INTRODUCTION

1. La naissance d’une littérature

Tout peuple possède une littérature qui est plus ou moins connue et appréciée par les hommes et les femmes qui le composent, qui est enseignée dans les écoles du pays et étudiée dans ses universités. La littérature, qu’elle soit orale ou écrite, fait partie intrinsèquement du patrimoine culturel de chaque nation et la relation qu’entretient une nation avec sa production littéraire, laisse entrevoir l’état de santé de sa conscience collective. L’histoire de chaque peuple possède des moments fondateurs qui sont valorisés par le discours culturel national et qui sont à la base de l’identité nationale. Il en va de même pour la littérature, car la connaissance et la valorisation des premières œuvres créées dans la langue nationale sont à la base de l’élaboration de l’identité nationale. Par conséquent, en France et en Allemagne, on enseigne dans les écoles le Serment de Strasbourg dont les formules sont les plus anciens témoins de la langue française et allemande. Et on enchaîne, avec d’un côté la Chanson de Roland, et de l’autre la Chanson des Nibelungen qui constituent pour chaque peuple l’œuvre littéraire fondatrice par excellence. Si nous allions fouiller un peu dans d’autres histoires littéraires, nous retrouverions sans aucun doute la même importance accordée aux premiers vestiges de la langue et de la littérature nationale 1 . A un moment donné de leur histoire tous les peuples produisent des œuvres littéraires qui reprennent les exploits célèbres, les faits merveilleux et patriotiques des premiers combattants dont la mémoire a été sauvegardée pendant des générations. Constructions mi-légendaires, mi-historiques, ces épopées engendrent une mythologie et un folklore héroïques que chaque peuple élabore avec attention et conserve avec fierté. Cette même tendance peut être observée dans la littérature arabe où les poètes de la période préislamique sont considérés comme les maîtres incontestés de la qasîda et font partie intégrante du patrimoine culturel 2 . Les exploits guerriers des premiers musulmans font également l’objet d’une littérature héroïque transmise de générations en générations, ainsi que les différents sîra qui sont des sortes de roman populaire de chevalerie et d’aventures, élaborés et transmis par des conteurs professionnels 3 .

Au point de départ de cette thèse, nous trouvons une interrogation toute simple qui porte sur la réception des premières œuvres de la littérature algérienne de langue française. Contrairement à la tradition historique de valorisation des premières œuvres littéraires dont nous venons de parler dans le cas des autres nations, il faut reconnaître qu’en Algérie le discours culturel officiel tire un voile pudique sur les premiers romans écrits en français par des Algériens musulmans. Des raisons idéologiques et politiques expliquent en partie cette attitude officielle gênée face à une production littéraire qui dérange à cause de sa langue d’expression, mais surtout en raison de son engagement social et politique contraire au nationalisme algérien. Mais cette tendance à occulter les ouvrages précurseurs caractérise également les spécialistes de la littérature algérienne de langue française des deux côtés de la Méditerranée. A la vue de cette situation d’exclusion, notre intérêt s’est porté naturellement vers cette partie de la littérature algérienne que nous avons voulu découvrir et comprendre à travers cette étude.

La plupart des universitaires et des critiques jugent le roman algérien de langue française de l’entre-deux-guerres indigne de leur attention. La majeure partie des ouvrages généraux et des travaux universitaires sur l’histoire de la littérature algérienne ne font que mentionner par un court paragraphe l’existence de ces œuvres et passent rapidement à la présentation de la production littéraire des années cinquante. Rares sont les travaux qui consacrent un chapitre entier à cette période des premiers balbutiements. S’ils en prennent le soin, c’est pour émettre un jugement hâtif ou pour exprimer des préjugés. A notre connaissance il n’existe que quelques rares travaux universitaires entièrement consacrés à cette partie de la littérature algérienne 4 . Pourtant cette production est bien réelle et les conditions de sa création en font une partie intégrante de la littérature algérienne de langue française au même titre que les œuvres de la génération des années cinquante.

