2.1.1.1. La définition du centre

La définition du centre historique et de ses limites géographiques se base sur une connaissance préalable des villes étudiées. Pour Lyon, le quartier de la préfecture, lieu central des arrondissements les plus denses en emploi (1er, 2ème, 3ème – 10 000 emploi/Km2 - et 6ème arrondissements), fait le lien entre la presqu’île et la Part-Dieu qui constituent l’hyper-centre. Bien que les limites du centre soient largement dépendantes de l’échelle de diffusion de données, à savoir l’échelle communale, les migrations alternantes entre la commune de Lyon et celle de Villeurbanne ont largement dépassé ces délimitations administratives constituant une seule enceinte. Un quart des actifs travaillant à Villeurbanne sont lyonnais et un tiers des actifs villeurbannais travaillent à Lyon en 1999. Par ailleurs, en utilisant le modèle de Bussière, dans le chapitre précédent nous avons montré que la zone dense centrale de population de l’aire urbaine lyonnaise contient la majorité des quartiers villeurbannais (jusqu’à Cusset). Cette méthode de délimitation du centre ne peut malheureusement pas être appliquée sur les emplois, qui ne sont pas disponible à l’échelle du quartier IRIS. Dans l’aire urbaine de Marseille, le quartier de la bourse, autour du vieux port dans le 1er arrondissement de Marseille (l’arrondissement le plus dense avec 11 600 emplois/Km2, juste avant les 6ème, 5ème, 3ème et 4ème arrondissement), constitue l’hyper-centre. La commune de Marseille représente l’ensemble du centre historique. En ce qui concerne l’aire urbaine de Lille, nous considérons les quartiers d’activité de Lille-centre se situant au sud du vieux Lille comme étant l’hyper-centre. Avec 5 000 emplois/Km2, la commune-centre de Lille est la plus dense en emploi, juste avant Roubaix et Tourcoing.