4.4.1.Le sexe ratio et la cause hormonale

La prévalence des garçons touchés par la dyslexie est attestée depuis longtemps, mais son origine est aujourd’hui encore discutée. Selon Rutter et al. (2004), les troubles de lecture touchent de manière générale davantage les garçons que les filles. Toutefois, d’autres études montrent que les garçons et les filles sont touchés de la même manière (Flynn & Rahbar, 1994 ; Shaywitz, Shaywitz, Fletcher, & Escobar, 1990). Feldman et al. (1995) précisent que les garçons ne sont pas plus représentés dans la population étudiée que les filles mais qu’ils présentent une dyslexie avec un degré de sévérité plus important (pour une étude comparative voir Miles, Haslum, & Wheeler, 1998). Le taux plus important de garçons atteints de dyslexie aurait une possible cause hormonale, un excès de testostérone du fœtus, ayant une incidence sur le développement nerveux Le terme de conflit « immuno-hormonal » est utilisé pour faire référence à une relation complexe entre une cause génétique, un dysfonctionnement du système immunitaire, du système hormonal et les troubles du langage chez les dyslexiques (Geschwind & Galaburda, 1985 ; Habib, 2000 ; Hugdahl, Synnevag, & Satz, 1990). La dyslexie est à la fois un handicap familial et héréditaire (Pennington & Gilger, 1996). Un enfant, ayant un proche parent dyslexique, a en effet 40 à 60 % de risque d’être aussi dyslexique. Ce risque augmente lorsque d’autres parents présentent des troubles similaires.