1- Les facteurs culturels. Parmi les facteurs qui peuvent conduire à un échec de la dissuasion, on trouve en premier lieu des facteurs culturels (J. Shimshoni, 1988, p. 224) 927 ; (R. N. Lebow, 1985, pp. 205-206) 928 ; (Simon F. Burrows, 1996) 929 ; (Peter Karsten, Peter D. Howell et Artis F. Allen, 1984, p. 70) 930 . En deuxième lieu, il y a des facteurs de nature interne qui, lors des crises, peuvent aider le plus faible à ignorer la crédibilité du fort (Ed Rhodes, 1999) 931 ; (Richard. N. Lebow, 1981, p. 276) 932 . Les facteurs personnels. À côté des facteurs culturels et internes, en troisième lieu, on trouve des facteurs personnels qui rendent l’acteur non-dissuadable, insensible aux menaces crédibles (Richard N. Lebow, 1981, p. 276) 933 ; (Paul K. Huth, 1988, pp. 82-83) 934 ; (Karsten, Howell, Allen, 1984, p. 68) 935 . En quatrième lieu, il y a le facteur de la projection. C’est la façon dont un acteur interprète les faits et donc le sens qu’un acteur donne aux menaces. Ce facteur peut rendre la crédibilité de la menace du fort inefficace. Dans ce cas, les motivations du challenger façonnent son interprétation et son action de défi (Robert Jervis, 1994) 936 ; (Michael J. Mazarr, 1994) 937 , (R. N. Lebow, 1985, p. 212) 938 . Enfin, on trouve les facteurs de la communicabilité. De par le décalage entre le disponible en information et l’utilisé par le challenger, il y a le facteur de la communicabilité. La communication a son importance. D’une communication correcte, dépend les intentions du challenger et donc le succès ou l’échec de la dissuasion (R. J. Harknett, 1994) 939 ; (Timothy Wallace Crawford, 1996) 940 , (Barry Wolf, 1991) 941 . Au regard du dissuadant (le fort) -qui dispose des moyens de représailles- et selon la logique rationnelle, le challenger, (le faible) par la crainte de la riposte, va se conformer et abandonne toute volonté d’agression. On ne considère pas dans ce cas que le challenger, pour des raisons culturelles, internes et autres peut dévaluer les calculs logiques du plus fort (voir le schéma 1). Les calculs des deux acteurs (le fort et le faible) n’ont pas, dans la majorité des cas, les memes bases et surtout pas les mêmes finalités. Ainsi, les perceptions erronées et les malentendus abondent entre les acteurs et notamment lors des siuations de crise chargées d’émotoins forte et impliquent des décisions inhabituelles. (schéma 2 et 3).
Jonathan Shimshoni, Israel and Conventional Deterrence , Ithaca: Cornell University Press, 1988.
Richard Ned Lebow, “Conclusions” in Robert Jervis, Richard Ned Lebow, and Janice Gross Stein, Psychology and Deterrence , Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1985
Simon Burrows, “Culture and Misperception: The Law and the Press in the Outbreak of War in 1803,” International History Review. vol. 18, N. 4, november 1996.
Peter Karsten, Peter D. Howell, Artis Frances Allen. Military Threats: A Sytematic Historical Analysis of the Determinants of Success , Westport, Greenwood Press, 1984, 166 pages.
Edward Rhodes, “Review Of Empirical Studies Of Conventional Deterrence” Center for Global Security and Democracy, Rutgers University, 1999.
Richard Ned Lebow, Between Peace and War: The Nature of International Crisis , Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1981. Voir aussi : Richard Ned Lebow, Thomas Risse-Kappen, International Relations Theory and the End of the Cold War, New York, Colombia University Press, 1996.
Ibid.
Paul K. Huth, Extended Deterrence and the Prevention of War , New Haven, Yale University Press, 1988.
Voir aussi : Christopher H. Achen, Duncan Snidal “Rational Deterrence Theory and Comparative Case Studies.” World Politics 41, 1989; James D. Fearon, “Signaling versus the Balance of Power and Interests: An Empirical Test of a Crisis Bargaining Model” Journal of Conflict Resolution 38, 1994; P. Huth, B. Russett, “Testing Deterrence Theory: Rigor Makes a Difference,” World Politics, Vol. 42, N. 4, 990; Paul Huth, Christopher Gelpi, D. Scott Bennett, “The Escalation of Great Power Militarized Disputes: Testing Rational Deterrence Theory and Structural Realism.” American Political Science Review 87, 1993; Richard Ned Lebow, Janice Gross Stein. “Rational Deterrence Theory: I Think, Therefore I Deter.” World Politics 41, 1990.
Peter Karsten, Peter D. Howell, Artis Frances Allen. Military Threats: A Sytematic Historical Analysis of the Determinants of Success , Westport, Greenwood Press, 1984, 166 pages.
Robert Jervis, “What Do We Want to Deter and How Do We Deter It?” in L. Benjamin Ederington, Michael J. Mazarr, Turning Point: The Gulf War and U.S. Military Strategy , Boulder, Westview Press, 1994.
Michael J. Mazarr, Turning Point: The Gulf War and U.S. Military Strategy , Boulder, Westview Press, 1994.
Richard Ned Lebow, “Conclusions” in Robert Jervis, Richard Ned Lebow, and Janice Gross Stein, Psychology and Deterrence , Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1985.
Richard J. Harknett, “The Logic of Conventional Deterrence and the End of the Cold War,” Security Studies, Vol. 4, No. 1 automne 1994.
Timothy Wallace Crawford, “Legitimacy and Deterrence: Hard Choice in the Strategy of Peace Enforcement”, Peace Forum, Vol. XIII, N. 24, 1996.
Barry Wolf, When the Weak Attack the Strong : Failures of Deterrence , Santa Monica, Rand, 1991.