond public de Luc en Diois permet de tester des solutions, pour tous les services sans exception. De plus des groupes de travail ont mis l’accent sur des lieux de vie, propres à la convivialité. Surtout dans des villages traversés par des routes importantes. Mais il est possible d’improviser. C’est cette capacité à se parler, à se voir, à se respecter, qui permet de faire revivre des villages, comme à Aucelons, où les années d’exode s’efface collectivement. Comme à Vachère qui compte aujourd’hui 13 enfants [inaudible].
Le ciel n’est pas si tourmenté, et notre pays diois peut retrouver des couleurs inattendues, à la lumière du soleil qui n’appartient qu’à lui.
Fin
15 villages sont cités sur 52.
Les thème abordés sont ceux de Fabrégas :
patrimoine; agriculture; tourisme ; accueil de population et entreprise; vivre dans le Diois.
Récurrence de certains thème:
Thème du respect (respecter, respectueux, respect) : 11
Thème du développement (développement, développer) : 6
Thème de l’accueil (accueil, accueillir): 9
Thème de la qualité : 8
Thème de l’unité des ’diois’ (’tous le monde’ + associer à l’idée d’un enjeu, d’un domaine commun à tous) : 6
’Le Diois’ (comme pays) : 10 ; ’diois’ (comme adjectif) : 2 ; ’les diois’ (habitants du Diois) : 2
Organismes | domaine | public | Action proposé | Type de communication | |
Université de Paris VII Association 3ADL |
enseignement | Diplômés du supérieur, qui veulent travailler dans le dvpt local | Annuaire prof des anciens Animation : colloques, .. Prestation de services : diagnostiques. |
Dépliant cartonné : Professionnalisme Enjeux et mutations rapides des collectivité locales, qui deviennent des acteurs : Nécessité des projets locaux et globaux en adéquation avec leur territoire. |
|
Université de Paris VII Josée de Félice (présidente du collectif ) |
Recherche enseignement |
Professionnels Médias universitaire |
Interface entre monde Médiatique et scientifique |
||
Village – magazine Le Calvez Directrice collectif |
Médias, édition | Tout public Ciblé sur les partant » porteur de projet Concerne les « urbains » et les ruraux →Voir nbre de tirage, capital |
Méthodologie et information pour aider à l’installation à la campagne, notamment aide au projet | « la campagne » Exemplification des porteurs de projet qui ont réussi, La campagne : mine de ressources Très développement local Support : Pas de plaquette Les produit à vendre : journaux |
|
Demain Martine Moléon (à l’origine du collectif) 70 personnes |
Médias | Tout public » Appartient à canal satellite |
Information : émissions reportage, offres d’emploi, de formation, reprise, locaux Une banque de donnée, à partir de la TV, ou d’internet Opération « village pour demain » : 3 villages choisi et soutenu médiatiquement |
Feuille rouge A4 : « tout ce qui peut changer votre vie demain est sur Demain » : chaîne de l’emploi, formation et initiatives : Exemplification des porteurs de projet qui ont réussi, Information sur aides, initiatives.. Campagne mine de ressources |
|
L’acteur rural (C.Legrand |
Médias | Tout public : urbain et rural Ciblé sur l’appui à la création d’activité à la campagne |
Centre de ressources documentaire, Etablissement d’un projet personnalisé |
« la campagne » - une simple plaquette cartonnée, petit format |
Organismes | domaine | public | Action proposé | Type de communication |
CIVAM | agricole | Agriculteurs | Agric durable Formation-action pour les agric Salon national annuel Entretien de l’espace Circuit de ferme en ferme Manger bio à l’école |
Une grande plaquette , papier glacé (double page A4) Valorisation de l’action du CIVAM, et importance du mouvement, de son implantation |
Fédé des Foyers ruraux | Agricole rural |
Habitants des zones rurales | Animation en milieu rural |
Faire vivre et animer le milieu rural Valorisation de l’action à travers les militants |
CNASEA | agricole | Personnes voulant s’installer en agriculture : création ou reprise | Aides à l’installation (financières) : DJA (capital) , prêts aux JA (investissement d’installation ) | Triple volet A5 Description des aides, et conditions d’attribution. |
CNASEA - ADASEA | idem | idem | Liste des adresses | |
CNASEA | Service de proximité , guichet unique pour la transmission et l’installation | Le répertoire à l’installation |
Organismes | domaine | public | Action proposé | Type de communication |
Les boutiques de gestion | Création d’entreprises | Porteurs de projet | Journal des boutiques : information défi jeune, avance remboursable |
Discours très marketting Exemplarification des créateurs qui ont réussi Essaimage : typologie Les jeunes et la création d’entreprises : |
Les boutiques de gestion | Création d’entreprise | créateurs | Concours « talents 99 » parcours d’entreprise, parrainée par le Min. de la Jeunesse et des sport | Présentation du concours : pour les créateurs ayant suivi le « bon parcours ». Présentation des boutiques : 106 boutiques locales qui ont crées depuis 1979, 52 000 entreprises, Axé sur la petite entreprises |
APCE | Création d’entreprise | Créateurs et repreneurs | Service minitel pour aide à la création Site internet |
Présentation des services Et valorisation du site internet |
APCE | Création d’entreprise | Créateur, transmetteurs, repreneurs | Catalogue des ouvrages édité par l’APCE | Revue bibliographique et tarifs |
CIME Crée en 93 CA : Psd : Alphandéry (CNIAE) Bureau : DRH de France Telecom |
Nouvelle activité et emplois, dvpt écon et social | Tout public : des salariés aux grandes entreprises | - Observatoire permanents Pour capitaliser les nouvelles expériences et lutter contre le chômage ouvrages et rapports prestataires auprès des grandes entreprises pour les impliquer dans le développement local (« bassins d’emploi) pour intérêt économique et social : « responsabilité sociales et locales » espaces balisés en France |
