DEUXIEME PARTIE. LES METHODEs D’ANALYSE necessaires a l’EVALUATION DE LA QUALITE DE VIE

Cette deuxième partie présente les méthodes et les outils nécessaires à notre travail de recherche. Dans la mesure où cette étude s’inscrit volontairement dans une approche intégrée, à la fois basée sur la considération subjective de la qualité de vie et ses caractéristiques objectivables, les processus d’analyse des phénomènes doivent être précisés. L’appropriation des représentations subjectives et le diagnostic objectif de la qualité de vie font appel à des disciplines, des processus, des méthodes particulières. L’étude des faits sociologiques, des représentations, des perceptions d’une part et l’analyse des faits géographiques et des réalités spatiales d’autre part mobilisent des savoirs-faire qu’il convient de définir.

Comme nous l’avons clairement évoqué, cette recherche s’enquière à la fois des approches subjectives et objectives de la qualité de vie. L’évaluation de la qualité de vie résulte en effet de la nécessaire complémentarité des démarches et de leur enrichissement réciproque. Cette construction intégrée de la notion de qualité de vie renvoie à un double objet d’analyse. Pour mieux comprendre et évaluer la qualité de vie, il convient de prendre connaissance des représentations et des systèmes de valeurs des individus. Cette démarche préalable permet alors de tendre vers l’appréciation objective des disparités spatiales de la qualité de vie. L’objet de la recherche est alors double, tour à tour sociologique et géographique. Les méthodes d’analyse doivent ainsi, tout en répondant à la problématique, être conformes aux disciplines évoquées. Dans le respect des sciences sociologiques et géographiques, il convient donc d’identifier les outils et méthodes adaptés aux objets différenciés de notre recherche.

Le premier chapitre est largement consacré aux réflexions sur les méthodes de compréhension des réalités subjectives et se propose d’aborder les instruments d’analyse des perceptions de la qualité de vie. Identifiées comme le moyen nécessaire à la construction de notre objet de recherche, ces connaissances subjectives doivent être recueillies dans le respect des contraintes méthodologiques de l’approche sociologique. La connaissance des règles et des contraintes méthodologiques de la sociologie semble indispensable pour expliquer et justifier les choix opérés et les outils utilisés pour mener à bien cette évaluation de la qualité de vie.

Le deuxième chapitre se doit de replacer notre étude dans son contexte géographique. Les territoires de la qualité de vie doivent être discutés. L’occasion est alors donnée d’analyser les avantages et inconvénients des différentes approches spatiales. Cette recherche territoriale permet de justifier la construction du référentiel spécifique de notre étude. Les méthodes utilisées, les outils de traitement et les modes de représentation de l’information nécessitent également un développement particulier.