La voie du ciel

La mythologie nahuatl et yaqui (dans le mythe yaqui « L’origine du feu ») situe l’origine du feu dans l’espace céleste du Dieu du Feu, c’est-à-dire celui qui, par les éclairs et la foudre, investit les roches et les branches de la matière ignée ; comme il est dit dans le mythe yaqui : « Maintenant il y a du feu dans toutes les roches, dans toutes les branches » 876 .

Le feu, dans la mythologie yaqui, est aussi emporté par Bobok à l’intérieur de sa bouche (créature subaquatique qui apporte également la pluie aux Yaqui) dans un contexte où que ce soit pour le feu ou pour la pluie, Bobok est poursuivi par Yuku (Dieu du feu et de la pluie). Le rôle tenu par Bobok insère l’unité duelle du feu et de l’eau dans un binôme dont l’opposition est associée pour révéler aux Yaqui leur origine.

Dans la mythologie nahuatl, le feu se matérialise dans le rôle du mamalhuaztli, bâtons de feu qui nous placent dans la splendeur du ciel étoilé ; ces bâtons représentent les trois étoiles formant la tête du Taureau dans la constellation de la ceinture d’Orion. Le mamalhuaztli, dans sa valeur figurative, symbolise les trois marques de feu que les Nahua se dessinaient sur les poignets ; trois marques de feu que les groupes ethniques du Nord-Ouest, c’est-à-dire les Ópata, les Pima, les Euleve, les Mayo et les Yaqui s’apposaient eux aussi dans le cadre des rites propitiatoires. Ce rituel avait pour origine la révérence que ces nations Indiennes éprouvaient pour ce groupe de trois étoiles que Yolotl González Torres identifie sous les noms de : « Aldebarán, Beta et Gama, qui forment la tête du Taureau, et elles avaient une importance symbolique parce qu’elles sont l’instru­ment qui produisait le feu » 877 .

Les Yaqui, par exemple, dessinaient sur les poignets de chaque homme ces trois étoiles pour lui apporter l’instrument qui au moment de sa mort allait libérer son feu intérieur 878 . Le professeur Sandomingo décrit le rituel ainsi : « …un groupe de trois étoiles […] qu’ils dessinaient sur le poignet de chaque Indien… afin que, s’ils mouraient, ils n’aient plus à faire du feu de la façon habituelle en arrivant au pays des morts. Les étoiles dessinées s’illumineraient dans la demeure des morts et ils en obtiendraient la lumière et la chaleur nécessaires pour leur nouvelle existence » 879 . Pour les Yaqui, dans le souvenir qu’ils gardent, aujourd’hui encore, de leurs anciennes croy­ances, la Napo Wisaim Jisnakame, la « Voie Lactée », est la forme serpentine qui symbolise l’interface du principe duel dans le passage, par exemple, des guerriers morts vers le lieu de « l’Altérité Cosmique ». Toujours dans cet aspect des formes serpentines, les serpents terrestres, par contre, sont terrassés par Suawaka 880 (l’étoile filante, le météore), surtout les serpents à sept têtes qui apparaissent comme une représentation des fautes commises par l’homme sur terre. Mais, paradoxalement, Suawaka c’est aussi celui qui permet à certains hom­mes d’accéder au monde autre, c’est-à-dire que Suawaka est un médiateur entre deux espaces pour que l’homme fasse l’expérience de sa dualité (eau/feu).

Les Yaqui, décrivent aussi un ensemble d’étoiles dont, d’après les informateurs consultés, ils ne conservent que le nom espagnol : « el Arado », la « Charrue » ; dans une con­figuration similaire nous avons un autre ensemble d’étoiles qu’ils nomment la Semana, la « Semaine », parce qu’elles sont sept.

Le chiffre sept nous place directement dans une symbolique des nombres qui établit une correspondance avec sept planètes, astres du ciel nocturne, que les Yo’emem, dans leur observation des phénomènes stellaires, juxtaposent avec l’émergence des sept peuples cáhita. Ces astres pour les Yaqui, comme pour la plupart des peuples amérindiens, sont des « puissances mystiques » 881 exerçant leur influence sur les manifestations du plan ter­restre. Le nombre sept nous renvoie, entre autres, à la division calendaire et à la mesure du temps, ou plutôt, pour les Amérindiens, « au rythme du temps » 882 . C’est le nombre de la répartition des points cardinaux de l’espace : Nord, Sud, Est, Ouest, Zénith, Nadir et Centre, qui font sept 883 .

