Quel bilan pour les élèves ? 311

L’acquisition par les élèves de compétences générales est un premier point positif. L’éducation au développement est à l’origine de connaissances sur le monde, dans lequel ils vont devoir s’intégrer et plus particulièrement sur les pays du Sud, sur leurs cultures, leur potentiel et leurs problèmes. Elle permet aussi, à travers des expérimentations, une réflexion sur le métier d’agriculteur et sur l’avenir de l’agriculture : Qu’est-ce que signifie le progrès technique ? Quels sont les risques d’une agriculture « productiviste » ? Quels systèmes de production alternatifs peut-on proposer ?  Qu’est-ce que le développement ? De là, la réflexion peut déboucher sur les enjeux de la mondialisation et sur notre interdépendance. Les enseignants espèrent ainsi former des jeunes plus ouverts aux réalités du monde et qui, une fois installés, pourront faire évoluer la profession.

L’implication des élèves dans l’éducation au développement et les relations Nord-Sud permet aussi de promouvoir l’apprentissage de l’autonomie, de développer le sens de l’organisation et de la responsabilité. Les contacts avec l’étranger favorisent aussi l’aptitude à la mobilité ( les « paysans » sont loin d’être majoritaires parmi les jeunes formés dans les établissements agricoles ). Un rapport indique que l’insertion professionnelle est plus facile après des stages à l’étranger et que les élèves qui se sont investis dans la coopération internationale semblent s’adapter mieux à toutes les situations nouvelles. Certains anciens vont travailler dans un PED. Quelques uns ont poursuivi leur formation à Bioforce, à Lyon, une école qui prépare à des activités dans le Sud. D’autres militent dans des ONG.

L’éducation au développement permet aussi de faire passer des valeurs de tolérance, de solidarité. La confrontation avec les réalités du monde, la rencontre de l’autre font évoluer les représentations, reculer les préjugés. Elle se révèle donc être un moteur important de l’éducation à la citoyenneté.

Notes
311.

Sources : Rapports et témoignages.