Section 3) Le passage à un enjeu social et technique comme condition de recevabilité politique et administrative
‘« Le Docteur Carle, tout en poursuivant l’œuvre de son prédécesseur au point de vue sportif (…), aiguilla le Club vers des buts plus utilitaires. A ce moment, en effet, l’automobile était devenue beaucoup plus un instrument de travail qu’un sport. Grâce à sa clairvoyance, l’Automobile-Club comprit le nouveau rôle qu’il avait à jouer auprès des pouvoirs publics, qui lui donnèrent voie consultative dans de nombreuses commissions municipales et préfectorales, et put ainsi défendre d’une façon efficace les intérêts matériels de ses membres. Il fut l’animateur de nombreuses commissions tant sportive, que technique, touristique, contentieuse, des fêtes, de la bibliothèque, du bulletin, de la circulation, etc. »
476
’
Au-delà de la structuration de l’ACR autour d’activités nécessaires à l’aménagement des pratiques automobiles, son développement permet d’encadrer et de définir les problèmes automobiles. Les articles qui composent ses revues, les questions qu’il relaie en interne et en externe, auprès des pouvoirs publics notamment, participent à la construction et à l’identification de problèmes publics automobiles. L’éducation des usagers, la sécurité de la route, la congestion et le stationnement sont autant d’enjeux sur lesquels se mobilisent les membres de l’ACR pour contribuer à faire accepter l’automobile en ville.
Notes
476.
Cf. Editorial de Joannès Jubin, nouveau président de l’ACR, à l’occasion du premier numéro de 1942 (n° 1, janvier-février-mars) de la Revue de l’ACR.