Grandes plaquettes en 3 volet Description 79 partenaires : du collectifs, au groupe Danone : des entreprises, des collectivité, des ministères, des institutionnels de l’emploi, des banques, associations, médias |
CIME www.cime.asso.fr contact pour le collectif : Valérie Petit 01-55-31-90-75 |
Programme avec la Datar «nouveaux services» Destination campagne : 500 personnes accueillis, soutient financier du CNASEA et de France télécom : pour urbain désireux de mener une « nouvelle vie », pour aide à la création , à trouver un territoire d’accueil. |
Cime info, n°15 Avril 98 ’promouvoir une vision positive de l’emploi Les grandes entreprise contribuent à pérenniser les nouveaux services |
Organismes | domaine | public | Action proposé | Type de communication |
Site de proximité du Diois | Emploi en milieu rural | DE, créateur, repreneurs, employeurs | Guichet unique pour l’aide à l’emploi : Ordre de classement : 1) Créateurs, repreneurs, entrepreneurs : appui au diagnostic et au projet 2) Pour les élus : appui au projets économiques 3) Employeurs : aide à l’embauche 4) DE : aide à la recherche |
Plaquette papier glacé, même type que APCE Très marketing Le site est présenté comme « indépendant » / District est son financeur principal Carte de la Drôme et du Diois Présentation de l’activité Présentation des partenaires : 12 Financeurs : 1er DRDD, avec l’appui de CEE, Etat, Région, CG |
Site de proximité d’Amesud Ardèche Rosières |
idem | idem | Ordre de classement 1) DE : Aide à la recherche d’emploi 2) Employeurs Aide à l’embauche 3) création et développement d’entreprises et d’associations |
C’est le District qui est présenté comme porteurs de la structure Plaquette cartonnée, jeune claire Sans carte : 5 cantons, organigramme communication plus « développementaliste » « Nos atouts » partenaire : non spécifié « Partenaires Emploi Formation et Développement économique |
Site de proximité des Boutières Ardèche |
Ordre de classement Création et développement d’activités Embauche Recherche d’emploi Formation |
Papier simple, orange Carte de la zone d’intervention : 3 cantons partenaire pour la création : 3 consulaire, CG partenaires pour l’emploi et formation : ANPE, ML, DDTEFP, CG, centres de formation, AIs |
Nombre d’activités créées au total et code des secteurs d’activité
de 1996 à 1998
accueil et tourisme | accueil | 12 |
accueil tourisme | 13 | |
restauration | 13 | |
tourisme | 11 | |
Total accueil et tourisme | 49 | |
agriculture et entretien de l’espace | Agriculture | 48 |
entretien espace | 7 | |
Total agriculture et entretien de l’espace | 55 | |
artisanat et btp | artisanat | 4 |
Bois | 17 | |
btp | 10 | |
Total artisanat et btp | 31 | |
activité et services destinés aux populations extérieures | artisanat d’art | 6 |
commerce artisanat d’art | 5 | |
sport et loisir | 21 | |
Total activité et services destinés aux populations extérieures | 32 | |
activité intellectuelle | artistique | 10 |
conseil et cabinet | 4 | |
informatique | 7 | |
Total activité intellectuelle | 21 | |
activités, commerces et services destinés aux habitants | insertion | 7 |
pluriactivité | 3 | |
commerce | 18 | |
service particulier | 26 | |
Total activités, commerces et services destinés aux habitants | 54 | |
industrie et service aux entreprises | industrie | 4 |
service entreprise | 11 | |
transport | 3 | |
Total industrie et service aux entreprises | 18 | |
Total | 520 |
annexe13
Traitement des fichiers CFPPA
Condition d’accès aux aides à l’installation :
Age : être âgé de 21 à 35 ans. Cette limite peut être reculée d’un an par enfant à charge, de la durée de service national ou pour tenir compte de situations particulières, sans pouvoir passer 40 ans.
Statut : être agriculteur à titre principal.
Capacité professionnelle :
Les candidats aux aides doivent être titulaires d’un diplôme au moins égal au bac professionnel ou au brevet de technicien agricole (BTA), complété par un stage de 6 mois hors de l’exploitation familiale (depuis 1995, le ’stagiaire 6 mois’ bénéficie d’une bourse). Cependant, les candidats nés avant le 1er janvier 1971 peuvent justifier de leur capacité professionnelle par la possession d’un diplôme d’un niveau équivalent au brevet d’études professionnelles agricoles (BEPA) et n’effectuent pas de stage de 6 mois.
Dans l’échantillon pris en compte deux formations sont concernées :
le BPA et le BP REA (Brevet Professionnel de Responsable d’exploitation agricole)
BP REA (trois promotions : 94-95 / 95-97/ 97-98)
BEPA (deux promotions : 95-96 / 96-97)
Au total : 81 personnes
Il s’agit d’une différence de niveaux mais surtout d’une différence de condition d’accès aux aides à l’installation agricole. En effet un décret mentionne l’obligation pour les personnes nées après le 01-01-71 d’atteindre le niveau IV, soit l’équivalent du BP REA pour obtenir les aides à l’installation, tandis que pour les personnes nées avant cette date, le niveau BEPA suffit. C’est ce qui explique qu’on retrouve parmi les personnes passées par le BEPA, une majorité de personnes nées avant 1971, et inversement, mais dans une moindre proportion pour la formation BP REA. Ainsi sur les 27 stagiaires passés par cette formation, 11 étaient nées avant 1971, alors que parmi les 68 passées en formation BEPA aucune n’était née après 1971.
Les personnes qui ne suivent une formation de niveau supérieur à l’obligation légale pour obtenir la dotation à l’installation ont toutes un parcours et un profil particuliers :
Parmi les personnes passées en BP REA alors qu’elles sont nées avant 1971 (et n’étaient donc pas obligées d’atteindre ce niveau pour prétendre à l’aide à l’installation) qui sont relativement nombreuses (11/ 27), sont toute d’origine extérieure à la Drôme et toute sauf une sont d’origine non agricole. Il est à noter également qu’elles étaient toutes demandeurs d’emploi avant d’entrée en formation, alors que pour les autres, on trouve deux profils : 6 étaient demandeurs d’emploi et 10 étaient aide familial.
