A) Accompagner le développement de l’automobilisme, entre militantisme et éducation des usagers

Notre étude d’un automobile-club de Province, l’ACR, peut nous permettre d’envisager un dépassement des points de vue centraux et nationaux sur la place qu’a occupé l’Automobile-Club de France477 dans l’équipement et la construction d’un système automobile ainsi que dans ses interférences avec les pouvoirs publics478. Ce décentrage du regard est utile pour questionner plus finement les liens entre l’ACR et les pouvoirs locaux ainsi que la constitution d’une scène locale de développement de l’automobile.

Dans ses premières années de fonctionnement, les activités de l’ACR s’orientent surtout vers l’organisation de courses automobiles. Parmi les grandes épreuves sportives organisées par l’ACF à Lyon479 on peut citer :

[Grandes courses automobiles lyonnaises]
Grandes courses automobiles lyonnaises
24 septembre – 3 octobre 1896 Course Paris - Marseille – Paris
1900 Coupe Gordon Bennett (Paris- Lyon)
1904 / 1905 / 1907 Organisation de la Course Rochet-Schneider
Depuis 1905 Organisation de la Course de côte de Limonest
4 juillet 1914 Grand prix de l’ACF (Circuit de Lyon – Sept-Chemins)
2-3 août 1924 Grand prix de l’ACF et Grand Prix d’Europe (Circuit de Lyon)
16 juin 1926 Grand prix de Lyon, circuit de Quincieux
15 juin 1930 Grand prix de Lyon, circuit de Quincieux
18 août 1947 Grand prix d’Europe de l’ACF (Circuit Parilly – Lyon, sur Boulevard de Ceinture)
Depuis 1947 Organisation du Rallye national de Lyon-Charbonnières

Au-delà de ses activités évènementielles propres au sport automobile, « le Club, peu à peu, investit tous les aspects de la vie automobiliste, proposant des assurances, une assistance juridique en cas de contentieux, un bureau de placements de chauffeurs, créant une coopérative qui procure aux adhérents, à des prix avantageux, des pneus, de l’essence ainsi que différents accessoires »480. Par ailleurs, l’ACR organise d’autres manifestations, principalement pour accompagner et pour encourager la pratique et l’industrie automobiles. Avant la création du Club, le Salon du cycle et de l’automobile de Lyon avait été organisé, en 1898, sur le cours du Midi, en même temps que le premier salon de l’automobile parisien. Profitant du dynamisme du Club, une exposition automobile est également organisée sur le Cours du Midi du 22 mars au 5 avril 1913481. Un bâtiment est même construit pour l’occasion sur ce cours et la manifestation rencontre un véritable succès. Plus de 100000 visiteurs assistent à ce « Salon Lyonnais de l’automobile »482. Naturellement, lors de l’exposition internationale organisée par la Ville de Lyon dans le quartier de Gerland en 1914, il est question d’une seconde édition de ce salon. L’automobile s’octroie une place importante, notamment dans les grandes allées du nouveau marché aux bestiaux construit par Tony Garnier. A côté des stands des constructeurs automobiles, deux sessions sont organisées, une sur les véhicules servant à la vie de la grande ville (balayeuses, pompes à incendie, voitures à immondices, autobus, taxis), présidée par le président de l’ACR Deydier, et une sur les camions, présidée par le président de l’Union Automobile de Lyon, le Docteur Siraud483. De même, à partir de 1916, à l’occasion de l’organisation annuelle de la foire internationale de Lyon, l’automobile y tient un stand important, avec la mise en place certaines années d’un Palais de l’automobile dans le Palais des Congrès du quai Achille Lignon. Enfin, l’ACR organise également quelques éditions de la Foire industrielle d’automobiles d’occasion, dont la première se tient du 10 au 14 avril 1930484. Chacune de ces manifestations485 est bien sûr l’occasion pour les membres de l’ACR de se retrouver, et de nouer des liens avec les responsables économiques ou politiques locaux.

