Première partie : Vers une anthropologie de l’enfance globalisée

Introduction de la première partie

Notre thèse s’est construite par des allers-retours entre le terrain et les références bibliographiques inscrites dans deux champs anthropologiques principaux :

  • l’anthropologie de l’enfance, anglophone, qui interroge les réappropriations locales des politics globales de l’enfance,
  • et l’anthropologie du développement et du changement social.

Nous proposons de revenir, dans le premier chapitre, sur les trois postures que ces écrits nous ont invités à adopter :

  • la rupture épistémologique avec l’objet de santé publique « orphelin et enfant vulnérable »,
  • la nécessité de prendre en compte la dimension diachronique de notre objet d’étude, dans le contexte de Zinder,
  • la considération de l’hétérogénéité des acteurs intervenant sur les « trajectoires » des enfants.

Le second chapitre sera consacré à quelques repères historiques permettant de saisir l’installation progressive de ces acteurs divers. Les conséquences de leurs interactions, quant à l’orphelin et sa prise en charge, feront l’objet des parties suivantes.

Il conviendra de préciser d’abord, dans un troisième chapitre, comment nous les avons étudiées : avec quels outils méthodologiques, depuis quels points d’observation et selon quels enjeux éthiques.