Catégorie des professions
(à partir des fichiers CFPPA et de la nomenclature INSEE)
Aide familial
Ouvrier agricole : Berger - saisonnier - salarié agricole
CEA : conjointe exploitant
CPIS : Cadres et profession intellectuelle supérieur: architecte/ salarié architecte / dessinateur industriel/ sculpteur
Employé : employée de service hôpital et / centre de vacance/ serveuse de bar / aide ménagère/ Cuisinier fonctionnaire hôpital / employée PTT
Profession intermédiaire : Contractuel Education nationale (Greta)/ salariée éducatrice/ éducateur en sport/ éducatrice spécialisée/ indépendante location de chien de traîneaux/ salariée éducation nationale/ salarié commerciale/ secrétaire/
Ouvrier : hors agriculture
DE : Demandeur d’emploi
NR : Non renseigné
Catégorie devenir
Faisant l’hypothèse que les stagiaires passés par ce type de formation étaient dans une démarche d’installation, nous avons construit plusieurs statut à la sortis de la formation.
IDJA : Installé avec la DJA
ISDJA : Installé sans DJA
IENCO : Installation en cours, lorsque les démarche sont engagé et qu’il ne reste plus que le stage de 6 mois à faire
IECHEC Nouveau statut hors de l’activité agricole
STATT : Statut d’attente, correspond à des personnes ayant repris leur activité agricole sans installation (aide familial, saisonnier).
RASHAGRI : Reprise de l’ancien statut hors agricole
DE : chômage, travail au noir, RMI.
Compte rendu de la journée installation
A Valdrôme - le 13 novembre 98
Organisé par le CFPPA, le District, et le JAD
Une cinquantaine de participants
Présentation par Monsieur Terrot,
’Quel accueil pour quelle installation? ’
L’objectif de la journée c’est rencontre entre jeunes voulant s’installer, jeunes installé depuis moins de 5 ans et cédants. Il faut rapprocher les gens car on est sur un grand territoire
[ le CDJA arrive ]
’Les facteurs de réussites sont:
l’accès au foncier, au logement
le type de production: les filières porteuses
l’accueil par la population (ce que l’on veut traiter ici )
’Exercice du qui suis-je ?
Je commence par moi. Je viens d’un milieu urbain. Avant j’ai fais de la coopération: on était en situation de donner des conseil, or on voulait passer à la pratique effective. Je m’installe en 76 en GAEC pour être plus disponible. Quand on est arrivé, l’ambiance n’était pas propre à l’installation: les gens d’ici n’étaient pas mobiliser pour la survie du milieu rural, ils disaient ’après nous le déluge’. Pour nous le plus important c’était pas de faire une carrière mais de gérer des équilibres entre famille , exploitation, enfants.
L’histoire du Diois: (diapositives) – par monsieur Terrot
En 76: on regarde s’installer les néo que l’on pense voir bientôt se casser la gueule.
En 98: on les regarde d’un autre oeil : grâce à intercommunalité on a pris conscience de la nécessité d’installer.
Avant 76: Attitude passive: osons le désert , et après nous le déluge. Mais certains élus on réagi
De 1971 à 1973: attitude réactive : on ne peut pas devenir un zoo, le slogan est ’s’organiser localement pour vivre dans le Diois’
En 1974: création du SAD. De 74 à 84: attitude active: le slogan devient slogan: ’s’organiser pour vivre plus nombreux’. Cette attitude plutôt quantitative va faire des dégâts, car il ya aura beaucoup de redépart et d’échec à l’installation. c’est l’attitude quantitative des pompons financiers. On aura aussi beaucoup d’aides qui permettront la mise en place du JAD et du PLI.
Entre 85 et 94: c’est l’évolution de l’intercommunalité (service et environnement) et des responsables. Le slogan est : ’s’organiser localement pour vivre un peu plus nombreux dans le respect du cadre de vie’. On adopte une attitude qualitative. Il a y réaction des agriculteurs face aux effets pervers des subvention, qui entraînent un certain assistancialisme, et qui ne veulent plus être les jardiniers de l’espace. On passe à la pluriactivité, qui est d’un grand intérêt car peu consommatrice d’espace.
Changement de contexte avec la réforme de la PAC: le productiviste à outrance n’est plus à l’ordre du jour. Problème dans certaines filières, comme ovine, où le revenu =50% de subvention. ON est prisonnier de certains repères pour notre métier qui change. On voit s’installer des agri-ruraux; d’ailleurs le JAD a lui-même changé de nom.
Entre 94 et 99: on veut bien être accueillant mais pas trop car cela fait partie de la qualité de vie, pour laquelle on est venue. Le problème est alors de maintenir l’équilibre entre Die et le haut Diois. L’attitude est ici inter-active. Le DRDD se veut l’animateur d’un réseau d’acteur, et il faut être en lien avec l’extérieur. Il faut s’ouvrir sur l’extérieur: c’est l’amélioration des conditions d’accueil, avec le site de proximité et la plate-forme d’installation qui regroupe: l’ADASEA, le point-info, DRDD, chambre, CFPPA et le JAD.
On vous présentera ensuite le projet de GFA territorial avec pourquoi pas système de souscription.
Quelques témoignages d’installés depuis moins de 5 ans.
Monsieur A. : ça a été facile parce que c’était une installation dan le cadre familiale. Le problème ça a été de toucher la 2ème tranche de la DJA. J’ai eu un problème de maladie et j’ai du abattre mon troupeau de mouton. Je me suis donc reconvertie en fourage-céréalier et moniteur de ski l’hiver.
Monsieur Pochard : mais quels sont les appuis que vous avez eu de la population locale, étant donné que vous êtes du coin, ça a du faciliter?
Monsieur A : oui c’est vrai. J’ai eu l’aide des voisins et des prêts d’argent parce que j’étais du coin , les gens avaient confiance
Annick B. installée hors cadre familiale sans DJA à B. (Haut Diois) en plante aromatique et médicinale. Elle vit en dessous du Revenu exigé et cotise à la MSA mais sans couverture ni subvention. Elle reçoit l’aide aux entreprise rural innovantes de la Région, mais le ERI est un remboursement à hauteur de 50% du matériel acheté ce qui suppose d’avoir de l’argent à avancer.
