Nous avons décrit plus haut en quoi consistait la tâche de reconstitution de mots : apparier deux syllabes mélangées au milieu de quarante syllabes constituant vingt mots. S’agissant de mots très familiers, aucun effet culturel peut venir biaiser l’épreuve. Sont donc en cause essentiellement les capacités d’activation en mémoire sémantique des mots par la seule lecture d’une première syllabe.
Nous pouvons rassembler en un schéma les composantes cognitives recrutées par cette tâche. Cette tâche ainsi analysée peut s’apparenter à celle de la lecture non experte.
Avant de présenter le protocole et les résultats, nous allons poser la problématique théorique de cette tâche et les objectifs poursuivis au plan expérimental.