3. Prêtres et femmes pieuses multiplient les providences de filles à partir des années 1820

La Révolution eut de grandes répercussions sur le sort des providences. Les petites écoles fermèrent et les religieuses furent remplacées par des maîtresses laïques. En janvier 1793, l'œuvre des Messieurs tint sa dernière réunion et lors du siège de Lyon, les religieuses et les enfants furent dispersés. La maison et tous ses biens furent vendus à un architecte. Ce n'est qu'en 1799 que les Messieurs et les Filles de la charité remirent la providence en route 1921 et en 1802, elle était encore la seule à fonctionner.

Si une dizaine de providences ont été établies sous le Premier Empire dont celle des Trinitaires qui a pris un nouveau départ en 1804, la grande période de croissance se situe sous la Restauration avec la création de vingt-deux providences de filles dont six pour la seule année 1825 1922 . Sept nouvelles providences apparurent dans les dix premières années de la monarchie de Juillet et, au milieu des années 1840, période de leur apogée, il y avait une cinquantaine de providences de filles dans le diocèse de Lyon rassemblant environ deux mille jeunes filles 1923 .

Deux exemples peuvent nous permettre de constater les progrès rapides des providences créées au début des années 1820 même si les débuts furent humbles : la providence du “Pieux Secours”, à Saint-Etienne, mise en route par Reine Françon en 1821, n'avait alors qu'une orpheline, puis vingt orphelines en 1822, quatre-vingts en 1829 et cent trente-cinq en 1842. Quant à la providence de Jésus-Marie, fondée par Claudine Thévenet à Fourvière en 1821, elle abritait alors vingt-trois enfants et dix métiers à tisser et, quatre ans plus tard, on logea quatre vingt dix enfants dans un nouveau bâtiment et on y installa trente-trois métiers à tisser 1924 .

Qui étaient donc ces deux femmes pieuses, Reine Françon et Claudine Thévenet, qui furent à l'origine de deux providences parmi les plus florissantes à Saint-Etienne et à Lyon?

Reine Françon (1770-1842), fille de pauvres ouvriers installés à Saint-Etienne, avait travaillé très jeune chez une dévideuse, s'était initiée à la fabrication de rubans et avait accueilli une première orpheline dans sa chambre en 1821. Par la suite, avec quelques compagnes, elle accueillit d'autres orphelines. Son établissement, la providence du Pieux-Secours, commença à fonctionner avec de faibles ressources mais prit rapidement de l'importance grâce à ses qualités d'organisation, grâce au travail de ses orphelines et à la collaboration de la bourgeoisie catholique. Après que l'abbé Piron, curé de la paroisse Saint-Etienne, eût reconnu à son établissement les droits d'une communauté, Reine Françon revêtit l'habit, adopta la règle des religieuses de Saint-Joseph et, sous le nom de sœur Saint-François Régis, elle prononça ses vœux de religieuse, en 1823, âgée de cinquante trois ans 1925 .Dès 1826, la providence avait acquis une importance assez grande pour que sa supérieure songeât à acquérir la propriété d'un immeuble 1926 . Elle acquit, le 8 octobre 1828, pour le compte de sa communauté, rue de la paix, à Saint-Etienne, une maison pour le prix de quarante deux mille trois cents francs et un autre corps de bâtiment pour le prix de vingt mille francs 1927 . C'est là que furent installés des ateliers de dévidage, d'ourdissage et de couture. Ces réalisations furent possibles grâce aux dons, aux prêts sans intérêt et aux commandes des fabricants de rubans : les Janvier, Fontvieille, Balaÿ, Epitalon, Vaillant et le maire de Saint-Etienne, Peyret-Lallier qui offrit une allocation sur le budget municipal. Ainsi, sœur Saint-François Régis put loger ses vingt religieuses, ses trente novices et ses quatre-vingts orphelines. La notoriété du Pieux-Secours fut rapide puisqu'une ordonnance royale du trente juillet 1828 le reconnaissait comme établissement d'utilité publique et un an plus tard, l'Académie française décerna à Reine Françon l'un des prix Monthyon, consistant en une médaille de bronze et un don de cinq mille francs 1928 .

