A côté des nombreuses interventions de l’ACR et des informations qu’il relaie concernant les accidents de la route et la sécurité routière, la question de la circulation urbaine, et celle subséquente de la congestion et de l’encombrement des rues, sont des domaines d’action très développés au sein de l’ACR. Au tournant des années dix, cette question devient centrale comme le suggère sa prise en compte par les principaux membres de l’ACR, notamment ses présidents. Mais dans les premières années de fonctionnement, c’est la route elle-même qui retient leur attention : son aménagement, sa réfection537, son goudronnage ou la poussière538 qui s’en dégage. C’est souvent l’occasion de montrer les dernières avancées dans ces domaines et les derniers résultats des recherches. L’ACR se trouve ainsi sollicité à plusieurs reprises par les pouvoirs publics pour participer, par des subventions ou une aide matérielle et humaine, à la réfection et au goudronnage des routes, notamment à l’occasion d’essais de nouveaux revêtements. Ainsi plusieurs d’entre eux sont organisés dans la région lyonnaise539, à Lyon sur le Quai des Etroits540 ou sur le Cours Gambetta541, puis à Neuville542, Crépieux543 ou Limonest544. La fin de la première décennie du vingtième siècle est d’ailleurs marquée par une accélération des débats sur ces questions. Le point culminant de ces discussions se situe autour de l’organisation à Paris en 1908 du premier congrès international de la route545. Les articles deviennent de plus en plus nombreux sur ce thème546, pendant et après cette manifestation547. Les activités et le fonctionnement de la commission de la route de l’ACR, créée en 1913, permettent à l’ACR de se positionner fortement sur ce secteur.
Progressivement, les débats se déplacent du côté de l’émergence des enjeux de circulation en tant que tels. La physionomie et le fonctionnement des commissions de l’ACR ou de sa Revue sont également affectés par la montée en puissance de ces aspects. Au départ, dans la Revue de l’ACR, plusieurs articles évoquent la circulation, au sens général, dans d’autres pays, principalement en Suisse, en Allemagne ou en Angleterre. Certains papiers font le lien entre plusieurs considérations locales et les problèmes de circulation et rejoignent par exemple les questions liées au tourisme et à la circulation548. D’autres s’inscrivent dans le contexte des débats internationaux549, nationaux550 ou locaux551 sur la circulation routière. Ainsi, plusieurs thèmes qui touchent à la circulation sont abordés très fréquemment au cours des activités de l’ACR ou dans les articles de sa revue, tels que la signalisation routière, la signalisation lumineuse552, la police de la route, ou les passages à niveaux.
Mais c’est à partir de la publication des arrêtés de circulation à Lyon que cette question devient locale553. Sous sa forme paroxystique, celle de la congestion, la circulation est d’abord abordée à travers le prisme parisien554, avant que très vite les réflexions se concentrent sur l’encombrement des voies de circulation à Lyon555. Puis c’est la question centrale et nationale des réflexions autour de l’établissement du code de la route qui, dès 1909, mobilise l’ACR et fournit de nombreux articles à sa revue556.
A partir de 1909, les préoccupations locales en matière de circulation routière s’intensifient et l’ACR se trouve donc davantage concerné par ces nouveaux enjeux. D’une part comme on l’a déjà vu, certains de ses membres sont conviés à participer à plusieurs commissions. D’autre part, il travaille la question en interne à travers les discussions et les décisions de son Comité directeur, ou par la publication d’articles dans sa revue. Une part de cette activité est consacrée à commenter les décisions des pouvoirs publics, ou à réagir face à certaines situations ou constats au niveau de l’utilisation et de la place de l’automobile en ville. Il peut s’agir aussi de publiciser et de diffuser des études557, des rapports ou des projets particuliers qui ont une incidence sur les conditions de circulation558. Cette démarche accompagne les divers comptes-rendus des activités des commissions départementales ou municipales auxquelles participe l’ACR. Dans cette perspective, de nombreux cas particuliers d’intervention ou de discussion au sein du Comité directeur de l’ACR reviennent très largement sur ces questions de circulation559. Mais c’est surtout par l’échange de correspondances ou par la mise en place de relations560 avec les pouvoirs publics (municipalité, service ordinaire des ponts et chaussées, service vicinal ou services de police du département du Rhône) que la fonction de médiateur, de représentant des usagers de l’automobile, voire d’expert de l’ACR se manifeste. Cette fonction est tout autant travaillée par ses responsables, que demandée par ses sociétaires, les autres automobilistes, d’autres associations ou par les pouvoirs publics eux-mêmes. C’est au croisement de cette démarche volontariste et des sollicitations que l’ACR est amené à produire des rapports sur la circulation à Lyon et à se poser comme force de proposition et partenaire de discussion sur ce terrain.