En général, lorsque des critiques parlent de cette période de la littérature algérienne en quelques lignes, c’est pour exprimer la médiocrité artistique de cette création, le manque d’originalité de ces auteurs ou leur assimilationisme trop affiché. Il est indéniable qu’avec le début des années cinquante il s’opère un saut surtout qualitatif, mais aussi quantitatif, dans la production romanesque maghrébine en général et algérienne en particulier. En ce qui concerne la poésie on peut considérer que ce pas avait déjà été franchi quinze ans plus tôt, avec notamment toute l’œuvre de Jean Amrouche 5 . La différence littéraire et idéologique entre les œuvres d’avant et d’après la Seconde Guerre mondiale est-elle une raison valable pour jeter aux oubliettes les premiers balbutiements de cette littérature ? Un jugement trop hâtif porté à l’encontre de ces auteurs comporte plusieurs risques.

Aujourd’hui, tous les chercheurs en théorie littéraire acceptent l’idée selon laquelle chaque œuvre artistique est en corrélation plus ou moins importante avec ses prédécesseurs. Pour arriver aux romans de Mouloud Feraoun, Mohammed Dib ou Kateb Yacine, n’y avait-il pas un chemin à faire ? N’y avait-il pas un premier pas à franchir qui pouvait être aussi difficile et aussi important à dépasser que les suivants ? On ne peut donc enlever aux écrivains de cette première génération le mérite qu’ils ont eu d’avoir commencé à construire l’espace littéraire, aussi peu indépendant fut-il, dans lequel leurs successeurs pourront, à leur tour élaborer les grands thèmes de cette littérature. La littérature algérienne de langue française n’est pas apparue du jour au lendemain, son existence et la place qu’elle occupe actuellement dans le monde littéraire est le fruit de tout un processus d’élaboration qui commence avec les premiers écrits. Pour une histoire littéraire algérienne qui se veut exhaustive il est indispensable de prendre en compte l’ensemble de cette production sans se satisfaire de jugements et de préjugés. Il ne s’agit pas d’exagérer outre mesure l’importance ou la qualité de ces écrits de la première heure mais l’oubli et le rejet dans lequel ils ont été longtemps tenus ne peuvent être acceptés dans le cas d’une approche universitaire. Cette production est une réalité dont il faut retrouver la place aussi bien dans l’histoire intellectuelle et idéologique de l’Algérie, que dans le développement de la littérature nationale de ce pays. A plus grande échelle, il faut également se poser la question du rôle de ces œuvres dans ces deux ensembles plus importants que sont la littérature maghrébine d’expression française et la littérature francophone tout court au sein desquels elles constituent un espace particulier.

Le jugement trop rapide à l’encontre de ces romans reviendrait également à accepter un certain préjudice porté à l’ensemble de l’intelligentsia algérienne de l’époque. En effet, ces auteurs sont pratiquement les seuls, dans le contexte historique donné à exprimer à travers la fiction une perception différente de la réalité, aussi minime soit-elle, de celle représentée par le courant algérianiste. Cette période de l’entre-deux-guerres voit l’éclosion, puis le renforcement d’une classe d’intellectuels musulmans qui sont passés par les bancs de l’école française et qui seront les premiers à pouvoir exprimer à l’occupant, dans sa propre langue, une perception de la réalité différente de la sienne car vue de « l’autre côté ». Des voix dispersées se font déjà entendre dès les premières années de l’occupation et tout au long du XIXe siècle mais il faut attendre les années vingt du siècle dernier pour voir se développer une génération d’intellectuels francisés qui produit des œuvres de fiction dans la langue de l’occupant. Il est intéressant de noter que la renaissance de la littérature algérienne écrite en langue arabe se situe sensiblement à la même époque, mais qu’elle se concrétise d’abord par la prédominance de la poésie sur la prose, puis de la nouvelle sur le roman 6 . Si les intellectuels francographes investissent le genre romanesque dès 1920, il faut attendre jusqu’en 1947 pour voir la publication du premier roman algérien de langue arabe 7 . Ceux qui voulaient exprimer leur particularité par rapport au discours officiel du colonisateur le firent essentiellement par des essais politiques ou journalistiques 8 . Les auteurs des romans étudiés, à quelques exceptions près, ont tous exprimés leurs idées sur la situation et les grandes questions de l’époque, non seulement par la fiction littéraire mais également à travers des articles et diverses interventions et prises de position dans la presse écrite. Mais l’espace romanesque devient rapidement le lieu d’expression d’une différence, et par-là, d’une tension par rapport au discours politique, idéologique et culturel dominant. Il est donc évident que ces romans font partie du patrimoine artistique de l’Algérie même s’ils n’en sont pas le moment de gloire. En oubliant la littérature antérieure à 1945, on en arriverait à renier une partie -peut-être peu glorieuse vue d’aujourd’hui, mais bien réelle- de l’histoire culturelle d’un pays.