Si Claudine Thévenet (1774-1837), à la différence de Reine Françon, est née dans une famille bourgeoise, comme cette dernière, elle connaît l'industrie de la soie car plusieurs membres de sa famille sont ou étaient des fabricants de Lyon. De plus, elle aussi a le souci des humbles et s'empresse d'offrir l'hospitalité aux enfants abandonnés et aux jeunes filles à la recherche de travail. Sa jeunesse a été très marquée par l'exécution de deux de ses frères à la suite du siège de Lyon en 1793, et à la Croix-Rousse où ses parents allèrent habiter, elle se voua entièrement à son apostolat dont elle fixa le centre à l'église Saint-Bruno. Claudine Thévenet fonda sa première providence en 1815, après que le nouveau vicaire de la paroisse Saint-Bruno des Chartreux , André Coindre, lui eût confié deux fillettes qu'il avait trouvées blotties contre le portail de l'église Saint-Nizier 1929 . Elle ne se contenta pas de la création de cette providence du Sacré-Cœur, connue sous le nom de providence de Saint-Bruno ; en 1818, elle fonda une deuxième providence dans le même quartier, celle de la rue de Pierres Plantées, qui, installée plus tard à Fourvière, en 1820, devint la providence de Jésus-Marie 1930 . Par ailleurs, l'abbé Coindre l'incita à former avec ses compagnes qui exerçaient le même apostolat, une association sous le patronage de Saint-Ignace, la Pieuse Union des Sacrés-Cœurs de Jésus. Cette association était affiliée à la Congrégation et son bureau put rassembler des fonds permettant d'aider financièrement les deux providences. Si, en 1825, la providence de Saint-Bruno fut confiée à la paroisse du même nom et aux religieuses de Saint-Joseph, la deuxième providence fut le noyau de la congrégation religieuse dont Claudine Thévenet fut la co-fondatrice en 1823, avec l'abbé Coindre, celle des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, appelée à partir de 1841, Congrégation de Jésus-Marie 1931 . Claudine Thévenet établit également deux autres providences : la providence du Sacré-Cœur à Belleville et celle de Saint-Laurent au Puy en 1825 1932 .

Les premières initiatives de Reine Françon et de Claudine Thévenet nous permettent d'imaginer le début de l'histoire de chaque providence : au départ, on trouve quelques enfants indigents, une femme pieuse et un prêtre qui assure la direction spirituelle et parfois aussi une collaboration matérielle. Ainsi, l'abbé Pierre Pousset, curé de la paroisse Saint-Bruno des Chartreux à la Croix-Rousse, est probablement un des ecclésiastiques qui s'est le plus impliqué dans les providences de filles, avec la société de la Sainte-Famille (1825). Les débuts sont tout à fait classiques : Marie Descombe, associée à Claudine Piégay, avait pris, dans leur atelier de soieries à la Croix-Rousse, de jeunes orphelines et toutes deux avaient demandé à l'abbé Pousset de devenir le père spirituel de leur Maison et de rédiger pour leur communauté un projet de règle 1933 . Pierre Pousset, né à Cordelle, près de Roanne, fut un condisciple de Jean-Marie Vianney au séminaire de Verrières et fut ordonné prêtre en 1817. Il fut d'abord vicaire et professeur à Verrières et, en 1823, fut nommé curé de Saint-Bruno. C'est là qu'il remarqua plusieurs ateliers de filles dont celui de Marie Descombe, qui, sans être des communautés, en imitaient la régularité. L'abbé Pousset, devenu directeur spirituel et supérieur de la congrégation des religieuses de la Sainte-Famille, va s'occuper de toutes les questions matérielles concernant les providences de la société. Le 30 avril 1835, il écrit ainsi à la Mère Descombe 1934 , en séjour à la Sainte-Famille de Cordelle : “Les sœurs ont leurs pièces d'avance à mesure qu'elles finissent, tout va bien ici. L'on vous a envoyé des mouchoirs à franger, il faudra qu'on les ait dans les quinze jours ici, on les paiera vingt sols la douzaine 1935 ”.Bon connaisseur du travail de la soie, il écrit le quinze juillet 1838 à son frère cadet, l'abbé Pierre Pousset qui s'occupe de la Sainte-Famille à Cordelle : “J'attendais pour te répondre que les dernières pièces de soieries fussent arrivées ; une autre fois, il faut, en faisant préparer les pièces qui doivent remplacer celles qui se finissent, annoncer quels sont les métiers qui finissent. Le genre de pièces, c'est à dire les comptes, ne sont pas les mêmes. Tu vois bien que tu ne sais pas encore l'état des canuts 1936 ”. Le supérieur de la Sainte-Famille organise aussi l'envoi de diverses fournitures aux maisons de la société et il est en relation avec le négociant Héckel qui doit plus de sept mille francs aux maisons de la Sainte-Famille en 1845, ce qui inquiète l'abbé Pousset qui trouve que ce dernier entreprend trop avec ses mille deux cents métiers 1937 .

