Les discussions spontanées

Le thème du fonctionnement interne, ou plutôt d’ailleurs des dysfonctionnements internes, constitue un sujet de discussion récurrent dans les réunions de bureau. Il est par ailleurs très fréquent que dans le cadre des ces discussions la question des permanents syndicaux soit abordée. Pour une partie des membres du bureau, la mise en place de permanents détachés à plein temps représente une solution aux problèmes de fonctionnement interne. Ces discussions spontanées n’ont pas de débouché décisionnel.

Voici un exemple d’ouverture spontanée d’une discussion sur la question des permanents dans le cadre de réunions de bureau. Jean, membre du bureau, détaché alors deux jours par semaine, demande du temps de travail supplémentaire pour assumer une nouvelle tâche : le suivi des CHS-CT. Sa proposition est floue et il n’indique pas clairement s’il souhaite avoir un jour de détachement supplémentaire (ce qui le ferait passer à trois jours, alors que la règle coutumière limite les détachements à deux jours par semaine) ou s’il souhaite se voir déchargé de tâches qu’il assumait jusque là. La discussion s’engage alors sur sa proposition et débouche sur un échange autour de la question du permanent à temps plein. Trois mois auparavant, une AG s’était tenue sur la question avec la proposition de Jacques et avait débouché sur la réaffirmation du refus des permanents syndicaux à plein temps (AG n°1). Les militants présents ce jour-là à la réunion sont plutôt d’accord sur la nécessité d’avoir un ou des permanent(s) à temps plein. « Il y a de la place pour un temps complet », dit Urbain. La discussion se referme. Concernant le problème posé par Jean, la décision est prise de le décharger d’une partie des tâches qu’il assumait jusqu’ici afin qu’il ait du temps à consacrer à la préparation des réunions de CHS-CT. (BS n°9)