Une période charnière de l’ACR est symbolisée par la nomination du Docteur Bonnet à la présidence du Club. Etant un de ses fondateurs, il est l’un des mieux placés pour en faire le bilan à la fin des années trente, à sa prise de fonction. Présentant alors les grandes évolutions du Club, il n’oublie pas de rappeler certaines des grandes actions qu’il a pu mettre en œuvre :

‘« (…) notre Club n’a cessé de prospérer et d’évoluer. D’abord simple petit groupement de sportifs, il est devenu l’un des principaux Clubs Automobiles de France, prenant en mains l’intérêt de tous les usagers du volant, défendant leurs droits auprès des Pouvoirs Publics et des Administrations. Pour que notre action soit efficace, il est indispensable que nous soyons le nombre, que nous groupions sous notre fanion tous les automobilistes conscients de leurs droits et de leurs devoirs.
Déjà nous avons obtenu beaucoup auprès des Pouvoirs publics où nos avis sont, non seulement écoutés, mais souvent demandés : Commission de sécurité routière, Commission de circulation, Commission des retraits de permis, notre collaboration devient de jour en jour plus effective avec les Ponts et Chaussées, le Service Vicinal, la Voirie Urbaine, avec la Police et la Gendarmerie ; elle le sera un jour avec la Justice.
Cette collaboration morale, et souvent financière, s’est traduite par des améliorations nombreuses sur les routes, la pose de panneaux de signalisation, le début de la signalisation lumineuse en ville, l’éclairage des routes aux abords de notre cité, dont nous reprenons l’étude après les premiers essais effectués. (…)
La sécurité de la route est, comme vous le savez, une de nos principales préoccupations ; (…) Pour les premiers, automobilistes, cyclistes et piétons, nous avons édité une première brochure de conseils de prudence, nous avons fait tourner un film, nous avons distribué des protège-cahiers aux enfants des écoles ; pour les seconds, nous ferons venir en avril la camionnette équipée par notre fédération pour la vérification des organes de sécurité, nous vous inviterons alors à faire examiner gratuitement votre voiture. (…)»486

Il souligne notamment les liens tissés par le Club avec les pouvoirs publics et son action en faveur de la sécurité routière et de l’amélioration des conditions de circulation et d’utilisation des automobiles. Cette posture est structurante pour l’avenir de l’organisation. Quelques années plus tard, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’ACR en 1952, Raymond Ergé, Président de la Commission de Propagande et des Fêtes de l’ACR et Rédacteur en chef du Carnet de l’automobile, évoque l’histoire du groupement en des termes très semblables487. Deux ans plus tard, dans un éditorial de sa revue, il retrace à nouveau le rayonnement et les activités du Club, en insistant cette fois davantage sur sa visibilité nationale et internationale tout en imputant à celle–ci son action dans les secteurs du sport et du tourisme :

‘« Si l’œuvre de l’Automobile-Club du Rhône ne se manifeste pas d’une façon tapageuse et spectaculaire, elle n’en est pas moins l’une des bases essentielles du Tourisme ; c’est par milliers que les hôtesses de l’ACR accueillent les voyageurs français et étrangers, les documentent et les orientent afin de faciliter leur séjour et leurs déplacements. En collaboration constante avec les organismes officiels, Préfecture, Police, Douanes, l’ACR agit en profondeur, participant aussi bien à l’élaboration qu’à l’aménagement ou aux modifications de réglementations favorables à la circulation et à la sécurité. Dans le domaine du Sport, son activité constitue elle-même une précieuse propagande puisque ses contrôles de rallyes étrangers lui permettent d’accueillir des sportifs venus de tous les horizons, comme d’inviter et de bien recevoir les concurrents de son fameux Rallye « Lyon – Charbonnières », classé parmi les plus grandes compétitions internationales. C’est ainsi que, durant l’année écoulée, innombrables furent les visites que notre grand Club reçut de tous les pays du monde. Lorsque nous ajoutons que son « Ecurie Noire » possède des sections en Belgique, en Angleterre et en d’autres nations encore, nous pourrons rendre hommage à l’Automobile-Club du Rhône pour son prestigieux rayonnement »488.’

