Conclusion : l’impact d’urbanisation sur l’écoulement ?

La discussion des résultats de mesure du ruissellement et de l’érosion à Bangui permet de retenir que ces processus sont dans l’ensemble importants à l’échelle urbaine (ou périurbaine). Les taux obtenus aussi bien sur parcelles qu’à l’exutoire sont sensiblement de même ordre (Tableau XIX), mais les résultats sur parcelles sont difficilement extrapolables à l’échelle du bassin-versant pour rendre compte des pertes réelles en eau et en sol. Car l’érosion hydrique croît avec la dimension de la parcelle, et plus particulièrement avec la longueur de la pente, ce qui fait que les mesures sur parcelles ne montrent qu’une image partielle des processus (BERNARD, 1992). Néanmoins, les phénomènes étudiés montrent bien l’impact de l’homme à travers les processus d’urbanisation et les modes d’occupation du sol (collines, versants, piémonts, plateaux, interfluves…). Ceci rend plus actifs les phénomènes dans un espace soumis à l’emprise humaine, dont les indices patents sont la nudité et la compaction du sol urbain.

Les sédiments qui se déposent, se redéposent ou qui sont piégés par la végétation du lit sont dans la plupart des cas extraits par les riverains citadins pour des travaux d’aménagement ou de construction. Ils peuvent aussi être repris par l’érosion dans leur cheminement vers l’aval i.e. par processus-relais, lorsque les débits à pleins bords se produisent ou qu’ils sont exceptionnels.