Un syndicalisme politique

Sud inscrit son action dans la logique de la double-besogne définie dans la Charte d’Amiens. Il y a un refus de la séparation entre action professionnelle et action politique. Il n’existe pas de « champ d’intervention syndicale ‘pur’ de toute implication politique » (charte). La résolution Interprofessionnel adoptée lors du dernier congrès, en mai 2002, affirme : « nous refusons le partage des tâches qui laisserait aux politiques les réponses aux grandes questions sociales et qui cantonnerait le syndicalisme dans les revendications immédiates. Notre objectif est de lier revendications immédiates des salariés et projet de transformation sociale ». Un fondateur (libertaire) affirme en entretien le refus du partage des tâches entre syndicat et parti :

Cette dimension politique est présentée comme une condition de l’efficacité syndicale : « défendre efficacement les travailleurs, c’est intervenir sur l’ensemble des facteurs qui déterminent leurs conditions d’existence, et pas uniquement sur l’exploitation subie par les salariés dans l’entreprise » (charte). Ainsi Sud-PTT entend étendre son action au-delà des portes de l’entreprise.