Cette activité de réaction et de proposition se manifeste tout d’abord sur la question de la police du roulage qui attire l’attention de l’ACR dès 1909, suite aux modifications apportées par le Préfet du Rhône à certaines dispositions des décrets réglementant la police du roulage dans l’agglomération lyonnaise (remplacement des articles 8, 9, 10 et 11 de l’arrêté préfectoral du 23 juin 1853)561. On retrouve aussi plusieurs tentatives de sollicitations par l’ACR des pouvoirs publics, comme par exemple en 1909 pour la suppression d’un refuge et d’un trottoir central sur la Route de Vienne à Lyon562. Ainsi le Club n’hésite pas à demander aux pouvoirs publics une intervention sur une route particulière ou vis-à-vis d’un problème spécifique. Ses membres tendent alors à se comporter comme des entrepreneurs politiques pour susciter la réaction des responsables publics563. Ils participent en ce sens à la définition de l’agenda politique local concernant les aménagements routiers et circulatoires. Mais les sollicitations vont dans les deux sens comme en témoignent les demandes de participation financière que les pouvoirs publics déposent auprès de l’ACR pour le goudronnage, comme nous l’avons vu, ou pour la suppression de cassis sur certaines routes564. Ces relations peuvent parfois prendre la tournure de critiques violentes565 à l’égard de certains ingénieurs des ponts et chaussées566.
Le premier article général qui s’éloigne de ces interventions directes paraît en juillet 1911 sous la plume de André Galy : « Circulez »567. Il porte sur la question de la réglementation de la circulation et sa complexité, et souligne l’utilité d’une réglementation pour organiser la circulation. Cette réflexion se développe par la suite, notamment en réaction à l’activité de la Municipalité en matière de gestion de la circulation. Ainsi, l’arrêté pris par la municipalité le 16 novembre 1912 sur la police du roulage est-il l’occasion de prises de position et de commentaires dans la revue568. En 1926, à l’occasion de l’établissement du règlement général de la circulation pour la ville de Lyon, la Revue de l’ACR présente les avancées de la commission de circulation mise en place à cet effet569. Dès lors et de manière régulière, le thème de la circulation tient une bonne place dans les activités de l’ACR jusqu’à la mise en place en interne d’une commission de circulation. Progressivement une rubrique est proposée au sein de la Revue de l’ACR pour informer les lecteurs des modifications de réglementation de la circulation à Lyon570. La thématique est alors un fil rouge de la revue du Club, ou des activités de sa commission technique, de sa commission sportive ou de sa commission du tourisme. La Revue de l’ACR publie de nombreux articles, souvent très polémiques, sur ce sujet. C’est le cas notamment de l’article d’Albert Simon « La circulation dans Lyon » paru en mai 1927571 et qui revient sur les nombreuses difficultés de circulation dans la ville. Un article de la « Chronique lyonnaise », « Lyon dangereux » qui paraît en avril 1929572, prend également position sur les problèmes de circulation dans Lyon. Il fustige notamment le comportement de certains gendarmes et pointe les causes non automobiles au problème de circulation : poids lourds, tramways, cyclistes, éclairage des rues... Dans le même registre, d’autres articles insistent sur l’encombrement de certaines rues en soulevant le problème récurrent de la cohabitation entre les voitures et les tramways573, les voitures et les camions, les voitures et les trains, les voitures et les cyclistes574 ou encore les voitures et les piétons575. L’ACR devient ainsi un protagoniste public de ces discussions. En décembre 1929, lors de la soirée-débat sur le thème de « L’amélioration de la circulation dans Lyon », organisée dans le cadre des réunions contradictoires de la Tribune du Rhône, les responsables et membres de l’ACR partagent la tribune avec les conseillers municipaux et les autres représentants de l’automobile576. Un article important du docteur Amédée Bonnet revient sur cette conférence dans la Revue de l’ACR : « Les Embiernes Circulatoires à Lyon »577. Il met l’accent sur l’encombrement des rues par les tramways et souligne l’action de l’ACR. L’auteur y affirme l’expertise de l’organisation, et la place incontournable de l’ACR et de son président sur ces questions. Cette période est marquée par la poursuite des réflexions locales sur la circulation à Lyon jusqu’à la mise en place d’une nouvelle commission municipale de circulation en 1931. Elles concernent l’organisation et l’aménagement de la circulation578, les règlements de la circulation579 et s’invitent dans les débats politiques locaux580.
