Les enfants dits « ramassés » ou « yan suntua » de deuxième génération

Les autres enfants attirent particulièrement notre attention. Dix-huit d’entre eux constituent une deuxième génération de recueillis. Nous l’avons mentionné, le père d’Hadjia soutenait des enfants de pauvres ou de partenaires influents.

Leur progéniture est aujourd’hui confiée à Hadjia. Cette continuité rappelle les liens créés entre le Sultan et ses « captifs », décrits par André Salifou, et sur lesquels nous revenions en première partie. La posture d’Hadja fait également écho à celle de Baba of Karo (Smith 1981 : 128) qui « adopta » les enfants de ceux dits « esclaves » de la maison familiale (gandu) de son mari ou domestiques affranchis.

Ce qui se présente de prime abord comme un motif de prise en charge est la recréation des liens et des obligations de parenté entre les enfants du père d’Hadjia et ceux des premiers recueillis.