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MAIRIE
DE LA VILLE DE LYON

Mes Chers Concitoyens !

Placé par le Gouvernement du Roi à la tête de l’Autorité municipale, j’éprouve le besoin de réclamer votre bienveillance. Connu en 1830 et 1831 par une Administration de courte durée, mais heureuse ; depuis cette époque, Président du Conseil des Hôpitaux, à qui ces asiles du malheur et de la souffrance doivent de si importantes améliorations, j’ai peut-être, dans ces fonctions, acquis quelques titres à votre estime et à votre confiance. Cette estime et cette confiance me sont nécessaires pour faire le bien ; je les réclame aujourd’hui, et aucun sacrifice personnel ne me coûtera pour les obtenir.

Mes devoirs sont nombreux ; j’en connais toute l’étendue : servir les intérêts de tous, ne jamais les sacrifier aux intérêts de quelques-uns ; assurer la tranquillité publique, sans laquelle il n’existe ni liberté, ni travail, ni richesses, telle est ma tâche. Elle est difficile, sans doute ; mais si tous les bons Citoyens, si tous ceux qui veulent arriver au progrès sans quitter les voies de l’ordre, consentent à m’appuyer de leur concours, aidé de mes habiles Collaborateurs et des honorables Conseillers dont les suffrages publics m’ont entouré, cette tâche me deviendra douce et facile.

Lyon, le 20 octobre 1840.

Le Maire de la Ville de Lyon,

TERME.