Pour les Nahua, le sept 884 est le nombre qui se trouve au centre, entre le premier et le treizième ciels du supraterrestre tandis que le cinq est le centre des neuf couches de l’infra­monde. Laurette Séjourné considère, pour sa part, que le nombre sept est « associé à des scènes de plénitude » 885 , et qu’il pourrait symboliser « la réintégration définitive dans le Grand Tout » 886 . Walter Krickeberg, de son côté, ajoute que le sept est l’un des nombres sacrés du Mexique et c’est pour cette raison qu’il apparaît associé, dans les légendes, à l’origine du peuple nahua surgissant des profondeurs de Chicomóztoc, la « Montagne aux Sept Grottes ». Enfin, chez les Indiens de la Prairie, « ce nombre représente les coordonnées cosmiques de l’Homme, par addition des quatre points cardinaux (plan de l’immanence) et de l’axe du monde, traversant ce plan en son centre, qui est l’ici (l’homme) et se terminant par l’en-dessous et l’au-dessus. 7 = 4 (points cardinaux) + 2 (axe vertical) + 1 (centre), ce 1 étant la résultante de la rencontre de 4 et de 2. L’oppo­sition transcendantale de l’au-dessus et de l’en-dessous se résout par la rencontre du plan de l’immanence en l’Unité qui est la place de l’homme » 887 . Ainsi, dans le Dictionnaire des symboles 888 , le nombre rituel sept « symbolise la  totalité de l’espace et la totalité du temps » 889 , c’est-à-dire la « totalité de l’univers en mouvement » 890 .

Sahagún, à propos du nombre sept, dans le Livre VII de son « Historia General de las cosas de Nueva España », aborde la vision astronomique des Nahua et décrit la Citlalxonecuilli 891 , un ensemble de sept étoiles qui était peint en forme de S, comme le pain que l’on appelle aussi Xonecuilli 892 . Les sept étoiles, pour Antonio Lorenzo, forment le panache du Serpent cosmique, la Voie Lactée, au moment où la tête du Serpent a totalement disparu et où les Pléiades sont en train de croiser le méridien 893  ; la position des sept étoiles dans le ciel, les informateurs de Sahagún l’interprètent pour faire débuter l’année du calendrier nahua au 2 février 894 .

Pour les Nahua, comme le fait remarquer Miguel León-Portilla, le « mouvement des étoiles offrait un intérêt particulier : notamment celui des Pléiades (tianquiztli), dont dépendait, tous les 52 ans, la survie du monde. Lorsque les Pléiades reprenaient leur course, à minuit, le jour où se terminait un lien d’années (un siècle), on allumait le feu nouveau, célébration qui était le présage de cinquante-deux nouvelles années de vie » 895 .

L’importance accordée aux phénomènes célestes par les Nahua nous place dans une structure du cosmos qui donne naissance au concept de la dualité créant les treize ciels supérieurs et les neuf inframonde. Ainsi, l’homme ne peut pas ignorer sa dualité parce qu’il est lui-même soumis à la loi des principes opposés et complémentaires ; par exemple dans la cosmovision des Yaqui, la « dualité cérémonielle des saisons » 896 . Les Nahua, dans leur conception de l’espace vertical « concevaient ces ciels à la manière de couches superposées, séparées par des sortes de lambourdes, qui formaient en même temps des niveaux ou des chemins sur lesquels se mouvaient les corps célestes » 897 . Et, chacun de ces mondes, autant ceux de l’infra que du supra, comme l’écrit López Austin, était « habité par différents dieux et par des êtres surnaturels » 898 .

Partie 2 - fig. 26. Constellations.
Partie 2 - fig. 26. Constellations.

Source : « La significación de un conjunto de petroglifos dentro del cauce del río Yuboa (República Dominicana) », Freddy Barnichta. http://rupestreweb.tripod.com