L'abbé Pousset se préoccupe tellement des résultats financiers des maisons de la Sainte-Famille qu'il signale à son frère le huit février 1846 qu'une “ demoiselle Thomas qui a fait ses vœux aura bien une douzaine de mille francs de dot, je crois 1938 ”.Toutefois, il a bien conscience de la vanité de ses embarras pour un prêtre puisqu'en retraite à Valfleury en décembre1844, il écrivait à son frère : “Comment tendre vers Dieu de toutes ses forces si mille soins extérieurs nous absorbent? 1939

Les débuts et le rapide succès des providences que nous venons d'évoquer nous ont permis de constater que la collaboration entre des femmes pieuses et le clergé des paroisses a été fructueuse même si des conflits d'autorité ont eu lieu, comme ce fut le cas, plus tard, entre la mère Descombe et l'abbé Pousset. A la lecture de l'histoire de ces providences, on s'interroge aussi sur leur véritable identité, sur leur statut : se sont-elles tournées vers des congrégations comme le Pieux-Secours à Saint-Etienne avec la congrégation des religieuses Saint-Joseph? Se transformèrent-elles en congrégation, comme celle de Jésus-Marie, après que Claudine Thévenet eût installé sa deuxième providence à Fouvière, ou comme la Sainte-Famille? Ont-elles donné lieu à un certain regroupement pour que leur gestion soit plus efficace?

Sous l'Ancien Régime et le premier Empire, les providences étaient surtout d'origine paroissiale. Sous la Restauration, elles furent de plus en plus d'origine privée. Mais, par la suite, peu de providences mises en route par des laïcs restèrent sous leur direction même si la majorité d'entre elles dépendait de leur soutien matériel et financier.

En dehors des congrégations de Jésus-Marie et de la Sainte-Famille, deux providences devinrent le cadre apostolique de nouvelles congrégations : la maison Rollet (1813-1839) qui fut le berceau des religieuses de Saint-François d'Assise à la Croix-Rousse 1940 , et la providence mise en route par deux ouvrières à Saint-Sorlin dans le Rhône qui donna naissance en 1847 à une autre congrégation à spiritualité franciscaine, celle des Petites sœurs de L'enfant-Jésus 1941 .

Les providences créées par des laïcs, et qui se tournèrent vers des congrégations, s'adressèrent le plus souvent aux religieuses Saint-Joseph comme la providence Saint-Bruno à la Croix-Rousse déjà évoquée ou celle des Jeunes économes, créée en 1804 par de pieuses demoiselles et prise en charge en 1822 par les religieuses Saint-Joseph, d'abord à la Croix-Rousse, puis à Fourvière en 1843 1942 . Là où les religieuses Saint-Joseph étaient établies, elles étaient souvent assistées par de généreuses collaboratrices appelées Dames de la miséricorde qui s'occupaient entre autre de la providence de la paroisse Saint-Polycarpe 1943 .

Comme les religieuses, les prêtres missionnaires diocésains des Chartreux utilisèrent des associations pour s'occuper des bonnes œuvres et en particulier d'une providence. Ainsi, un membre de la société des Chartreux, aumônier de la maison mère des religieuses Saint-Charles, l’abbé Mayol de Lupé (1786-1842) dirigea la société des demoiselles de Saint-Louis de Gonzague, créée en 1822 et qui s'occupait du placement et de la surveillance des ouvrières de la Croix-Rousse. Cette société ouvrit sa propre providence à Cuire en 1825 qu'elle administra jusqu'à ce que les religieuses de la Sainte-Famille en prennent le contrôle en 1843 1944 .