Une autre erreur serait d’assimiler les premiers romans algériens de langue française à la littérature coloniale algérienne et de laisser penser que le mouvement algérianiste serait le parent procréateur qui aurait donné naissance à cette ramification de l’expression artistique de l’Algérie française. Nous pensons qu’une présentation trop paternaliste de l’émergence de cette littérature constitue en quelque sorte une négation des particularités linguistiques, culturelles, historiques et artistiques des habitants du pays. Sans vouloir nier l’importance et l’influence de l’intertextualité coloniale de l’époque et également l’influence de la littérature française sur les auteurs en question, nous pensons que les romans étudiés dans notre corpus prouvent suffisamment l’indépendance de la littérature algérienne de langue française par rapport à la production littéraire des Français d’Algérie ; et ce, dès les premiers écrits.

Il est vrai que les premiers romans de la littérature coloniale algérienne 9 ont devancé d’une vingtaine d’années les publications d’œuvres romanesques écrites par des Indigènes. Mais rapidement, à côté de la fiction coloniale qui glorifie la naissance d’une nouvelle race et les efforts des colons défricheurs, se développe une voix en sourdine : celle de la fiction autochtone qui essaye maladroitement de se dire, d’exprimer sa différence et sa dépossession. L’apport de la littérature coloniale en général et celui du courant algérianiste en particulier 10 est indéniable mais l’un des objectifs de la présente étude est justement de déceler les traits caractéristiques de cette expression littéraire naissante et de voir les différences et les distances par rapport au discours colonial qui se mettent en place à travers la fiction littéraire.

‘« … le roman algérien de langue française a, dès ses débuts, naturalisé dans la langue et le genre étrangers, des formes esthétiques, des manipulations linguistiques et des schèmes de pensée propres aux littératures écrites et orales du terroir. » 11

S’il en était besoin, cette citation nous confirmerait l’importance de l’étude de la question de l’identité dans les premiers romans algériens de langue française. Toute littérature naissante pose le problème de son appartenance à un espace géographique, linguistique et culturel et si l’on peut dire du roman algérien de langue française qu’il est «‘ bâtard et traître’  » 12 , c’est bien parce que ses références identitaires sont difficilement saisissables. Seule une étude détaillée peut montrer dans quelle mesure les romans de notre corpus s’enracinent dans la littérature algérienne écrite ou orale de l’époque ; et dans quelle mesure ils empruntent des formes esthétiques ou des schèmes de pensée au roman français en général et à la littérature coloniale en particulier.

Nous arrivons ainsi aux objectifs de ce travail qui peuvent se résumer brièvement en trois points. Notre premier souci est de présenter le roman algérien de langue française de l’entre-deux-guerres à l’aide d’une étude objective que la distance spatiale et temporelle de notre situation d’observateur devrait permettre. Les différentes présentations de cette production littéraire qui ont vu le jour des deux côtés de la Méditerranée peuvent être accusées, à tort ou à raison, d’un manque d’impartialité quant à l’appréciation portée à la valeur et à l’importance de ces romans 13 . La méconnaissance relative de cette production et le regard sévère que porte le discours idéologique algérien de l’après indépendance à l’encontre des auteurs jugés trop engagés sur le chemin de l’assimilation politique ne facilitent pas la tâche de celui qui s’intéresse à cette littérature. D’une part, il est difficile d’en parler sans tomber dans la tentation de vouloir se définir par rapport à ce discours officiel, d’autre part, il est facile de se satisfaire de jugements aprioristes. Une approche aussi objective que possible devrait permettre de définir la place et la fonction de ces romans d’abord au sein de la littérature algérienne de langue française. Enfin, nous entreprenons également cette étude dans l’espoir avoué que le regard d’un observateur lointain pourrait contribuer à redéfinir la place de cette production au sein de la culture nationale algérienne. Selon notre vision, dans l’état actuel des choses, l’univers de ces deux entités souffre d’une incohérence malsaine et difficilement justifiable. En raison de toutes ces considérations nous avons décidé de consacrer une première partie de l’étude à la présentation des conditions socioculturelles et historiques de l’émergence de cette production littéraire. En effet, comprendre les œuvres de cette période nécessite une connaissance suffisante de la situation d’énonciation particulière à partir de laquelle la voix de l’indigène commence à se dire en assimilant la langue, le genre et l’idéologie du colonisateur. Toujours à ce niveau, mais dans une autre partie du travail, nous nous intéresserons également au discours idéologique dominant de l’époque sur la question des rapports entre les différents peuples qui constituent la population de l’Algérie pendant la période étudiée. La question de l’assimilation et le discours qui se développe autour de ce concept retiendra toute notre attention.