Le mouvement de la Voie Lactée nous ramène dès lors, vers le concept de la dualité, vers le processus d’interface des polarités opposées et complémentaires avec les luttes cosmiques entre le Tezcatlipoca rouge et le Tezcatlipoca noir, représentations de la dualité cosmique. La Voie Lactée, dans son parcours entre les mois de mai à novembre, du levant au ponant, décrit le mouvement qui fait disparaître la gueule du monstre ophidien sous la ligne d’horizon. Antonio Lorenzo écrit à ce sujet : « Pendant les six autres mois qui complètent l’année, on ne pourra apprécier que le corps serpentin et nébuleux du gigantesque ophidien dont la tête s’enfonce de plus en plus au dessous de l’horizon » 899 . Le double aspect de la Voie Lactée correspond (dans la phase visible de la tête du serpent entre mai et novembre), au dieu Quetzalcóatl (le Tezcatlipoca rouge), et (dans la phase invisible de la tête) au dieu Tezcatlipoca (le Tezcatlipoca noir). Ainsi, la double caractéristique du visible et de l’invisible, représentée par le mouvement de la Voie Lactée, situe « l’espace autre », l’entre-deux, en une phrase l’interstice de la désagrégation des polarités opposées et complémentaires 900 (clair/obscur, féminin/mas­culin, eau/feu). Enfin, le mouvement de la Voie Lactée, pour Antonio Lorenzo, met en scène l’affrontement cosmique de la Dualité dont le dédoublement (les deux Tezcatlipoca) est symbolisé par le cycle des 18 mois du calendrier méso-américain ; 18 mois dont les noms et les cérémonies décrivent les différentes séquences de l’affrontement cosmique. Cette « interprétation … correspond à l’observation et à l’analyse de la Voie Lactée dans son parcours annuel parce qu’elle a eu une influence définitive sur la religion, le culte et le décompte du temps » 901 . Ce qu’il faut retenir du regard ouvert sur la sacralité symbolique des phénomènes qui entourent le monde amérindien, c’est, avant tout, leur volonté de résoudre l’énigme des espaces vécus dans cette confrontation des polarités opposées et complémentaires créant la réintégration de « l’essence des choses » ou de la « totalité du temps ».

Par ces observations, nous voyons affleurer, encore une fois, la maîtrise des principes de la dualité qui consiste à prendre conscience du corps physique et, nous semble-t-il, de ce corps autre émergeant du rêve, du tiers espace. L’appréhension du dédoublement a dû établir, pour les Amérindiens du Mexique, une forme inconcevable capable de déplacer la réalité des espaces vécus. Le « rêve éveillé » des Yaqui délimite, à notre avis, un de ces espaces et les formes absorbées, pour réussir cet exploit, semblent provenir de la force magique du yoawa (produit de la Terre), du nahualisme (pour reprendre le concept en vigueur), qui affirme que le mouvement vers le tiers espace passe par la découverte du principe dual (comme Quetzalcóatl) et la maîtrise du rêve. Ainsi, le rêve définit un espace où le rêveur, hors de son corps endormi, réintègre la « totalité du temps » et « l’essence des choses ». L’univers des Amérindiens du Mexique semble nous confronter à une autre réalité, celle du rêve, où l’espace vécu semble les emporter vers le cycle de la triade éveil/sommeil/rêve 902 mise en parallèle avec celle de la vie/mort/renaissance 903 .

Le Clézio, dans Le rêve mexicain, a perçu cette autre réalité quand il nous dit que c’est dans la « Relation de Michoacan, livre unique de la culture Puré, qu’apparaît avec le plus de force la marque du rêve. L’histoire de ce peuple semble une histoire rêvée » 904 . Le Clézio perçoit le « pouvoir du rêve » 905 que les Yaqui maîtrisent avec art dans la pratique du « rêve éveillé », ce rêve qui provient du monde magique et enchanté du yo aniya.

Nous sommes en présence d’un être au monde qui reconnaît, dans les réalités vécues, la manifestation d’une manière différente d’appréhender la source de la vie ou de la mort, celle avec laquelle les Yaqui interagissent auprès du yo aniya, du sewa aniya ou du tuka aniya ; ces voyages du rêve et de l’esprit qui révèlent les deux éléments constitutifs de particularisme yaqui  : le poète et le visionnaire, deux éléments que nous pouvons appeler le créateur et le rêveur.

La mort n’est rien d’autre que l’ignorance du principe cosmique de la « Dualité suprê­me », où se joue la redécouverte du « feu intérieur » 906 , de la « totalité du temps » 907 , de la « réintégration de la conscience », de « l’essence des choses », dans la « reviviscence » de la dualité du corps que les Yaqui ou les Nahua appréhendent dans le tiers espace du rêve, cet espace libéré de l’usure du temps.

Enfin, la Voie Lactée, répond, en réalité, au mouvement du cosmos qui, par la création de l’inframonde, révèle la « Première Véritable Montagne » 908 , celle qui, dans la cosmovision des Nahua, provient de la projection du Técpatl sur la Terre, par Iztacmixcóatl, d’où surgit Chicomóztoc. Pour les Yaqui, la Napo Wisaim Jisnakame imprime le même mouvement créateur avec l’émergence de la « Montagne des Surem », où prend dès lors naissance « l’étendue totale du temps » 909 du peuple Suré, c’est-à-dire le bat-naátaka. Désormais, la réalité vécue par les Yaqui, par leur appréhension du temps, de l’espace et de l’esprit, continue à défendre le fondement magique du huya aniya/yo aniya.

