68. bÉthune ( Hippolyte de) , évêque-comte de verdun, d’après Hyacinthe Rigaud

S. d. ; 1698, selon Van Hulst et Mariette

Burin ; plusieurs traits échappés le long du bord dr.

H. 0,425, L. 0,332 au tr. c. ; H. 0,435, L. 0,340 à la cuvette

Sur le pourtour de l’ovale : hippollittvs de bethvne episcopus comes virdunensis ; Sur le dessus de la corniche du socle, de part et d’autre d’un cartouche armorié : à g., Hyacint 9 Rigaud Pinx. ; à dr., Pet 9 . Dreuet Sculp. ;

En buste, sans mains, tourné de trois quarts à gauche, ainsi que la tête, le regard de face, l’évêque est vêtu d’un camail sur lequel est posée une simple croix. Armoiries surmontées d’une couronne princière et d’un chapeau d’archevêque, D’argent à la fasce de gueules.

Un seul état connu : l’état décrit  ; (BNF, Est. : Ed. 99a, rés., in-fol.; Da 63, in-fol., Mf E066853 ; N2, in-fol., Mf D090511 -Paris, ENSBA, fol. 1439 rés., p. 45 - Chantilly, MC - Versailles, Est., LP 30/91 - Amsterdam, Rijks - Dresde, SK - Francfort, Städel - Londres, BM. - Londres, V&A - Philadelphie, MA - Rome InG, Farnesina, 53807)

La Maison de Béthune est originaire de l’Artois. Le fondateur en serait Robert de Béthune, chevalier vivant au XIe siècle 1 . Pour qu’il n’y ait pas de confusion, car les membres de cette famille, portant le prénom d’Hyppolyte, sont nombreux, il est indispensable de donner les titres du père du prélat. Hyppolite, évêque comte de Verdun (1647-1720), est le sixième enfant d’Hippolyte de Béthune, comte de Selles, marquis de Chabris, conseiller d’état d’épée et chevalier des ordres du roi et de Anne-Marie de Beauvilliers, dame d’atours de la reine. Nommé aumônier de la reine Marie-Thérèse d’Autriche, puis sacré évêque comte de Verdun le 3 août 1681, il reçoit l’abbaye de Beaupré. Hippolyte de Béthune meurt le 24 octobre 1720. Cette famille est de la même maison que Maximilien de Béthune, duc de Sully, pair de France 2 .

Hyacinthe Rigaud mentionne ce portrait à l’année 1694 pour cent quarante livres. Van Hulst 3 et Mariette le disent « gravé par Drevet en 1698 ; buste sans mains, grandeur de thèse ». L’abbé Lelong indique que la gravure a été exécutée par Pierre Drevet en 1697. Van Hulst donne vraisemblablement la date d’achèvement de la gravure qui a du être commencée en 1697.

Cette œuvre s’inscrit dans l’ensemble des grands portraits de prélats et abbés, réalisés par Pierre en bustes et en ovales, portraits qui ne sont pas d’apparat mais qui présentent une grande qualité d’exécution : n° 68, Hippolyte de Béthune ; n° 70, Jacques-Nicolas Colbert ;n° 74, Oronce Finé de Brianville ;n° 75, Balthazar-Henri de Fourcy ; n° 77, Jean-Louis de la Bourdonnaye ; n° 82, Jean Polinier ; n° 84, Jean-Baptiste de Verthamon.

(Voir volume I : pp. 67, 171, 255).

bibliographie

Anselme 1726, IV, p. 175 ; Mariette 1740-1770, III, f° 45 v°, n° 11, VII, f ° 6 ; Moreri 1759, II, p. 436 ; Lelong 1775, p. 148 ; Paignon-Dijonval 1810, 7408  ; Nagler 1836, III, p. 479 et 1843, XIII, p. 183 ; Dussieux et coll. 1854, II, p. 158 ; Le Blanc 1856, II, n° 22 ; Firmin-Didot 1876, P. Dr., n° 21 ; Firmin-Didot 1875-1877, P. Dr., n° 407 ; Mireur 1910, II, p. 534, 536-538 ; Soulange-Bodin 1914, pp. 6-49 ; Roman 1919, p. 38 ; Audin et Vial 1919, p. 287 ; Jougla de Morenas 1975, II, p. 112 ; IFF XVIII e 1951, VII, P. Dr., n° 17 ; Coirault 1983, Saint-Simon, V, p. 782.

Notes
1.

Jougla de Morenas 1975,II, p. 112.

2.

Anselme 1726, IV, p. 175.

3.

Dussieux et coll. 1854, II, p. 158.