Au-delà de son rôle en faveur du tourisme et du développement du sport et de l’industrie automobile largement souligné dans les discours officiels et internes à l’ACR, un des aspects importants de son activité concerne le développement de relations étroites avec les pouvoirs publics489. Cette dimension est mise en valeur dans les différents discours de ses présidents lors des banquets annuels, notamment en présence des principales personnalités politiques et administratives de Lyon, ou lors des bilans prononcés en assemblée générale annuelle. Ce lien est particulièrement manifeste sur les terrains de la circulation urbaine (gestion, réglementation, aménagement), thèmes pour lesquels l’ACR est particulièrement présent et attentif. Pour s’en rendre mieux compte il suffit de revenir sur le parcours de ses différents présidents. En observant plus finement comment ils ont pu accéder à ces fonctions, il est frappant de remarquer les différentes missions ou les préoccupations qui ont été les leurs en matière de circulation routière, avant qu’ils ne deviennent présidents. De manière générale, après les mandats du premier « grand » président, l’industriel Jean Deydier, de 1909 à 1931, chaque président s’est occupé très précocement et très directement des questions de circulation routière, sans forcément se positionner du côté de celles du tourisme ou du sport, censées être centrales dans les activités de l’ACR. Le Docteur Carle (président de 1931 à 1937), puis le Docteur Bonnet (1937-1942), Joseph Gerin (1944-1948), Pierre Morin (1948-1968) ou Henri Dugelay (1968-1977) ont tous eu un rôle important dans la commission de circulation de l’ACR, dans celles du département et de la Ville de Lyon, voire, pour certains, dans la commission de la route de l’ACR mise en place en 1913. De plus, ils ont noué des contacts privilégiés avec la municipalité lyonnaise ou avec certains ingénieurs, lors de rencontres ou d’échanges de correspondances sur les questions de circulation routière. Ainsi s’établit très clairement un lien entre la construction des parcours des présidents et la problématique de la circulation urbaine / routière. L’influence de l’ACR et de son président, que ce soit en interne et en externe, semble se mesurer à cette capacité à jouer un rôle dans ce secteur. A travers les parcours des présidents se joue la construction d’une expertise en matière de réglementation, d’aménagement et de gestion de la circulation, de sa sécurité et des enjeux de stationnement490. Ces compétences permettent ensuite de consolider la position hégémonique de ces responsables au sein de l’ACR tout comme le positionnement du Club face à la prise en compte des enjeux de circulation urbaine dans le débat public. Dans une des chroniques de la Revue de l’ACR, ces enjeux de positionnement face aux pouvoirs publics sont d’ailleurs mis en valeur avec insistance :

‘« (…) l’ACR a depuis dix ans fait sa place sous le soleil (parfois embrumé hélas !) de la ville et la région lyonnaise. Il est devenu une autorité avec laquelle on compte, et que l’on ne néglige pas de consulter. Est-il question d’un règlement de la circulation dans nos rues ? L’autorité municipale convoque l’ACR pour la discussion des articles de l’arrêté. Il faut avouer cependant que dans cette occasion nous ne pouvons guère nous flatter que notre voix ait été écoutée, ou plutôt que nos paroles aient produit une impression durable… (….) La Chambre de commerce de Lyon, avant d’envoyer son rapport sur le fameux code de la route, n’a pas hésité à demander à l’ACR son avis sur quelques points particuliers. »491

On retrouve le même partenariat avec les pouvoirs publics organisé par d’autres automobiles-clubs. Comme à Lyon, l’Automobile-Club de Marseille, l’Automobile-Club du Nord, l’Automobile-Club de Nice et l’Automobile-Club du Forez, participent respectivement aux activités des commissions municipales de circulation des villes de Marseille, Lille, Nice ou Saint-Étienne492. Ils sont moteurs dans l’organisation de plusieurs manifestations en faveur de la circulation ou de la sécurité routière comme les semaines de la sécurité à Bordeaux493 ou la semaine puis la quinzaine de la circulation à Marseille494. Ainsi dans l’historique qui accompagne la brochure de son centenaire, l’Automobile-club du Sud-Ouest retrace le rôle d’interface qu’il a joué entre les usagers et les pouvoirs publics :