Quelques providences restèrent tout de même sous la houlette de laïcs comme celle de Bethléem (1838) créée par la société lyonnaise de patronage pour les jeunes filles. Cette organisation a été mise en place en 1837 à la suite du succès obtenu l'année précédente par le patronage en faveur des jeunes libérés du département du Rhône. Le patronage des jeunes filles né au sein de la Congrégation des dames était une sorte d'agence inter-paroissiale, originalité qui permettait d'augmenter les moyens financiers et d'améliorer le placement 1945 des orphelines, des jeunes filles sortant des refuges pour prostituées et des pénitenciers, et de celles dont les mœurs étaient en danger. Il obtint un soutien efficace dans la ville de Lyon, d'abord de l'Eglise, dont l'archevêque, Mgr de Bonald, présidait la plupart de ses assemblées générales dans une des salles de l'archevêché, mais aussi, il eut le soutien financier et moral des autorités administratives de Lyon et même d'ouvrières qui secondèrent l'œuvre par leurs démarches et leur travail 1946 . La société du Patronage dirigée par une présidente et un directeur qui était curé d'une paroisse de Lyon, était organisée sur le modèle de la Propagation de la Foi : les chefs de dizaines ou de centuries allaient recueillir les cinq francs annuels réclamés à chaque souscripteur et, dans les vingt paroisses qui souscrivent en 1841, un bureau cherche les filles en danger et les place, puis les visite et les surveille si on leur a trouvé un atelier chrétien ; celles-ci sont placées comme domestiques ou apprenties dans les ateliers ou, en attendant, dans des providences ou refuges 1947 . Une autre originalité du patronage des jeunes filles réside dans le fait que la providence de Bethléem, puis le refuge du Bon Pasteur mis en place en 1841 pour accueillir aussi les grandes jeunes filles, ne sont que des lieux d'accueil provisoires puisque le budget du Patronage donne la priorité aux bureaux de placement. Le refuge du Bon Pasteur s'occupe de la régénération 1948 de toutes les filles vagabondes ou “vicieuses” suivant l'expression utilisée par la présidente de l'œuvre, qui ne peuvent immédiatement être mises en apprentissage sans mettre en danger leurs compagnes.

Plusieurs centaines de jeunes filles sont présentées chaque année au Patronage. Mais toutes ne peuvent être inscrites. Ainsi, en 1841, plus de 200 enfants ont été présentées au Patronage par leurs parents, tuteurs ou bienfaiteurs, mais seulement 130 ont été inscrites. Parmi elles, 73 ont été placées, dont un peu plus de la moitié dans des refuges ou des providences et les autres, en apprentissage, chez les divers ouvriers de la ville 1949 . Ce constat donne une idée de la tâche à accomplir et nous interroge sur les causes de la multiplication des lieux d'accueil pour les jeunes filles qui posent problème.

Notes
1921.

J.FARNHAM, p. 49.

1922.

Ibid., pp. 63-64.

1923.

Idem, p. 114. Dans sa circulaire de mise au point sur les providences du 11 octobre 1847, Mgr de Bonald avance un chiffre quatre fois plus faible. Mais il faut tenir compte du fait que les filles les plus jeunes admises entre cinq et onze ans dans les providences, ne travaillaient pas sur les métiers. Voir la carte des providences et le tableau des providences de filles dans les annexes du T.2 de la thèse.

1924.

Idem, p. 111.

1925.

J.M. CHAUSSE, Reine Françon et la providence de la Reine à Saint-Etienne, Freydier, Saint-Etienne, 1872, 53 p. (p. 6-11). A Saint-Etienne, sœur Saint-François Régis était connue sous le nom de sœur Reine et sa maison sous le nom de “couvent de la Reine”.

1926.

Lettre de sœur Sainte-Gertrude, nouvelle supérieure du “Pieux-Secours”, adressée au ministre de la justice et des cultes le 11 avril 1843, après le décès de sœur Saint-François Régis. (A.R. Saint-Joseph . S 13 1).

1927.

A.R. Saint-Joseph . S 13 2 bis.

1928.

J.M. CHAUSSE, Reine Françon et la providence de la Reine à Saint-Etienne …, pp. 13-15.

1929.

Gabriela-Maria, R.J.M., MONTESINOS, En cette nuit-là aux pierres plantées, Claudine Thévenet…, pp.218-221.

1930.

Ibid., p. 255.

1931.

