Le droit à la communication ne devrait pas se limiter à de simples écrits ou à des lois sur papier mais devrait plutôt se concrétiser sous forme de notions indispensables pouvant répondre aux besoins réels en communication des États et individus. Il a certes été très difficile de concrétiser un accord commun visant à réglementer ce droit sur le plan légal ; néanmoins, des efforts ont été consentis, entre autres64 :
Pour cela, certaines conditions doivent être respectées ; notamment, faire participer chaque individu à l’opération de télécommunication et en faire un élément essentiel de sa culture, de sa langue et de son développement intellectuel.
Selon Racim Mohamed DJAMEL, aller vers le droit à la communication dans son sens global est étroitement lié à l’environnement démocratique général de l’état, ce qui signifierait que l’individu et la communauté ont le droit de choisir leur voie65. De même, Hocine AOUDAT affirme : « le droit à la communication est un droit de l’individu à l’information , le savoir, les expériences d’autrui, l’échange, la liberté d’expression et la possibilité de s’imposer, de donner son avis et d’influer sur le cours des évènements aussi bien politiques que culturels ou sociaux »66.
Ce droit est donc étroitement lié à la formation de l’individu et au mode de fonctionnement de la société à laquelle il appartient. Il existe ainsi trois sortes de pratiques démocratiques sur le plan de la communication :
ABDERRAHMANE Aouatef, Études sur la presse arabe contemporaine, Dar El Fârâbî, Beyrouth, Liban, janvier 1989, p17.
DJAMEL Racim Mohamed, La communication et l’information dans le monde Arabe , Centre des études de l’union arabe, Beyrouth, Liban, 2ème édition, février 2001, p27.
AOUDAT Hocine, droit à la communication les politiques de l’information arabe , extrait de l’intervention dans le colloque sur la liberté de la communication à Bagdad, Irak, (26-30), septembre 1981.