Ouverture des instances collectives et transparence

Conformément à une exigence de transparence du travail du bureau, les réunions sont ouvertes à l’ensemble des adhérents du syndicat. Les adhérents sont informés du calendrier des réunions et ont la possibilité de bénéficier d’une autorisation d’absence pour y assister. Cette ouverture des instances collectives donne la possibilité à chaque adhérent de suivre le travail de ses représentants. En général quand des personnes qui ne sont pas membres du bureau y assistent, c’est pour évoquer une question particulière sur laquelle elles viennent en général recueillir des informations et/ou chercher un avis.

Ce principe d’ouverture des instances collectives apparaît comme solidement ancré dans le fonctionnement de l’organisation. Alors qu’un militant critique dans une réunion de bureau le principe d’ouverture, ou plutôt les usages qui en ont été faits, la remise en cause du principe d’ouverture qu’elle contient implicitement suscite la réaction immédiate des autres participants qui en indiquent l’irrecevabilité. Il dit que le principe d’ouverture des réunions de bureau a été « dévoyé », la participation au BS ayant parfois pu atteindre la vingtaine de personnes (ce qui est en fait très rarement arrivé). La réponse offerte en réaction à ce propos ferme toute possibilité d’ouverture de la discussion. Il lui est répondu que le principe d’ouverture et de décision collective a été accepté et qu’« on ne peut pas revenir dessus » et que par ailleurs, c’est un « principe sain » (BS n°19).

La solidité de l’ancrage de la règle d’ouverture se manifeste aussi quand il s’agit de discuter des règles encadrant le fonctionnement de nouvelles instances, comme le CS ou le secrétariat. Dans tous les cas, le principe d’ouverture de ces instances s’impose comme une évidence, même si dans tous les cas un nombre de membres est fixé et une procédure de désignation prévue pour les sélectionner. Tout membre de l’organisation bénéficie ainsi du droit de participer aux réunions de toutes les instances, congrès, AG, mais aussi BS puis CS et secrétariat. Toutefois, dans toutes les instances élues, seuls les élus bénéficient du droit de prendre part aux votes.