La suppression du poste de secrétaire départemental

Le syndicat étudié fonctionne sans secrétaire départemental, contrairement aux autres organisations syndicales. Il y a un représentant légal qui ne bénéficie d’aucune prérogative particulière dans le fonctionnement de l’organisation.

À l’origine, quand le syndicat a commencé à se structurer localement, au cours de l’année 1993, un poste de secrétaire départemental a été créé. C’était alors Urbain qui l’occupait. Devant la tendance à la concentration des responsabilités militantes sur cette personne, les militants ont alors fait le choix de supprimer ce poste et d’instaurer une représentation collégiale du syndicat. Seul le bureau syndical représente le syndicat. Urbain revient sur cet épisode dans le cadre d’un entretien :

La suppression du poste de secrétaire départemental constitue aussi une forme de résistance à des logiques de fonctionnement imposées par des partenaires extérieurs, ici l’entreprise qui, dans un souci de stabilisation de sa relation avec le syndicat, cherche à établir un contact avec un « partenaire privilégié », toujours le même. Le poste de secrétaire départemental initialement mis en place disparaît donc rapidement.

Quand la première secrétaire générale de la fédération Sud-PTT, Annick Coupé, a quitté son poste en 1999, un débat a été lancé sur la question de savoir s’il fallait ou non maintenir ce poste. La proposition de suppression de celui-ci était portée par plusieurs militants fédéraux. L’opposition d’une autre partie a conduit à la fermeture du débat et au maintien du poste. Un militant fédéral, fondateur, favorable à la suppression, revient sur la question dans un entretien :