c) Zonation

La zonation fluviale a commencé aussi au XIXème siècle en raison des études portant sur le comportement des paramètres physico-chimiques d’eau et leurs relations avec la distribution des invertébrés et des poissons au long du profil longitudinal d’un cours d’eau (MARTENS et DUMONT, 2003). Ultérieurement, d’autres propositions de zonation fluviale sont apparues, à partir de critères biologiques, écologiques ou géomorphologiques (CARPENTER, 1928 ; Illies et BOTOSANEANU, 1963 ; SCHUMM, 1977).

Le terme de zonation est un des mieux définis dans la littérature géomorphologique et écologique. Selon Brown (1997), la zonation est « un gradient d’environnements auquel certaines espèces répondent ». Schmitt (1996, 2001) reprend un concept de Wasson (1989) qui présente la zonation comme l’action de « définir, de l’amont vers l’aval d’un cours d’eau, une succession de zones relativement homogènes caractérisées par leur peuplements et définies à partir de paramètres abiotiques assez simples ». Pour Schmitt (1996, 2001), « les zones sont récurrentes et une zone donnée dans un cours d’eau est comparable à la même zone dans un autre cours d’eau ». Pour cet auteur, la zonation donne toujours la « même succession des zones sur tous les cors d’eau, sauf exceptions (confluences, par exemple) ».

Bref, la zonation se distingue des autres concepts car les zones sont généralement délimitées sur le profil en long, obéissant ainsi à une séquence amont-aval qui ne peut pas être modifiée, et ces mêmes zones peuvent être retrouvées sur d’autres cours d’eau.