‘« Cet esprit de collaboration a survécu au temps et s’est nourri au fil des années des diverses difficultés rencontrées par l’automobiliste. (…) Les administrations et organismes publics en charge de questions concernant l’automobilisme ont aussi été l’objet des attentions du Club : l’Union Nationale des Associations de Tourisme et le service des mines pour la délivrance des permis de conduire internationaux, la municipalité bordelaise (commission de circulation), la Préfecture de la Gironde (Commission de Suspension du Permis de Conduire) et jusqu’au temporaire Comité d’Organisation de l’Automobile (COA) avec lequel, en 1945, l’ACSO participe à la délivrance des licences d’achat d’automobiles neuves en période de pénurie. (…) L’état des routes, les itinéraires, la signalisation ont tout d’abord attiré l’attention, mais dans la même période la réglementation générale, la taxation et les prix ont permis d’obtenir des avantages décisifs ou même une délégation de pouvoir de la part de l’Administration »495. ’

Enfin, une grande partie de l’action de l’ACR consiste en l’éducation des usagers. Ce rôle est crucial notamment dans la perspective de faire accepter les automobiles dans l’espace public. Plusieurs types de public sont successivement les destinataires des conseils de l’ACR : tantôt les automobilistes ordinaires, appelés à la prudence en période d’hiver, de grands week-ends, ou de vacances, tantôt les chauffards, qui nuisent à l’image des automobilistes, tantôt les poids lourds, puis surtout les enfants. En effet ces derniers font l’objet d’actions de sensibilisation spécifiques, menées souvent en partenariat avec les écoles, comme l’édition de protège-cahiers pour les écoliers. 40 000 exemplaires de ces fournitures scolaires, comprenant l’inscription de messages d’éducation à la sécurité routière, sont ainsi distribués fin 1937496.

Cet engagement se décline en plusieurs facettes à travers des messages dans la Revue de l’ACR tels que « Conseil aux automobilistes : Au moment où les routes vont être sillonnées par les automobilistes, l’ACR croit devoir recommander à ses sociétaires et à tous les touristes la plus grande prudence dans les virages, dans les croisements, dans les routes sinueuses aux virages et, d’une façon générale, dans les endroits qui peuvent être considérés comme dangereux au point de vue de la circulation »497  ; « Automobilistes, ne coupez pas la voiture qui vient de votre droite »498 ; « En circulant à pied, à vélo, à moto, en voiture, nous devons nous souvenir de ceci »499 ; « Non, jamais, on ne rappellera assez ces commandements élémentaires du conducteur »500 ; « Les neufs commandements du bon conducteur », « Suggestions : Expérience vaut silence » : « (…) Passages protégés (…) Doublement interdit »501. Ainsi « la discipline de la circulation est un devoir social » selon Jacques Nancy qui développe en 4 points : I – Principes généraux, II – Code du piéton ; III – Code du cycliste ; IV – Conseils au futur conducteur »502. Puis à partir de 1932, dans la Revue de l’ACR, on retrouve dans chaque numéro des appels à la prudence illustrés par un petit dessin.

Des messages sont également transmis dans la presse. Ainsi en séance du Comité directeur de l’ACR du 6 avril 1927, A. Simon propose de demander aux journaux, en même temps qu’ils publient le récit d’un accident survenu à un piéton ou un automobiliste, de rappeler par une phrase brève et lapidaire les principes de la circulation dans les rues, comme : « Piétons, les trottoirs sont faits pour vous », ou « Laissez passer la voiture qui vient sur votre droite », etc.503. D’autres initiatives en collaboration avec la presse sont développées comme celle de créer un papillon à mettre sur le pare-brise (P…rudence ou P…olitesse), à l’instigation du journal Le Progrès et de son secrétaire général M. Marx. Cette initiative est officialisée dans les salons de l’ACR en présence des responsables des Ponts et Chaussées, de la Gendarmerie, de la Police, des organismes intéressés et de M. Fauconnet, adjoint au Maire de Lyon et président de la Commission municipale de circulation de la Ville de Lyon504. Afin de favoriser l’éducation des usagers de la route, d’autres supports médias sont utilisés comme la projection de films505. Des opérations spéciales de sensibilisation à la sécurité des véhicules ou des abords des écoles sont mises en place506. Cette dimension est en tout cas prise très au sérieux, comme le souligne plusieurs éditoriaux des revues qui relayent les activités de l’ACR dont celui du Carnet de l’automobile de Octobre 1954 : « Mauvaise éducation de l’automobiliste, plus redoutable que sa machine »507.

