Le recours à l’observation directe s’inscrit dans un dispositif de recueil de données qui mobilise d’autres méthodes, dont l’entretien semi-directif 41 . L’observation directe et l’entretien sont des méthodes complémentaires. Comme l’explique Albert Piette, « le chercheur a beau observer attentivement une action, il verra certes des choses qu’aucun discours n’exprimera et qui nuanceront, corrigeront celui-ci ou encore qui stimuleront la réflexion et alimenteront la discussion avec les individus mais il risque aussi d’être incapable de saisir la signification même de cette action s’il ne peut profiter d’une conversation ou d’une interview avec les personnes concernées avant, pendant et/ou après l’événement et selon des modalités variables » (PIETTE 1996, p. 50).
Quelques références bibliographiques sur la méthode de l’entretien : BLANCHET 1991 ; BLANCHET GOTMAN 1992 ; CORCUFF 1990 ; KANDEL 1990 ; KAUFMANN 1996 ; QUIVY VAN CAMPENHOUDT 1995, p. 194-198.