Notes
876.

María Eugenia Olavarría, Análisis estructural de la mitología yaqui, op. cit., p. 53.

877.

Yolotl González Torres, Diccionario de mitología y religión de Mesoamérica, op. cit., p. 112.

878.

Alfredo López Austin, Cuerpo humano e ideología, op. cit., p. 445.

879.

Manuel Sandomingo, Historia de Sonora . Tiempos prehistóricos, op. cit., p. 168.

880.

Les Huichol voient en Nakawé le principe créateur de l’origine des étoiles dans le ciel ; « des étoiles commandées par Nakawé, qui avaient été lancées du ciel pour tuer tous les serpents (à l’exception d’un) qui étaient dans l’eau et qui dévoraient constamment les gens ». (Cf. Yolotl González Torres, Diccionario de mitología y religión de Mesoamérica, op. cit., p. 72). Ces étoiles qui tuent les serpents font penser au mythe yaqui de Suawaka descendant du ciel pour tuer les serpents à sept têtes qui vivaient dans l’eau.

881.

Manuel Sandomingo, Historia de Sonora . Tiempos prehistóricos, op. cit., p. 269.

882.

Henri Hubert et Marcel Mauss, Mélanges d’histoire des religions : Etude sommaire de la représentation du temps dans la religion et la magie, Paris, Collection Travaux de l’Année sociologique, Ed. Librairie Félix Alcan, 2ème édition, 1929, pp. 189-229.

883.

Ibidem.

884.

Pour les Yaqui, comme nous l’avons déjà signalé, le corps est constitué de sept ombres, trois de chaque côté et une au centre qu’ils nomment le « Chemin de dieu ». Les sept ombres forment une unité qui est aussi appelée « sept vents ou sept souffles », c’est-à-dire l’esprit qui protège la vie.

885.

Laurette Séjourné, Pensamiento y religión en el México antiguo, op. cit., p. 197.

886.

Ibidem.

887.

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, Paris, Ed. Robert Laffont/Jupiter, 1982, pp. 863-864.

888.

Ibid., pp. 860-865.

889.

Ibid., p. 860.

890.

Ibidem.

891.

Miguel León-Portilla voit en Citlalxonecuilli la Petite Ourse.

892.

Le Xonecuilli nous place à nouveau dans le cumul des valeurs « méta-symboliques ». Cela nous renvoie aux interactions entre les phénomènes célestes et terrestres.

Dans sa première acception Xonecuilli, « Pied tordu », fait référence à ceux qui avaient les pieds tordus et à tous ces hommes difformes (nains, bossus) que les Nahua croyaient investis de pouvoirs magiques et qu’ils appelaient Xolome. Xolome est aussi le pluriel de Xólotl, qui est le frère jumeau, le nahual, de Quetzalcóatl, c’est-à-dire « la planète Vénus en tant qu’étoile vespérale ». (Cf. Gutierre Tibón, Historia del nombre y de la fundación de México, op. cit., p. 444). Nous retrouvons, dans le Xonecuilli, le pouvoir que les Nahua attribuaient aux êtres difformes (Coltzin, Toloatzin, etc.).

La deuxième acception de Xonecuilli, représente le sceptre ou bâton incurvé en forme de S, que Quetzalcóatl tient dans sa main et qui selon Miguel León-Portilla indique la constellation de la Petite Ourse.

Le Xonecuilli, c’est aussi le bâton que portent les Pochteca, « l’objet-symbole », image vivante de Yacatecuhtli (qui prend le nom de Yacacoliuhqui, « Nez tordu ») qui matérialise la forme incurvée des pouvoirs magiques. Yacatecuhtli, représente également l’étoile qui porte le nom de Yacahuiztli, « Principe et Guide », où Yacatecuhtli, Yacacoliuhqui et Yacahuiztli sont les trois étoiles de la ceinture d’Orion.

Finalement, Xonecuilli est le nom d’un pain en forme de zigzag qui servait d’offrande pour honorer les différents dieux du panthéon nahuatl.