L’éducation des usagers est l’une des principales missions que poursuit l’ACR. Elle s’accompagne d’une meilleure connaissance des accidents de la route pour contribuer à leur dénonciation. En même temps, le Club s’engage aussi sur les questions de circulation automobile et de stationnement. Il s’agit pour ses membres de proposer des solutions pour aménager et réglementer les pratiques automobiles en ville, tout en condamnant celles qui pourraient constituer des obstacles au développement de ces dernières.

Notes
477.

Cf. Flonneau M., 2005, op. cit., p. 34 et 35.

478.

Comparativement à d’autres associations comme le TCF, l’UTAC (l’Union Technique Automobile et du Cycle créée en 1923) ou des regroupements de grandes associations comme l’UNAT (l’Union Nationale des Associations de Tourisme créée en 1919, réunit les grandes associations de tourisme de France dans un même regroupement et organise le service des examens de conduite des automobilistes, le service de contrôle de la distribution de l’essence et le service des postes de secours sur route. Par ailleurs, elle a été à l’initiative de plusieurs tentatives de création d’une police de la route à partir de 1928 et fournit de nombreuses statistiques sur les accidents de la route dès 1930. A partir du 1er avril 1930, elle a son propre bulletin mensuel, intitulé « L’UNAT »), cf. Revue de l’ACR, n° 3, mars 1928 et n° 4, avril 1929, n° 3 mars 1930 et n° 4, avril 1930.

479.

Cf. Lemerle J.-L., 1987, op. cit., p. 111 et 112.

480.

Cf. Angleraud B. et Pellissier C., 2003, op. cit., p. 608.

481.

Cf. Assemblée Générale de l’ACR du 23 janvier 1914, Revue de l’ACR, n° 1, janvier 1914.

482.

Cf. « Chronique » de A. Galy, Revue de l’ACR, n° 4, avril 1913.

483.

Réunion du Comité directeur de l’ACR du 9 mai 1913, cf. Revue de l’ACR, n° 5, mai 1913.

484.

Voir « Une foire industrielle d’automobiles d’occasion », cf. Revue de l’ACR, n° 4, avril 1930.

485.

Dans un autre registre, l’ACR organise en 1903 la première Semaine automobile d’Aix-les-Bains (cf. Bulletin trimestriel de l’ACR, n° 2, janvier 1903, pp. 13-15) et la deuxième du 20 au 28 juin 1905, sous le patronage de l’ACF et avec le concours de l’AC Aixois et du Club nautique d’Aix-les-Bains (Cf. Revue de l’ACR, n° 2, mai 1905, pp. 73-79 et n° 3, juillet 1905, pp. 162-170). Dans la foulée, il organise également la semaine de l’aviation en 1910 en partenariat avec la Ville de Lyon et son Maire Edouard Herriot.

486.

Mot pour les vœux et la succession à la présidence du Docteur A. Bonnet : « A nos collègues l’ACR, cf. Revue de l’ACR, n° 12, décembre 1937, p. 401.

487.

« L’ACR fut donc, dès 1902, à la base de maintes manifestations : courses, rallyes, concours, expositions favorables à l’amélioration de l’automobile ; manifestations que nous eûmes l’occasion d’évoquer ici et dont nous vous entretiendrons encore ; tant l’Histoire de l’Automobile, en notre région surtout, présente d’intérêt. Sans relâche notre Club s’employa à cette noble tâche et, en son sein, il se trouva toujours et encore des hommes épris de mécanique, de sport et de tourisme. Cependant en évoluant, en se développant, en se vulgarisant l’Automobile donna naissance à des problèmes nouveaux, d’ordre pratique, et c’est ainsi qu’aujourd’hui l’ACR – comme tous les autres clubs de la Fédération Française – doivent se préoccuper de mille choses fort loin souvent de la technique pure. Les intérêts mêmes de l’industrie et ceux non moins importants de l’automobilisme lui imposent comme un impérieux devoir de se consacrer aux questions de Circulation, de sécurité, de Jurisprudence, d’Assurance, de Tourisme. Comme aussi bien, de réagir contre des réglementations et charges financières excessives, et collaborer avec les administrations et services spécialisés officiels. », cf. « En ce mois de juin, l’Automobile-Club du Rhône aura… 50 ans », Le Carnet de l’automobile, n° 6, juin 1952.