’Je travaille donc en dehors en faisant des ménages, je galère. Avant mon installation, je suis restée 4-5 ans dans le Diois pour faire de la prospection et j’ai trouvé toute seule mon exploitation. Je me sens isolée pour le prêt du matériel. Y’ a un décalage entre le discours sur l’aide et la réalité.’
Agent du Site : comment avez-vous été accueilli au niveau de la commune de Boulc?
Annick B .: Je suis obligée de répondre?
Agent du Site : Non. Mais, alors quelles améliorations pourrait-on apporter?
Annick B: La difficulté c’est pour ceux qui ne peuvent pas rentrer dans la DJA. Il faudrait mieux donner une aide de 50000 à chacun sans condition.
Véronica M. : installé Hors cadre Familial à V. (vallée où réside Monsieur Arténa, Monsieur en plantes aromatique depuis 12 ans dans le Diois. Est arrivée par la filière plante aromatique et médicinale et à travaillé dans l’une des coopérative (elle est allemande). Elle s’est installé en 95 avec une DJA . Elle produit sur 1/3 de ses terres, et loue d’autre terres pour atteindre le demi SMI permettant d’avoir le statut d’agriculteur.
’J’ai reçu Elle a reçu aussi beaucoup d’aide des voisins qui m’ont loué les terres pour atteindre la demi SMI. J’ai aussi été aidé par mes réseaux constitués autour de phytosan, sonaflore, la coop des plantes qui sont devenu aujourd’hui mes clients. A V. c’est spécial. On a loué aussi la maison à des voisin. Pour le financement: on a eu le prêt bonifié que l’on rembourse avec le gîte. Pour les enfants, on s’entraide avec les autres familles pour la garde.
Mais il y a une certaine saturation: nous on travaille avec des conventions avec l’ONF pour pouvoir cueillir en pleine nature. Mais du coup il n’y a plus beaucoup de place pour s’installer.
Catherine R. (associé de Monsieur Bernard) installée en 94 avec la DJA, arrivée à B. en 83. elle a commencé par travailler sur 2 exploitations pendant 6 ans (parcours d’initiation et d’intégration). Puis elle a travaillé 4 ans en GAEC avec une associé néo-rurale.
’Depuis un an je travaille seule mais avec l’aide énorme d’un voisin [Monsieur Bernard], avec qui j’échange du travail : je garde son troupeau et lui il lui prête son matériel. En plus je fais de la prestation de service en bâtiment pour la commune ou des particuliers. Le fait que je me soit installée sur B. où j’étais connu a joué : j’ai eu l’aide du voisin et l’achat de terre ça aurait été impossible si j’avais pas été connu. C’est vrai aussi que pour les nouveaux il faut qu’ils montrent pattes blanches. C’est vrai que moi j’étais pas une étrangère.’
Philippe W.: installé en mais 98 à Miscons. N’est dans le Diois que depuis 1 an et demi, arrivé sans connaître personne.
’J’ai eu un accueil assez exceptionnel ici par rapport à ailleurs, où on n’a travaillé partout en France. Je suis arrivé ici par une promesse de contrat pour débarder à cheval, mais ça a capoté. On a été dirigé sur le JAD où l’on a trouvé le plus important: le réseau et une aide informelle, et les compétences de ceux qui sont déjà installés. Peu à peu on a trouvé des petits contrats, et il a fallu d’abord montrer pattes blanches : c’est comme partout, on nous attend pas pour vivre, c’est à nous de montrer que l’on est capable. Le problème pour nous c’est de trouver des terres : les terres disponibles partent à l’agrandissement, pour ceux qui sont déjà bien installés. On a donc loué des terres au Conseil Général : un marais pour le travail à cheval. J’ai alors proposé un projet au Conseil Général d’installation en ovin, mais j’ai voulu commencer sans aides. Donc je suis obligé d’aller travailler ailleurs. Le problème des terres, c’est qu’on a besoin d’une demi SMI pour le statut. Donc je loue des terres sans en avoir besoin totalement pour ma production.
Expérience de cédants potentiels.
Sur les trois agriculteurs ’cédants’, deux vont transmettre à leur fils, un seul n’a pas de succeceurs.
Un agriculteur de Menglon, 55 ans : cherchant repreneur mais ne trouvant pas (porcherie à remettre au normes ou à transformer) :
’Moi je cherche à céder mon exploitation mais je ne trouve pas de repreneur ’sérieux’. Il y en a que quatre ou cinq qui sont venus, mais aucun de vraiment intéressé. Mais le problème de toute façon c’est que je dois garder une partie de l’affaire, et donc le logement, parce que je ne peux pas toucher la retraite maintenant.
Monsieur Arténa : ’Je comprend que les gens veulent s’installer ici et qui sont d’ailleurs, et moi même j’ai aimé cet endroit. Je trouve important qu’il y ait encore des jeunes qui veulent vivre à la campagne et travailler la terre et qui en ont marre de la ville . Donc on doit les accueillir vraiment. Moi j’ai eu la chance d’arriver en 73 , j’ai déjà beaucoup loué à d’autres. Quand j’ai eu besoin de m’agrandir. je comprend aussi les vieux agriculteurs qui se disent ’de race d’agriculteur’ et qui veulent rester tranquille. Il faut aussi le comprendre.
Monsieur Ora (agriculteur à Trechenu), installé depuis 12 ans, en cadre Familial, caprin, conseiller municipal.
’L’AFP est une action qui montre comment la commune peut elle même prendre en main l’installation: on a installé un couple chevrier avec deux enfants, qui a été sélectionné en partenariat avec l’ADASEA, parmi des candidats. Cette action est partie d’une prise de conscience de la désertification, de la nécessité pour le maintien des services et du patrimoine bâti de ramener du monde.’