Pour Hermann Beyer, Xonecuilli apparaît aussi dans la dimension cosmique que les Nahua attribuaient aux Dieux. Ainsi, Quetzalcóatl devient « le dieu de l’ancien zodiaque mexicain qui n’est pas identique aux douze constellations de l’écliptique du Vieux Monde : ce sont treize constellations de l’équateur céleste ». Dans son symbolisme astronomique, Quetzalcóatl a « son corps divisé en 13 sections ; lesquelles correspondaient aux treize constellations du zodiaque mexicain » ; son corps est recouvert d’étoiles et sa gueule prenait la forme en S de la constellation Xonecuilli. (Cf. Walter Krickeberg, Las antiguas culturas mexicanas, op. cit., p. 136). Pour Paso y Troncoso, Xonecuilli forme deux constellations, l’une australe et l’autre boréale, que Mixcóatl empoigne avec ses mains, c’est-à-dire les Centzon Mimixcoa et les Centzon Huitznahua, les deux escadrons qui sont sans doute à l’origine du dispositif guerrier des Azteca et peut-être aussi des Yaqui.

893.

Antonio Lorenzo, Misterios del México prehispánico, op. cit., p. 31.

894.

Nous devons préciser qu’il existe plusieurs interprétations à ce sujet et que des auteurs comme Durán, Valadés et Motolinía, font débuter le calendrier méso-américain le premier mars ; Acosta et Clavijero penchent plutôt pour le 26 février ; Gama et Humboldt pour le 9 février ; etc.

895.

Miguel León-Portilla, La pensée aztèque, op. cit., p. 104.

896.

Edward Spicer, Los Yaquis. Historia de una cultura, op. cit., p. 72.

897.

Miguel León-Portilla, La pensée aztèque, op. cit., p. 103.

898.

Alfredo López Austin, Cuerpo humano e ideología, op. cit., p. 61.

899.

Antonio Lorenzo, Misterios del México prehispánico, op. cit., p. 19.

900.

Pour Antonio Lorenzo, « l’apparence de la Voie Lactée dans son parcours annuel convient à l’existence de deux principes complémentaires, contraires et éternels qui sont l’essence de la Dualité Suprême : le Yang et le Ying pour les Chinois et les deux enfants aux pouvoirs identiques de la dualité des méso-américains, l’un en tant qu’entité créatrice, bénéfique et lumineuse, et l’autre qui domine le monde froid des ténèbres, tous les deux exerçant leurs forces équilibrées pendant des périodes égales, … ». (Cf. Antonio Lorenzo, Misterios del México prehispánico, op. cit., p. 21).

901.

Antonio Lorenzo, Misterios del México prehispánico, op. cit., p. 183

902.

Sophie Jama, Anthropologie du rêve, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1997, pp. 55-65.

903.

Alexandre Quaranta, « Au cœur du rêve. Enquête autour de l’éveil paradoxal et libérateur au miracle infini de la pure conscience de soi », Thèse de doctorat de philosophie, sous la direction de Daniel Charles, Université de Nice, 1994-1997.

904.

Le Clézio, Le rêve mexicain, op. cit., pp. 185-186.

905.

Ibid., p. 216.

Le Clézio précise d’ailleurs, à propos du « pouvoir du rêve », que « chez les peuples nomades du Nord, le rêve jouera un rôle déterminant dans la lutte armée contre les Conquérants espagnols ou anglo-améri­cains. Ce sont les dreamers, qui apparaissent aux côtés des grands chefs de guerre, et parfois se substituent à eux : le frère de Tecumseh, le Navajo Popé qui dirigea la révolte des Pueblo en 1680, Tamucha des Utah qui annonce en 1850 aux Français que les Indiens vont bientôt balayer toutes les colonies de la frontière, ou le chamane Noch-ay-del-klinne, surnommé le Rêveur, ou le sorcier guérisseur Pion-se-nay des Chiricahua de Cochise ». (Cf. Le Clézio, Le rêve mexicain, op. cit., p. 188).

Chez les Yaqui, le chef Juan Ignacio Usacamea, dit « la Bandera », a des visions qui lui apportent le pouvoir du yoawa et de Moctezuma. Muni, participe aussi de ce monde des visions et des pouvoirs du rêve par la référence qu’il fait à l’utilisation du peyotl.

906.

Alfredo López Austin, Cuerpo humano e ideología, op. cit., p. 445.

907.

Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Dictionnaire des symboles, op. cit., p. 860.

908.

Enrique Florescano, El mito de Quetzalcóatl, FCE, México, 1993, 2ème éd. 1995, pp. 198-199.

909.

Henri Hubert et Marcel Mauss, Mélanges d’histoire des religions : Etude sommaire de la représentation du temps dans la religion et la magie, op. cit., pp. 189-229.