I. Le transport artisanal, la seule alternative à la marche

La faiblesse des ressources constitue un obstacle majeur à l’accès à une voiture particulière pour la grande majorité des citadins subsahariens. Même les deux-roues, moins onéreux, restent hors de portée d’une importante partie de la population. Certes, dans le cas du vélo, le mode individuel le plus économique, des critères autres que le coût rentrent en ligne de compte. Quant aux modes collectifs, la disparition de la plupart des entreprises d’autobus et la marginalisation des survivantes ont laissé la place à des formes de transport présentant un certain nombre de traits de caractère communs qui échappent aux particularités locales. Les carences sur le plan de l’organisation et de la réglementation des transports urbains font également partie des traits généralisables à toute l’Afrique subsaharienne.