1.4. Les classifications appliquées aux milieux fluviaux

« La géomorphologie est une science nouvelle, et pour cette raison on fait encore beaucoup de classifications » (GOODWIN, 1999). Dans le cas de la géomorphologie fluviale, la diversité et la complexité des systèmes fluviaux ont stimulé le développement de propositions de classification. Selon Knighton (1998), « l’interaction d’un flux de fluide mobile avec une berge solide érodable donne une ample variété de formes de chenal. Dans le but d’y mettre quelque rationalité, plusieurs classifications des chenaux ont été proposées ». Pour Mosley (1987), « les cours d’eau ont été un fréquent sujet de classification par les pratiquants d’une ample gamme de disciplines, y compris la géomorphologie. Les motivations pour l’identification des différents types ou classes de cours d’eau largement ont varié, dès lors que le scientifiques ont souhaité augmenter leurs connaissances sur le comportement et la morphologie des cours d’eau, du relevé des caractéristiques communes à un type de cours d’eau donné, jusqu’au besoin d’un ingénieur ou d’un gestionnaire des poissons d’eau douce d’extrapoler son expérience et sa connaissance portant sur un cours d’eau donné aux cours d’eau appartenant à la même catégorie ».

Au fil du temps, les classifications ont présenté les objectifs les plus divers, comme par exemple expliquer le fonctionnement des systèmes fluviaux (LEOPOLD et WOLMAN, 1957 ; SCHUMM, 1963), et élaborer des méthodologies susceptibles d’applications à tous les cours d’eau existants (ROSGEN, 1994).