Toujours dans le souci de présenter objectivement cette production littéraire, la première partie du travail sera consacrée à une approche descriptive des romans du corpus à l’aide du parcours narratif des héros. Cette première approche peut paraître très scolaire, mais elle nous semble nécessaire dans le cas d’œuvres peu connues et difficilement accessibles. L’étude du parcours narratif des romans se fera essentiellement à l’aide des principes du modèle sémiotique et du schéma actantiel de A.-J. Greimas 14 . Après une présentation séparée de chaque roman, nous essayerons de dégager les ressemblances significatives dans les différents programmes narratifs du corpus en gardant toujours à l’esprit ce que ces informations nous apportent quant à la question de l’identité.

La deuxième partie de la thèse sera consacrée à une approche plus théorique des romans en essayant de dégager les traits caractéristiques et les mécanismes de fonctionnement de cette littérature naissante. Une première lecture des œuvres du corpus permet d’avancer, antérieurement à toute analyse, l’hypothèse selon laquelle ces romans présentent les caractéristiques générales des romans à thèse. Mais il nous semble que cette affirmation déjà avancée par d’autres, et considérée comme évidente par les chercheurs qui se sont occupés de cette production littéraire, n’a pas fait l’objet de démonstrations conséquentes par le passé 15 . Nous devrons donc avancer une définition du roman à thèse, puis examiner les romans selon les critères de ladite définition. Les travaux de Susan Rubin Suleiman sur le roman à thèse seront utilisés pour la partie théorique de cette recherche. 16 L’une des caractéristiques des romans à thèse est de se signaler en tant qu’illustration d’un enseignement idéologique préétabli. On s’attachera donc à étudier, essentiellement à travers le péritexte, comment nos œuvres s’affichent en tant que porteur d’un message, et comment se noue un contrat de lecture à travers les premières pages. S’il est indéniable que ces œuvres de fiction se signalent en tant qu’illustration de thèses préétablies, il est encore plus évident qu’à travers la fiction romanesque la démonstration va manquer son but et aboutira dans la plupart des cas à un résultat contraire.

Alors, pouvons-nous continuer d’affirmer haut et fort qu’il s’agit de romans à thèse ? Ou devrions-nous simplement reconnaître que, sur plusieurs points essentiels, ils ne remplissent pas les conditions nécessaires pour entrer dans la catégorie du roman à thèse telle qu’elle est définie par S.R. Suleiman ? Pourquoi la thèse idéologique est-elle à chaque fois détournée de son projet initial et pourquoi, finalement, une quête romanesque vient-elle occuper le devant de la scène dans chacun des romans ? Etranges créations littéraires que ces premiers romans de la littérature algérienne de langue française qui s’affichent une identité et un but précis dès la préface ou l’incipit mais qui n’arrivent, ou ne veulent pas, remplir ce contrat de lecture proposé au destinataire. C’est à ce niveau que se trouve, selon notre avis, l’originalité de ces romans et par conséquent l’intérêt du travail présenté. Nous assistons à une oscillation de la narration entre la démonstration de la thèse et un engouement véritable pour une quête qui n’ose pas se dire dans toutes ses dimensions. Par conséquent, le plan de notre étude réalise une tentative de reconstruction de ce mouvement oscillatoire caractéristique de la narration entre le discours idéologique, revendiqué et véhiculé par le péritexte et l’incipit, et la tentation d’une quête identitaire qui se développe à travers les pages. L’objectif essentiel de la troisième et dernière partie de la recherche est de comprendre les particularités de la quête et de mesurer son importance dans l’ensemble de l’œuvre.