Monsieur Gauthier (figure du militant du local au global):
Le nerf de la guerre ça reste le foncier. Or la mentalité paysanne tire vers l’agrandissement . Dans la viti surtout, où je suis installé depuis 18 ans, et j’ai préféré installer un jeune à côté de chez moi plutôt que de m’agrandir, ce qui permet de se prêter du matériel’
Après midi: état des lieux et présentation du projet de couveuse agricole
Introduction de Monsieur Terrot:
’On va vous présenter l’étude de l’institut de l’élevage. Puis Monsieur Pochard reprendra les problèmes et aspects évoqués de ce matin, en proposant des solutions qui ont été faite par le DRDD et JAD. Puis on lancera le débat, en donnant la priorité à deux groupes de personnes : les jeunes en formation au CFPPA qui n’ont pas eu l’occasion de s’exprimer; et les responsables des administration et structures qui sont ici pour éventuellement corriger un certains nombre de choses qui ont été dites. Et puis on passe tout de suite à une proposition présenté par Monsieur Arthéna et Madame Valériale.
Etat des lieux: Monsieur Pochard
’L’Institut d’élevage et l’INRA soulignent l’extrême diversité des exploitations.
Recensement (DDA) sur 380 exploitations:
120 exploitations en vigne pour 1200 ha
60 caprines pour 3000 ha avec 4300 chèvres surtout en production laitière
25 bovins et équins pour 1900 ha
50 ovins spécialisés ; 35 diversifiés
Céréalière et oléagineux : 60 exploitations pour 2200 ha.
La culture spécialisée c’est 30 exploitations et 620 ha. C’est important à noter pour l’occupation de l’espace: ça fait vivre du monde mais ne permet pas forcément d’occuper le territoire.
Et ce qui est important aussi c’est la diminution du nombres d’éleveurs correspondant à une concentration des exploitations et agrandissement.
Or l’agrandissement, l’institut de l’élevage à montré que cela interdisait l’installation de nouveaux.
Le 1 er problème lié à l’agrandissement en zone de montagne, c’est le besoin important des surfaces de base pour ce constituer des stock de fourrage pour passer l’hiver. Les éleveurs ont donc tendance pour augmenter leur production à reprendre les surface de base des cédants, ils ne reprennent que ces surfaces, mais le reste devient inutilisable pour les nouveaux. Ils laissent ainsi de côté les bon parcours et encore plus les mauvais: d’où une avancée de la friche. Les dernières surfaces de base restantes sont trop petites ou trop morcelées pour permettre une installation, sauf à aller sur une exploitation hors sol ou une exploitation hors bâtiment: mais là ça suppose des investissement très lourds.
Le 2ème problème c’est l’utilisation différenciée de ces surfacee de base selon les types d’exploitation.
A Luc ou Miscon, des éleveurs installés depuis plusieurs génération, ont une bonne surface de base, et des parcours suffisants. A l’inverse les derniers arrivés se trouvent sur des surfaces trop étriquées. Donc ils doivent gérer de façon très pointu leur parcours: ceux-là sont souvent très pointus au niveau technique en élevage. Souvent ces derniers installés qui vouaient s’installer en ovin, n’ont pas pu pour cause de manque de surface, et se sont donc tournés vers le caprins en hors sol, et de plus en plus.
Si l’on reprend la carte des surfaces potentiellement utilisable: quand on va voir les éleveurs de ces surfaces (en fond de vallées, landes, et plateau) toutes ses surfaces sont revendiquées. Mais quand on fait le croisement de l’avancée de la friche entre 83-92: on a perdu le 1/4 de la surface qui était utilisée. Ça veut dire qu’on a plus suffisamment de bêtes pour maîtriser l’utilisation de ces surfaces en agricole. Si on veut les réutiliser il faudra les recapitaliser, et passer un broyeur c’est 7000 frs à l’ha. Donc c’est pas à la portée de tout le monde. Donc on perd un patrimoine qui peut permettre d’installer des gens, et certains systèmes font que ce patrimoine se perd, parce que on a des blocages : on est installé sur un minimum de surface et on ne permet pas au voisin de s’installer.
Dernier point tirée de l’étude de l’INRA: les dernières installations aidées
De 90 à 96: il y a eu 68 installations avec DJA, et autant de non aidées.
Les tendances : 47 locaux, ça veux dire qu’on a quand même une 20 d’extérieures qui viennent s’installer. Donc par rapport à l’ouverture et la fonction d’accueil du pays c’est pas insignifiant; sur l’Eyrieux c’est moins. Et sur le Diois: il y a beaucoup de diversification
Par ailleurs 37 se sont faite en Cadre Familiale, et 6 autres qui se font avec des personnes connues : d’où l’importance d’être connu et de montrer pattes blanches pour pouvoir s’installer. Il n’est plus nécessaire d’être de la famille, mais il est encore nécessaire d’être reconnu et connu.
Enfin il faut ajouter que sur les 52 communes du Diois, 10 n’ont plus qu’un seul agriculteur. C’est souvent des systèmes d’exploitation de ’cueillette’ où c’est une seule personne âgée 55 ans qui ne mobilise qu’1/4 de sa surface de base et qui dit j’occupe mes parcours.
Donc par rapport à ça on retrouve l’importance de travailler sur les questions d’accueil.
Monsieur Terrot:
Quand on s’aperçoit qu’il y a dix communes où il n’y a qu’un seul exploitants, on s’aperçoit qu’il y a du ménage à faire chez nous. Ça tombe bien parce que en 1976 par rapport à l’installation on avait tendance à dire ’après nous le déluge ’. Aujourd’hui petit à petit on s’inscrit comme un territoire d’accueil parce que dans notre projet pour être cohérent avec le maintient des services publics il faut pas simplement défiler devant la sous-préfecture (la nouvelle Sous Préfète est assise à côté de lui), mais aussi il faut faire des propositions, c’est à dire faire le ménage chez soi, ça veut dire favoriser des installations et installer le plus possible d’agriculteurs. Donc si on veut être territoire d’accueil il faut se donner les moyens d’être territoire d’accueil. et on en a les moyens et les surfaces’.
