2 – Explications des nouveaux keynésiens

Face à la permanence du chômage, les économistes de tous les courants théoriques ont été obligés de revoir leurs interprétations. Les libéraux vont proposer de nouvelles interprétations du chômage, soit en termes de dysfonctionnement comme dans la théorie standard, soit en termes de rationalité des chômeurs. Les keynésiens continueront à l’interpréter comme insuffisance de croissance économique. A partir des années 1970-80, des synthèses vont être tentées : entre la théorie néo-classique et la théorie keynésienne d’une part, pour expliquer comment se déroule la relation d’emploi et comment se déterminent les salaires ; entre la théorie keynésienne et la théorie marxiste d’autre part, pour ramener l’explication du chômage au coeur des mutations du système productif 124 .

La réactualisation des analyses libérales du chômages’est faite dans deux directions : au niveau macroéconomique, on a tenté d’expliquer quels dysfonctionnements altéraient l’équilibre du marché du travail ; à un niveau plus microéconomique, on a proposé une application nouvelle du postulat de la rationalité des agents économiques.

Notes
124.

Idem.