Hypothèse operationnelle - 2 : Flexibilité mentale

Devant la controverse de résultats d’expériences mesurant différentes composantes de l’attention (sélective, maintenue, flexible) (Barkley, 1997 ; Brown, 1996 ; Camus, 1996, pp. 155-157) nous émettons l’hypothèse suivante :

les enfants avec TDA n’ont pas de problème de mémoire à court terme mais plutôt une défaillance au niveau de la gestion flexible de l’activité mentale en présence d’effets perturbateurs.

Nous allons donc nous familiariser avec la Mémoire de Travail dont la Mémoire à Court Terme est une composante. Cette seconde hypothèse repose sur les résultats de l’étude de M. Kane et al. (2001) qui soulèvent des questions quant à la difficulté rencontrée par les sujets à faible empan mnésique à abandonner les exigences de la première tâche (traitement contrôlé) pour s’adapter pourtant aux exigences moins coûteuses (traitement automatique qui ne requiert pas ou très peu l’attention) de la nouvelle tâche.

Nous nous attendons à vérifier cette relative flexibilité mentale uniquement chez les enfants non TDA pour les tâches qui requièrent un maintien dans la durée d’une série ordonnée d’items qu’il faudra rappeler après un temps d’interférence perturbateur. Nous partons du principe que dans ces tâches, les enfants doivent être capables d’éliminer les interférences provenant des stimuli distractreurs (voir Hypothèse opérationnelle - 1).

Cette capacité à s’adapter à une nouvelle consigne (flexibilité mentale) sera vérifiée avec les tâches sérielles des suites alternées et celles du WISC.III.