Conclusion du chapitre

La théorie transactionnelle de la FMN, ou théorie de l’internalisation, fournit une explication non pas de l’internationalisation, mais de la non internationalisation des activités de création technologique. En effet, deux raisons majeures sont avancées par cette théorie pour expliquer la tendance supposée des FMN à centraliser leurs activités de R&D dans leur pays d’origine :

La théorie de l’internalisation représente ainsi l’IDE comme l’exploitation à l’étranger d’un avantage ‘domestique’ de nature informationnelle, la FMN désirant conserver le contrôle de ses activités technologiques en les centralisant dans son pays d’origine. Par conséquent, le rôle des unités implantées à l’étranger est ainsi fortement limité en matière de création technologique :

La théorie de l’internalisation, qui constitue la théorie dominante de la firme multinationale, dépeint donc l’exploitation des activités de R&D des FMN selon une logique centripète : l’initiative est l’apanage du centre, les unités localisées hors du pays d’origine étant réduites à de simples relais autochtones chargés d’exploiter les compétences technologiques développées par la société-mère dans son pays d’origine.