On a vu aussi que le foncier étaient de plus en plus cher ce qui freine l’installation. Il faut peut-être se tournée vers la solution de la location. Mais il y a le problème de la faiblesse des retraites qui incite les cédants à vendre au meilleur prix: donc il faut trouver des formules pour que le foncier soit racheter pas par les jeunes mais par d’autres structures ou association.
Dans le Diois en 4 ans au moins 5 communes ont monté des AFP pour installer des jeunes: VAL Malarel, Aucelons, Valdrôme, Trechenu, ce qui passe par une mobilisation des propriétaires.
Mais il faut aussi que ces installations ce fassent de manière équilibré : c’est à dire qu’on ne remettent pas ces exploitation clé en main parce que c’est toujours rageant pour ceux qui en ont bavé pendant 20 ans. C’est à dire que la personne qui arrive avec des billes personnelles.
’Au niveau de solution ya les AFP et le GFA territorial qui peut être un embryon d’un démarrage d’une appropriation commune au niveau du foncier, par les gens localement. Vous savez qu’il y a beaucoup d’épargne local qui va s’investir à l’extérieur et ça serait peut-être symbolique d’un territoire d’accueil que de mettre en place un GFA territorial.
Le JAD est un élément très important de cet accueil. Il a donné la preuve de son fonctionnement : un réseau en proximité qui connaît le fonctionnement intime du pays, et sait à l’avance ce qui va se libérer, comment ça va se libérer et comment il faut prendre le cédant. C’est une relation de proximité qui n’a rien à voir avec une relation administrative départemental, de la même façon que le CDJA fait aussi son travail.
Il faut mettre aussi au courant les maires et pas seulement les cédants et candidat. Ça peut se faire à travers le DRDD sur les candidatures, surtout sur les exploitations qui ne sont pas trop gloutonnes de surface, comme on a vu ce matin à travers les projets de création : les élevages caprin, et la pluri-activité.
Je donne maintenant la parole au débat en priorité aux jeunes.
Débat
Monsieur O. (fils d’agriculteurs, successeurs sur sont exploitation)
Dans les communes où il reste plus qu’une exploitation c’est que ya quand même un problème aussi : c’est pas envisageable d’en réinstaller d’autre.
Monsieur Gauthier (membre de la Confédération paysanne, figure du militant):
Moi je voudrais quand même parler de la maffia départemental, notamment la SAFER qui fait de la rétention d’information sur les parcelles qui se vendent. Exemple de deux ventes passées sous silence, qui a été vendu à deux mec qui ont du pognon, un qui veut mettre des lama l’autres chevaux: ça échappe à l’agriculture. Les notification vont à une maffia, qui est la FDSEA (applaudissement du partie des particpants, sifflements des membres FDSEA présents.) Ça fait 18 ans que je suis sur Die, je n’ai jamais vus une notification SAFER. ya des département où la conf a pu accéder au CA de la Safer et les notifications sont passées dans les journaux.
Monsieur Pochard : Bon maintenant il faudrait laisser la parole aux jeunes. On n’est pas dans ce débat, on est dans l’accueil.
Monsieur Gauthier : (militant de la confédération paysanne – figure du militant du local au global) : On peut parler des années sur l’installation, si on règle pas le problème du foncier qui passe par la Safer
Réponse du représentant de l’ADASEA : la commission intervient quand le repreneur dépasse le quotas des terres, la demi SMI. A ce moment s’il y a cumul, elle en informe tous les syndicats.
Intervention d’un jeune stagiaire au CFPPA : Parmi les jeunes en formation y’en a très peu qui s’installe, car il y a des blocages: on entend dire qu’il n’y a pas beaucoup de jeunes qui veulent s’installer. on nous fait miroiter des choses.
Monsieur Gauthier :
il faudrait déjà appliquer la réglementation avec les structure existantes plutôt que d’en créer de nouvelle comme la commission qui est intégrer à la CDOA. Ya quand même une avancée par rapport à la SAFER avec la commission parce que là ya un délégué structure pour chaque canton pour chaque syndicat. Moi je suis délégué structure pour la confédération paysanne pour le canton de Die, donc j’accède aux dossiers: quand un type cumule il est obligé de demander à la CDOA et là on donne notre avis. Moi j’ai refusé toutes les autorisations d’agrandissement, en faisant une enquête sur la commune et en fournissant des nom de jeunes qui voulait s’installer ou en phase d’installation et la commission, comme elle est tenus par la FDSEA le CDJA, elle a toujours accordé les agrandissements de cumul . Dernière exemple: un type qui avaient déjà 12 ha de vigne, il en a repris encore 15 ha.
Monsieur Arthéna: (le tempèrateur local)
il n’a pas tord Gauthier : il y a un sérieux problème, mais c’est pas le seul. Il faut d’abord que celui qui vende ait de l’argent parce que la retraite est trop faible: vendre cher, ou les enfants qui sont en ville qui connaissent la valeur, vendent cher, et en face les acheteurs n’ont pas un sou. On peut bien savoir que c’est à vendre, mais il faut avoir d’abord de l’argent, et ensuite de la pratique, il ne suffit pas de faire une formation, il faut d’abord avoir travaillé chez d’autres agriculteurs . Le prix des terres exagéré est du aussi à la concurrence touristique abominable. On peut aussi dire que ceux qui veulent sérieusement s’installer ont mieux à faire dans la Creuse ou l’Allier, où c’est moins cher: avec le même prix on a soit une ruine dans le Diois , soit une ferme avec des terres. Il faut dire aussi que si on peut faire ici des chèvres ou des brebis c’est parce qu’on a 50% de subvention, on est fonctionnaire de la terre. Mais bon on est là et on veut quand même essayer de faire une politique d’installation. Il ne faut pas faire de l’installation une lutte syndicale, mais rassembler, unir nos actions et en passer plus par les communes: beaucoup de communes sont prêtes à accueillir mais d’autres pas encore. Il faut sensibiliser les cédants à l’intérêt de vendre à des agriculteurs des jeunes venant de l’extérieur, créer une volonté de repeupler. L’attitude de non cession n’est pas forcément preuve d’une fermeture par rapport à l’extérieur mais est du aussi à la mentalité locale, de pessimisme attentiste : ’on verra bien’. De temps en temps je l’aime bien aussi cet esprit. Mais on a pensé à un projet de ferme de pré-installation: un bout d’essai sur 3 ans, qui ne peut réussir qu’avec la volonté des agriculteurs d’ici .
