Nous partirons de cette hypothèse que la vision, la parole et l’écriture travaillent toujours ensemble dans ce texte, puisque « Jean » a reçu l’ordre d’écrire ce qu’il a vu. Comme le note Jean Delorme, que nous avons cité plus haut, le texte de l’Apocalypse conduit vers la figure nouvelle, un monde nouveau dans lequel Jean est introduit sous la forme de « je vis », « j’entendis ». Comme nous l’avons remarqué plus haut avec François Martin, la vision et l’écriture sont liées dans l’expérience de Jean comme les deux faces d’une même pièce de monnaie.
Nous allons examiner d’abord la condition sémiotique du livre et réfléchir ensuite sur l’ordre d’écrire des visions et sur l’invitation à la lecture 373 .
Nous nous appuierons ici sur la conférence donnée par Jean DELORME (« L’Apocalypse de Jean ») à Agora Tête d’Or à Lyon en 2003 et sur les communications faites par Louis PANIER (« L’Écriture et la Vision dans l’Apocalypse 1 ») et Jean CALLOUD (« Je suis l’alpha et l’oméga. L’Apocalypse à la lettre ») au colloque du CADIR à Lyon en septembre 2006 ; à paraître dans Sémiotique et Bible, n°128, Janvier 2008.