L’objectivation d’une exigence égalitaire

Dans les réunions, chaque participant dispose d’un droit à la parole égal à celui des autres.

Le droit égalitaire à la parole

Formellement, il y a un droit égalitaire à la prise de parole, selon le principe de l’isegoria. Aucun participant, du fait de son statut dans l’organisation par exemple, ne bénéficie d’une prééminence dans les discussions, ne bénéficie d’un accès privilégié à la parole ou d’un temps de parole supérieur à celui des autres. Chacun a toujours la possibilité de prendre la parole, sous réserve qu’il en fasse la demande ou qu’il prenne la parole.

Lorsque des tours de parole sont organisés, les demandes d’intervention se font par gestes. Les participants lèvent la main ou alors font un signe en direction de la feuille d’inscription des tours de parole, accompagné d’un hochement de tête à l’adresse du président de séance. La demande peut se faire verbalement pour les participants qui se trouvent à proximité du président de séance ou quand celui-ci n’est pas attentif aux gestes manifestant une volonté d’intervenir. Toute demande d’intervention peut être inscrite sur une liste chronologique, aucune n’étant prioritaire par rapport à une autre. L’accès égalitaire à la parole est ainsi garanti. Les réponses directes ne sont pas permises. Les tours de parole organisés sont quasi systématiques pour les discussions qui se déroulent dans les congrès et AG. Dans les réunions de BS, où le nombre de participants est souvent très inférieur à celui des AG et congrès, des moments de parole libre alternent avec des moments de parole organisée.