1. La charge de l’association paroissiale

Toute paroisse qui bâtit est appelée à créer une association de type loi 1901. L’ODPN impose un certain nombre de points non négociables dans les statuts de la nouvelle association1192. Celle-ci doit accueillir en son sein, selon des consignes de l’Archevêché souvent rappelées, des laïcs compétents et qualifiés qui auront une fonction de conseil auprès du curé bâtisseur. Une convention est ensuite signée entre l’association paroissiale et l’Association diocésaine. Celle-ci devra faire apparaître que c’est l’association paroissiale qui prend les décisions pour l’ensemble des dépenses à engager pour les constructions : église ou chapelle, presbytère, salles de réunion et de catéchisme. Elle reçoit « mandat » de l’Association diocésaine de « faire toutes études, de passer tous traités et marchés pour la construction »1193. Mais les décisions ne sont rendues définitives qu’après l’accord de l’ODPN pour l’ensemble du projet. De plus, l’association paroissiale étudie les modes de financement de ces constructions et doit mettre en œuvre les moyens nécessaires pour parvenir à l’équilibre budgétaire. Mgr Mazioux prévient que l’association paroissiale garde sur ce point l’initiative et l’entière responsabilité des opérations, à l’exception de deux obligations : d’une part, verser d’une part 15 % des recettes à la Caisse centrale (Archevêché) pour la couverture des frais généraux de l’ODPN « et lui permettre de faire face aux imprévus » ; aucun emprunt ne devra, d’autre part, être contracté sans l’accord de l’Office diocésain.

Notes
1192.

AAL, fonds Gerlier, 11.II.31, « Églises nouvelles. Décentralisation pastorale…et financière », par Mgr Joannès Mazioux, 21 décembre 1960.

1193.

AAL, fonds Gerlier, 11.II.31, circulaire ODPN n°8, sans date, 1961 ou 1962 probablement.