4.2.3. Les manifestations hydrologiques

Le caractère spontané de la réponse du bassin de la Ngoubagara aux épisodes pluvieux pose un problème réel concernant l’hydrologie (urbaine) du cours d’eau qui a changé dans le temps et dans l’espace, avec l’installation de la ville. A travers les quelques courbes de crue analysées (Figures 65, 66, 67, 68 et 69), le cycle hydrologique de la Ngoubagara serait plus proche de celui des torrents en régions de montagne et des oueds en zone semi-aride, bien que cette rivière se trouve dans un milieu qui est bien arrosé. Les débits importants ou moyens ne sont enregistrés que lorsqu’il pleut, en revanche, le cours d’eau est presque à sec s’il ne pleut pas (même en saison pluvieuse), et l’écoulement de base ne se produirait que par l’apport de la nappe phréatique superficielle, avec un écoulement très faible. Il nous faudrait donc des mesures de débit sur le plus long terme pour une bonne caractérisation hydrologique de la Ngoubagara. Néanmoins, nous pouvons, à la lumière de ces courbes de crues urbaines, avoir une idée de l’importance du ruissellement pluvial à Bangui, qui se situe au cœur de la question de l’assainissement.