Des expériences d’exclusion

En examinant les parcours des fondateurs locaux et en élargissant au-delà du noyau fondateur vers d’autres militants du syndicat étudié, il apparaît que ces parcours présentent bien souvent des ruptures et plus précisément des ruptures à la suite d’exclusions. Dans le cas des fondateurs locaux, comme il a été indiqué précédemment, Urbain a été exclu de la CFDT et Jean a été exclu du PCF. Au-delà des fondateurs, il y a le cas d’Anne. Elle entre dans le syndicat en 1999 mais est adhérente à Sud-PTT depuis 1994 (sa première adhésion se fait dans un syndicat parisien). Quand elle entre aux PTT en 1989, à France Télécom, elle se syndique rapidement à la CFDT au sein de son établissement (un CIO). En 1992, l’ensemble de sa section est exclue de la CFDT :

Ces expériences vécues d’exclusion, même si elles renvoient à des histoires différentes, peuvent favoriser l’appropriation de l’histoire des fondateurs de Sud-PTT, favoriser aussi l’appropriation du projet et la reconnaissance de l’importance du principe de pluralisme.