La poursuite du travail sur le cas de Sud-PTT

La poursuite de la recherche sur le cas de la fédération Sud-PTT prendrait la forme d’une étude des effets produits par l’arrivée de nouvelles générations militantes et des effets de la succession qui s’est opérée au niveau des instances fédérales, avec le départ des militants fondateurs en raison de l’application de la règle de limitation du cumul des mandats dans le temps (débutée en 1999, elle est quasiment achevé en 2002). On a vu que le projet de démocratie pouvait apparaître comme un projet à la mesure de ses fondateurs, en phase avec leurs dispositions militantes. On pourrait alors observer comment les nouvelles générations se l’approprient, les usages qu’elles en font et les reconfigurations qui s’opèrent. On s’engagerait alors dans un travail un peu similaire à celui mené par Cécile Péchu sur les générations militantes au sein de l’association Droit au logement (PÉCHU 2001).

Dans le cas du syndicat étudié, la poursuite du travail de recherche pourrait prendre la forme d’une étude des processus d’intégration au sein d’un collectif militant et des apprentissages syndicaux. Nous avons vu que la fin de la période d’observation, avec la constitution du premier conseil syndical, pouvait être envisagée comme un moment de transition avec l’abandon progressif de leurs responsabilités par une partie des anciens et avec l’arrivée de nouveaux (nouveaux dans le syndicat, et pour certains, nouveaux dans le syndicalisme) dans l’équipe départementale.

La poursuite du travail de recherche consisterait alors à suivre l’intégration de ces nouveaux, leurs apprentissages, à comprendre les difficultés de cette intégration et de ces apprentissages et à repérer éventuellement les effets sur le fonctionnement syndical de ce renouvellement et du retrait des anciens qui l’accompagne.