Lorsque la question de l’échec scolaire est évoquée, les réponses invoquées sont spontanément toujours les mêmes : principalement, ce sont les origines socio-économico-culturelles, l’immigration, les dégradations des moeurs, les familles mono-parentales ou éclatées, la perte des valeurs, les classes surchargées, etc... . Bien souvent, ces différentes assertions ne reposent sur aucune étude fondatrice réelle, mais sont uniquement le fruit d’un renvoi de l’échec aux autres, “l’enfer, c’est les autres“ ( 67 ).
Ainsi, l’expression échec scolaire devient très galvaudée, appoximative. De ces différentes hypothèses, aucune n’a le monopole de la vérité et, comme Guy AVANZINI ( 68 ), nous ne nous ferons point le défenseur de l’une ou l’autre. Néanmoins, nous n’adhérerons pas à une théorie qui tendrait à conclure que les explications données précédemment entraîneraient inéluctablement l’échec scolaire, sans prendre en compte les interactions inévitables dues à d’autres déterminants.
Afin d’avoir une approche plus fine de ce phénomène, il nous est apparu intéressant de mettre en lumière ce concept d’échec scolaire .
Jean Paul SARTRE."Huis clos".
Guy AVANZINI. "Introduction aux sciences de l’éducation". Privas. Collection Pédagogie. Toulouse. 1976 remis à jour 1987.