5.2.2.4 Remarques sur la MLU

On remarquera que la MLU, bien qu’elle soit un indicateur précieux de la progression des enfants, raison pour laquelle c’est l’instrument de mesure retenu, par exemple, dans les études sur les enfants SLI, pourrait ne pas rendre entièrement des compétences linguistiques des enfants : ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, nous avions classé Charlotte dans le second stade d’acquisition du langage (celui des premières combinaisons), or on remarquera qu’elle n’atteint jamais le palier de deux mots au cours des trois années. Néanmoins, les transcriptions de ses interactions montrent qu’elle associe souvent deux mots, même si cela ne se voit pas dans le calcul de sa MLU. En revanche, Eliott a beaucoup plus de mal à associer deux mots et produit généralement des mots isolés.

De ce point de vue, le choix de la MLU comme critère général de progression linguistique des enfants doit s’accompagner d’autres mesures de nature syntaxique, comme par exemple, la répartition des mots produits dans les différentes parties du discours, la diminution des agrammaticalités ou la progression de la production de relatives. Ces indices ont été pris en compte comme nous le verrons par la suite.

Toutefois, avant de quitter la MLU, nous allons comparer la progression des enfants autistes et celle des enfants DT.