2.2.1. Introduction

Les sentiments qu’une odeur ou qu’une musique nous est familière sont comparables. Des études distinctes, dont ceux de l’étude présentée précédemment dans cette thèse (Chapitre 2 - Section ), montrent que l’analyse de la familiarité des odeurs (Royet et al., 1999; Royet et al., 2001b; Savic & Berglund, 2004; Plailly et al., 2005) et des musiques (Platel et al., 1997; Platel et al., 2003) semble impliquer des bases neuronales communes dans les régions préfrontales et parieto-occipitales. Le premier objectif de notre étude est de tester l’hypothèse de l’existence d’un réseau neuronal bimodal en comparant les processus de jugement de la familiarité d’odeurs et de musiques chez les mêmes sujets et dans les mêmes séquences d’acquisition fonctionnelles. Le deuxième objectif de notre étude est de distinguer les patterns d’activations associés aux items familiers de ceux associés aux items non familiers, contrairement aux études précédentes de notre équipe (Royet et al., 1999; Royet et al., 2001b; Plailly et al., 2005) qui étudient la tâche de jugement de familiarité en mélangeant les items familiers et non familiers au sein d’un même bloc d’acquisitions fonctionnelles. D’une façon innovante, la procédure expérimentale en blocs courts permet l’analyse des données à partir de la réponse comportementale du sujet pendant l’expérience et non pas à partir de la sélection a priori des stimuli en deux groupes d’items familiers et d’items non familiers.