Intervention de Monsieur T. (candidat à l’installation) : On parle de l’installation sur le Haut Diois mais pas dans les communes riche au niveau agricole dans la vallée. Pourquoi encourager l’installation des jeunes dans les communes qui sont défavorisée ?
Monsieur Pochard : Ça c’est une analyse qui a été faite aussi par l’Institut de l’élevage, qui y’avait la zone de montagne où y’avait moins de concurrence mais plus de difficulté pour s’installer, avec surtout de l’élevage et des plantes aromatiques, et la plaine, où l’agriculture est forte, et où on ne s’en préoccupe pas parce qu’il reste encore de nombreux agriculteurs et le non renouvellement passe inaperçu: quand on passe de 6 à 5 c’est pas gênant pour la commune, les habitants, mais pour les 5 qui restent ça fait 20% en plus d’où une forte tendance à l’agrandissement.
Bon. On a compris le message: est-ce qu’on veut installer ? Oui, mais partout, et plus seulement en montagne. Alors la question c’est : est-ce que la structure proposée de couveuse d’agriculteurs répond à l’installation des jeunes aussi bien en plaine qu’en montagne? Si oui: il faut essayer de la formater pour qu’elle réponde à ce besoin exprimé d’installer des jeunes
Présentation de la couveuse par Madame Valériale :
La couveuse, le but de la présentation c’est que les jeunes nous disent ce qu’ils en pensent. Le projet c’est construit en 3 phases:
Il a été travaillé par Jérome Deconinck, stagiaire à l’ISARA, qui a fait une étude sur création d’activité agri-rural dans le Diois et sur le site de proximité des Boutières.
On a été visiter et étudier une expérience sur Romans d’une pépinière qui tourne.
Puis on a élaboré le projet de couveuse pour le Diois.
Les résultat de l’étude menée sur une 50 d’expérience de gens qui s’installent en agri-ruralité sur les deux sites montrent que :
La pluriactivité pose le problème du statut de ces personnes.
Sur les deux territoires : on a de plus en plus de projets agri-ruraux qui sont obligé de travailler à l’extérieur
Les motivations de ces porteurs de projets ce sont : créer leur emploi ; avoir un travail à proximité de leur exploitation ; être indépendant; une passion qui veulent valoriser à partir des ressources locales ; la recherche qualité de vie:
On a définit ça plus comme un projet de choix de vie, que comme un projet professionnel au départ.
Les besoins qu’ils rencontrent c’est : trouver un lieu, un formation, un statut et des financements. Et s’installer progressivement: de toute façon on est un peu obligé. Il faut avoir une connaissance du terrain et des ressources locale, comme on l’a vu, ya beaucoup de gens de l’extérieur: il leur faut donc se familiariser avec les ressources et les gens et voir la mentalité
Ce qu’ils recherchent c’est un statut qui leur permettent une reconnaissance sociale, une montée en charge progressive et garder un travail à temps partiel, d’avoir le droit à l’erreur, de régler les problème technique peu à peu, de tester ses motivation au fur et à mesure et d’éviter les lourdeurs.
Donc la pré-installation répond bien à ces besoins. Ça permet de tester, de transmettre, d’être reconnu socialement ce qui est très important: ce qui passe par la reconnaissance auprès d’agriculteurs déjà installés qui seront leur relais auprès de la profession et de la population.
Le projet d’un couveuse agri-rurale sur le Diois avec pour but de faciliter l’installation de la personne.
Mise à disposition des moyens de production pour le candidat qu’on va pas l’appeler stagiaire ou porteurs de projet indéfiniment. La personne va tester son projet, vérifier sa viabilité économique, régler les problèmes technique et commerciale. Ça permet l’intégration du porteurs, et de le crédibiliser auprès des banques.
Il y aurait 3 phases de mise en place:
L’accueil du candidat par un comité d’accueil, constitué de ceux qui le veulent bien : pour l’analyse du projet, technique, commercial, etc.. avec un test de savoir-faire, des investissements.
La montée en charge, avec un permanent et le porteur de projet, pour tester les différentes activités, par rapport à la technicité et la pérennisation.
La sortie de la couveuse: le projet à développer à l’extérieur avec des partenaires: il faut alors trouver un lieu et un statut, ce qui doit être faisable en 3 ans.
Il faut donc trouver un lieu pour cette couveuse, qui doit être central pour que le permanent puisse avoir des contacts facile avec les candidats, avec la population ect.
Deuxièmement il faut avoir un permanent pour des contacts facile avec la population. Il serait le producteur principal sur la couveuse et serait autonome des productions des porteurs de projet: ça serait deux projets à part.
Les critère de sélection seraient les suivant :
Avoir un projet déjà bien bouclé à expérimenter
Un projet original, une activité innovante
La garantie qu’il s’installera dans le Diois.
Le type d’activité sur la couveuse serait plutôt du petit élevage, ou petite culture, avec de l’artisanat avec de l’accueil et de la transformation, pour qu’il y ait un éventail assez large d’activité qui soit portés par les porteurs de projets.
Les objectifs du montage du projet :
Repérer et accueillir les candidat
Une action-concertation auprès des différentes partenaires potentiels
Créer un comité d’admission et de suivie : avec un suivi régulier avec le permanent, des opérations de formation, et le projet qui serait noté sur les 3 ans.
Monsieur Arténa : présentation du GFA:
Un tel projet suppose un attrait local, une motivation des propriétaire de fonciers bâti et non.