La question de l’identité du texte littéraire devra également retenir notre attention, ainsi que son pouvoir créateur d’un espace fictionnel qui deviendra rapidement le lieu d’émergence d’une expression de l’identité algérienne. Dans ces années de l’entre-deux-guerres, on assiste à l’émergence d’abord timide, puis de plus en plus marquée, d’un dialogue du colonisé avec le colonisateur. Ce dialogue qui deviendra rapidement revendicatif s’exprime par différents canaux et la production littéraire dans la langue du colonisateur est l’un des lieux privilégiés de cet échange. Mais le dialogue se situe aussi entre les différentes tendances des intellectuels algériens et également à un niveau intérieur, propre à chaque auteur. L’expression littéraire est le lieu privilégié de ce dialogue, tant intérieur qu’extérieur, et fonctionne dans le cas de nos auteurs à l’image d’une maquette où ils mettent en récit les différentes réponses apportées à la situation particulière qui est la leur. En tout cas, dès les premiers écrits, la littérature algérienne pose la question de l’appartenance avec une acuité qui constituera l’un de ses traits caractéristiques le plus important. Toute identité, qu’elle soit personnelle, sociale ou littéraire, est une réalité en constante évolution et en perpétuel mouvement. Essayer de saisir ce mouvement, de le « prendre au vol » et de mesurer sa force créatrice dans le processus d’élaboration de l’identité algérienne : tels sont brièvement les objectifs de ce travail.

Notes
1.

L’histoire de la littérature hongroises reproduit exactement le même schéma, avec d’abord le Tihanyi ap átság alapító oklevele (1055), le premier texte comportant des mots en hongrois, puis le Ómagyar Mária siralom (1300),un hymne à la Vierge Marie qui est considéré comme le premier texte littéraire entièrement écrit dans la langue nationale.

2.

A ce propos il suffit de consulter l’entrée Djâhiliyya dans le Dictionnaire de littérature de langue arabe et maghrébine francophone, Paris, Quadrige / PUF, 2000, pp. 95-100.

3.

Idem, voir l’entrée sîra.

4.

Voir dans la Bibliographie les travaux universitaires consacrés exclusivement aux romans algériens de langue française de l’entre-deux-guerres.

5.

Pendant la période qui nous intéresse Jean Amrouche a publié deux recueils de poèmes, Cendres en 1934, et Etoile secrète, en 1937.

6.

Voir BAMYA, Aïda, La littérature algérienne de langue arabe, in Europe, n°567-568, juillet-août 1976, pp. 38-48.

7.

HUHU, Reda, La belle de la Mecque.

8.

Voir à ce propos : IHADDADEN, Zahir, Histoire de la presse indigène en Algérie, des origines jusqu’en 1930, Alger, ENAL, 1983, 407 p., ou encore la thèse de ALI-BENALI, Zineb, Le Discours de l’essai de langue française en Algérie. Mises en crise et possible devenirs (1833-1962), Aix-Marseille I, Anne ROCHE, 1998, 350 p.

9.

On considère que le premier roman colonial algérien est publié en 1898 par BERTRAND, Louis, Le Sang des Races, (nouvelle édition, Paris, Ollendorf, 1920)

10.

Certains auteurs de notre corpus entretenaient des relations personnelles avec les écrivains du courant algérianiste ; l’amitié d’Abdelkader Hadj Hamou avec Robert Randau en est l’exemple le plus connu.

11.

BELKAID, Naget, KHADDA, (En)jeux culturels dans le roman algérien de langue française, TDE, Paris 3, Roger FAYOLLE, 1987, p. 70.

12.

op. cité p. 84.

13.

Certains reprochent aux articles de Jean Déjeux un paternalisme apparent et donc un manque d’objectivité. De l’autre côté, nous avons les travaux d’Ahmed Lanasri qui peuvent paraître trop engagés dans le sens d’une valorisation de cette production.

14.

cf. GREIMAS, Algirdas Julien, Du Sens , Paris, Seuil, 1983, 245 p.

15.

Sans exception tous les travaux que nous avons pu consulter reprennent instinctivement cette affirmation, sans véritablement vérifier le bien fondé d’une telle classification.

16.

SULEIMAN Susan Rubin, Le roman à thèse, Paris, PUF, 1983, 314 p.