J. FARNHAM, Alternative childhood : Girls providences in nineteenth century Lyon (1800-1850)…, pp. 79-81. L'auteur, elle-même religieuse de cette congrégation de Jésus-Marie a voulu retrouver les racines de sa congrégation en rédigeant sa thèse et repérer aussi le rôle de sa fondatrice qui a été béatifiée en 1981 et canonisée en 1993. Quatre ans après la mort de Claudine Thévenet (mère Saint-Ignace), en 1841, sa congrégation fut sollicitée pour les missions extérieures, en Inde, puis en Amérique du Nord (Yannick ESSERTEL, L’aventure missionnaire lyonnaise. 1815-1962 …, pp. 71-72).

1932.

J. FARNHAM …, p. 107.

1933.

J. POUSSET-CARCEL et B. CARCEL, Deo Soli – La vie d'un prêtre : Pierre Pousset (1794-1883), Feurs, 1998, 750 p. (pp. 52-56).

1934.

Marie Descombe avait prononcé ses vœux le vingt-cinq décembre 1825 en même temps que six autres novices et était devenue supérieure de la Société de la Sainte-Famille.Elle prit une part active à l'installation de nouvelles maisons : il y avait une dizaine de maisons en 1836, une vingtaine en 1845 dont dix-huit métiers à tisser à Lyon, quatorze à Cordelle, treize à Beaujeu et dix-huit à Mornant. En 1846, la maison mère à Lyon abritait cent personnes dont soixante-sept religieuses. A la fin de 1844, les soixante-trois métiers des quatre maisons avaient rapporté près de soixante mille francs et il restait au magasin près de sept mille francs (Ibid., pp. 300-325).

1935.

Idem, p. 164.

1936.

Idem, p. 215.

1937.

Idem, p. 309.

1938.

Idem, p. 313.

1939.

Idem, p. 299.

1940.

Madame Rollet et sa fille Anne qui travaillaient avec des jeunes filles dans l'atelier familial sont devenues la supérieure et l'assistante de la communauté du tiers ordre de Saint-François d'Assise (1839) (M.A. KOEHLY, Sur les pas du poverello, éditions du sud-est, 1954, 156 p. ( pp. 17-38).

1941.

E. KELLER, Les congrégations religieuses en France, Poulssiègue, 1880, 735 p. (pp. 256-257). Cette congrégation accueillait des orphelines et des sourdes muettes et les plaçait à Lyon dans des ateliers visités par les religieuses.

1942.

A. R. Saint-Joseph (L 21). Avant 1848, les religieuses Saint-Joseph administraient dix-huit providences, les Filles de la charité, huit, et les religieuses Saint-Charles, six. (J. FARNHAM, Alternative childhood : Girls providences in nineteenth century Lyon (1800-1850)…, p. 96.)

1943.

Ibid., p. 68.

1944.

Idem, pp. 69-70. L’abbé Mayol de Lupé avait appartenu comme laïc à la Congrégation de Lyon dont il devint le père spirituel de 1814 à 1816. (A. LESTRA, Histoire secrète de la Congrégation de Lyon …, p. 253).

1945.

J. FARNHAM …, pp. 65 et 82. L'association féminine des jeunes économes qu'on a déjà évoquée poursuivait les mêmes buts mais avec des revenus insuffisants. L'endettement de cette société provoqua des tensions entre les religieuses Saint-Joseph qui travaillaient directement avec les enfants et les dames patronnesses. Ces dernières, originaires de la bourgeoisie lyonnaise, avaient décidé, au moment de la création de l'association, d'économiser chaque jour cinq centimes en faveur de l'éducation et du placement des filles pauvres (J. FARNHAM …, pp. 85-86).

1946.

Il s'agissait souvent d'ouvrières pieuses qui se consacraient aussi aux soins des malades dans la société dite des Veilleuses (N. BEZ, La ville des aumônes- Tableau des œuvres de charité de la ville de Lyon, Librairie chrétienne, 1840, 282 p. (p. 129).

1947.

Assemblée générale du Patronage de décembre 1841 et 1844 (A.M. de Lyon, 744 WP074 et 744WP076 )

1948.

Elles peuvent ensuite “entrer dans le monde avec un état qui les met à même de lutter contre les tentations, compagnes de la misère et de l'oisiveté” comme l'a affirmé Mgr de Bonald à l'assemblée générale de la Société du patronage du vingt-huit décembre 1844.

1949.

Assemblée générale du Patronage du 27 décembre 1841, A.M. de Lyon, 744WP076.