Il faut déjà acheter une ferme pour faire cela, donc suppose peut-être de faire un GFA territorial dès le départ. Les GFA, les plus important en France sont ceux du Larzac, issu des mouvements du Larzac. On peut apprendre beaucoup d’eux parce que ça marche bien . 2ème exemple c’est celui du pays Basque. Ils trouvent important de garder l’agriculture chez eux, alors chaque fois qu’ils entendent parler d’une ferme à vendre ils prennent des part très larges avec un programme très précis: ils envoient ensuite le programme à tout les réseaux et jusqu’à présent ils ont toujours trouver assez d’argent pour acheter la ferme et installer quelqu’un. Ce système existe partout en France et les gens mobilisent même les personnes de leur famille pour qu’ils envoient de l’argent : ’sinon ça partira à n’importe qui alors il faut aller vite pour sauver la ferme’. On peut bien dire il faut de l’agriculture mais sans argent on peut rien faire, alors on a besoin de preneurs de part. Alors moi je pensais, en m’inspirant des exemple en Hollande et Angleterre, mais en France c’est plus difficile: j’ai discuté avec des gens du Larzac ou d’ailleurs, mais ils me disent qu’on trouve de l’argent du moment que l’on a un projet précis, parce qu’ils sont motivés. On peut réussir à mobiliser les gens dans le Diois si on a un projet bien défini.
Qui participa à ce GFA ? Petit à petit par la constitution d’un réseau qu’on peut trouver localement. Je crois qu’il existe une volonté locale à participer à un tel projet. Mais en même temps il faut apporter des garantie de sérieux sur le porteur de projet.
Débat
Madame la Sous-préfète: Ça c’est possible, dans le cadre des actions d’insertion du RMI ya tout le volet insertion qui permet éventuellement si les ressources sont insuffisantes, les projets d’installation dans l’agriculture peuvent donner lieu à un accompagnement.
Cet aprés midi a montré d’abord qu’il y a un attachement à cette profession de la terre que vous avez tous parce que vous êtes de tradition agricole ou que vous avez envie de vous installer dans un métier où il faut avoir la passion. Mais ça montre aussi que c’est une région où c’est difficile de discuter très sainement; ou simplement parce que il ya des différences importantes. C’est sur que d’être agriculteur à Valdrôme ou dans la vallée de Crest, c’est sur que c’est différent. Enfin Crest n’est plus dans le Diois, mais même à Die jusqu’à Saillans on peut avoir des conditions de vie très différentes. Ensuite il existe une réglementation, en France c’est vrai qu’elle est contraignante. Je peux essayer dans certaines circonstances de trouver les moyens de faire en sorte que cette réglementation ne soit pas des bâtons dans les roues et c’est vrai que souvent elle est vécue comme ça.
L’idée de couveuse est très intéressante. Il peut être contraignant d’entrer dans ce genre de structure mais permet de monter des dossiers qui ont toutes les chance de passer parce qu’ils seront bien montés, ensuite ça permet de mettre en valeur son savoir-faire pour des gens qui souvent ne sont pas des intellectuels et que le papier embêtent, mais malheureusement on est dan un monde et on est obligé parce que l’administration est ainsi faite, les banques, la MSA, nécessité d’être au normes. Par rapport à l’idée de GFA, je me demandais quel serait la rémunération du porteur de part. Je me disais c’est un peu comme une SA dans le domaine de l’agriculture, chacun est propriétaire à hauteur de sa part
Monsieur Arténa: c’est certainement pas le même placement.
Madame la Sous-préfète: le problème c’est que les gens vont placer leur argent là ils faut qu’ils aient aussi un intérêt.
Monsieur Arténa : l’intérêt c’est d’abord de maintenir l’agriculture dans une région
Madame le Sous Préfet: c’est sur parce que en même temps on voit bien que la volonté de développement rural, du maintien des services publics, etc.. ça suppose une population là qui gagne sa vie, qui dépense sur place et fait marcher les commerce. Il faut que ça tourne et ça ne peut tourner que si ya des gens qui gagnent leur vie.
Monsieur Arténa : il faut penser à des facilités. On peut penser que les gens qui louent ce GFA ils vont payer le loyer, et ce loyer il sert surtout à repayer les parts aux gens qui ont investi.
Madame le Sous Préfet: d’un point de vue réglementaire on n’est pas obligé de rémunérer les part en GFA c’est bien la preuve qu’on reconnaît que l’agriculture ne rapporte pas. Je pense que toute les structures qui peuvent permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail et non de subvention sont forcément meilleure.
Monsieur Terrot: pourrait-on voir si des gens sont intéressés et mettraient un peu d’argent si on fait le programme. Qui est-ce qui trouve l’idée intéressante? (silence) Moi je trouve l’idée intéressante... Des personnes qui trouve que l’idée n’est pas du tout intéressante? (silence) Voilà donc ça demande d’être poursuivi et peut-être que l’année prochaine la réunion d’installation ce sera la réunion des actionnaires du GFA territorial.
Monsieur Terrot: Monsieur Arthéna et madame valériale, pouvez-vous constituer un groupe. Normalement l’adresse la plate-forme d’installation est au site de proximité. Il peut se constituer un groupe pour peaufiner le programme et proposer. La réponse est laissons du temps eu temps.
Dans les pistes à travailler on va continuer à demander à la Safer si on ne peut pas avoir l’information qui arrive et aux districts et au conseil municipaux, un aspect qui demande quand même un peu de rapport de force et de négociation.
Madame le Sous Préfet: dans ce domaine là je peux sûrement intervenir.
Monsieur Terrot: Ensuite ya l’info qui peut être faite entre les porteurs de projet et les conseil municipaux, parce que souvent on fait correspondre que si y’a un cédant, mais en fait en connaissant la liste des projets on peut peut-être en faire état aux conseillers municipaux pour voir s’ils peuvent pas faire un peu le ménage dans leurs communes et trouver des places d’installation.
’Et puis on est parti sur une démarche de projet de territoire, on a déposé à la DATAR une candidature de pays on doit mettre en place les assises de Développement du Diois fin 99 donc dans cette démarche je pense qu’il y aura de plus en plus de gens dans la population qui sont réunies dans les commissions locales pour 1000 personnes, intéressées pour que l’on fasse tout ce qu’il est possible de faire pour accueillir les personnes extérieurs sachant que c’est la bonne cohérence par rapport aux services publiques et qu’il faut arriver à faire un pays vivants.’