488.

Cf. Editorial du Carnet de l’automobile, n° 26, février 1954.

489.

Voir sur ce point Gardon S., « La ville et ses mondes automobiles : Genèse d’une politique de sécurité routière (1902-1972) », in Guilbot M. (dir.), Sécurité routière et réseaux institutionnels locaux, Actes INRETS, Paris, à paraître en 2009.

490.

Voir sur ce point notre deuxième chapitre.

491.

« Chronique » de A. Galy, cf. Revue de l’ACR, n° 2, février 1913.

492.

Par ailleurs, l’Automobile-Club du Rhône participe aux séances de la commission municipale de circulation de la Ville de Villeurbanne dès sa création en 1954.

493.

Cf. 100 ans de l’Automobile-Club du Sud Ouest 1897-1997, op. cit., p. 19

494.

Cf. AMM 483 W 321.

495.

Cf. 100 ans de l’Automobile-Club du Sud Ouest 1897-1997, op. cit., p. 19 et 20.

496.

Cf. Réunion du Comité Directeur de l’ACR du 24 novembre 1937, Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1937. Voir aussi « Pour l’enseignement de la conduite et de la prudence aux écoliers, Inauguration d’une piste routière », cf. Le Carnet de l’Automobile, n° 54, juin 1956, p. 10.

497.

Cf. Extrait du compte-rendu de la séance du 9 mai 1913 du Comité directeur de l’ACR, Revue de l’ACR, n° 5, mai 1913.

498.

Cf. Revue de l’ACR, n° 3, mars 1926, p. 15

499.

Cf. Le Carnet de l’Automobile, n° 55, juillet 1956, p. 2.

500.

Cf. Le Carnet de l’Automobile, n° 66, juin 1957, p. 2.

501.

Cf. Le Carnet de l’Automobile, n° 67-68, juillet-août 1957, p. 9 et 20.

502.

Cf. Revue de l’ACR, n° 8, août 1928, pp. 8-9

503.

Cf. Revue de l’ACR, n° 4, avril 1927.

504.

Cf. « P. sur la route ! Paix sur la route ! », Le Carnet de l’Automobile, n° 66, juin 1957, p. 10.

505.

Réunion du Comité directeur du 5 mars 1930, où le Docteur Carle évoque les possibilités de projection de films pour l’éducation des usagers de la route, cf. Revue de l’ACR, n° 3, mars 1930. Projection du film « Le code de la route » dans les salons de l’ACR le mardi 13 novembre 1956 à 21h, cf. Le Carnet de l’automobile, n° 59, novembre 1956, p. 31 et n° 60, décembre 1956, p. 20 et 23.

506.

M. Genin évoque l’action de l’ACR dans les écoles vis-à-vis de l’automobile dans son article : « Eduquons l’enfance », cf. Revue de l’ACR, n° 8, novembre 1906, pp. 349-351. « Un code de la route, A l’usage des Enfants des Villes et des Campagnes », par L. Auscher, vice-président de la Commission de Tourisme de l’ACF, article à la suite duquel il est signalé que l’ACR a déjà commencé une collaboration à ce sujet avec l’appui de l’Inspecteur primaire du département du Rhône, avec la disposition dans les classes d’affiches donnant des conseils de prudence aux enfants, cf. Revue de l’ACR , n° 5, mai 1907, pp. 215-218. En séance du Comité directeur de l’ACR du 9 novembre 1932, le Docteur Bonnet présente un Code de la route des petits écoliers destiné à toutes les écoles de Lyon et prochainement envoyé aux professeurs pour être distribué aux élèves, cf. Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1932.

507.

Cf. Le Carnet de l’automobile, Octobre 1954, n° 34, p. 1 et 2.