Ce premier chapitre nous a permis de définir et de caractériser les mondes automobiles. Nous avons pu montrer le rôle fédérateur de l’ACR parmi l’ensemble des acteurs et activités hétérogènes qu’il rassemble. Il contribue à leur fournir un cadre et rend visibles les liens d’interdépendance qui unissent les principaux protagonistes des mondes automobiles. En ce sens, notre description de ces mondes, à travers en particulier le développement de l’ACR, correspond aux caractéristiques mises en avant par Howard Becker pour décrire les mondes de l’art. Comme dans les analyses proposées par le sociologue américain, dans le cadre des mondes automobiles, on est face à un « réseau de liens de coopérations entre des acteurs », qui utilisent « des ressources pour parvenir à un type d’activité collective »581. En effet, les mondes automobiles se structurent progressivement autour de l’ACR, qui développe en interne des capacités de réactions et de propositions face aux enjeux automobiles locaux. Ces ressources construites collectivement fournissent ensuite la base d’une collaboration active avec les pouvoirs publics.
Par ailleurs, notre objectif consistait à repérer une première mise sur agenda publique des problèmes causés par la circulation des automobiles en ville. A travers les activités de l’ACR, nous avons vu son rôle et son positionnement face aux enjeux de circulation et de sécurité routières à Lyon. Le Club est à la fois un observateur attentif des pratiques automobilistes, de leur organisation et de leur réglementation par les pouvoirs publics. Il dénonce les problèmes dans la gestion de ces pratiques, voire défend certains automobilistes dans leur conflit avec l’autorité publique. En même temps, il constitue une force de proposition en face, à côté et en collaboration avec les instances publiques locales. La collaboration est ainsi recherchée dans les deux sens. En effet, si l’on compare cette situation avec le positionnement des pouvoirs publics vis-à-vis des associations d’habitants, on rejoint les analyses développées par Jean-Pierre Gaudin quand il souligne « l’effet modérateur provoqué par un souci d’efficacité dans la démarche : plus les associations d’habitants sont institutionnalisées, moins elles orientent leurs interventions dans une perspective frontale, qui serait attachée à défaire l’adversaire et à obtenir entièrement gain de cause »582.
A partir des propositions qu’il formule et des partenariats qu’il entretient, l’ACR contribue à définir et à encadrer la question automobile et celles subséquentes de la circulation et de la sécurité routières. En même temps, les pouvoirs publics ont pendant longtemps cherché à collaborer avec cette structure afin qu’elle gère certaines interventions qui ne sont pas encore inscrites et structurées comme relevant d’une réponse publique locale ou nationale. On peut ainsi repérer une forme d’institutionnalisation de l’ACR dans les échanges noués avec les pouvoirs urbains pour gérer les politiques locales automobiles. Ainsi, avant le rapatriement des expertises locales en matière de circulation routière dans le giron de l’Etat au cours des années cinquante et soixante et avant l’étatisation et la mise sur agenda d’une politique nationale dans les années soixante-dix583 puis locale de sécurité routière, on peut donc parler d’une gestion autonome et « privée » de ces politiques par les mondes automobiles, en interne. Elle s’est traduite par des actions de sensibilisation et des opérations concrètes en matière de circulation et de sécurité routières. A travers la structuration de ces mondes automobiles, le développement des activités de l’ACR et son positionnement face aux pouvoirs publics, nous avons donc pu repérer des premières tentatives de définition de ces problèmes publics. Dans le chapitre suivant, il s’agira de voir comment cette mise sur agenda publique se transpose dans l’agenda politique des pouvoirs urbains lyonnais.
Voir les articles « Les autos usent les routes », Revue de l’ACR, n° 12, décembre 1909 ; « Pour la réfection des routes », Revue de l’ACR, n° 2, février 1912.
Mercredis de l’ACR avec Conférence de M. Genin sur la poussière due au passage des automobiles, cf. Revue de l’ACR, n° 6, janvier 1906, pp. 364-368 ; « Poussières d’autos », par H. Kistemaeckers, cf. Revue de l’ACR, n° 6, juin 1908 ; « Contre la poussière des routes », Revue de l’ACR, n° 10, octobre 1911 ; « La question de la poussière en Bavière », extrait du bulletin de l’Association internationale permanente des congrès de la route de mars 1912, reproduit dans le n° 5 de mai 1912 de la Revue de l’ACR, pp. 341-343 .
L’article « Goudronnage ou Tarmacadam » mentionne les essais de goudronnage faits dans la région lyonnaise, au Quai des Etroits, à Bron, à Crépieux, la Demi-Lune ou Saint-Just, cf. Revue de l’ACR, n° 4, avril 1909.
Voir les discussions à l’occasion des réunions du 26 février et du 19 mars 1909 du Comité directeur de l’ACR du goudronnage du Quai des Etroits à Lyon, avec subvention votée par l’ACR, après sollicitation de M. Dupraz, agent-voyer d’arrondissement de Lyon-Est, cf. Revue de l’ACR, n° 3, mars 1909 et AG de l’ACR du 27 janvier 1910.
Voir la séance du 29 mars 1912 du Comité directeur de l’ACR où une subvention du goudronnage du Cours Gambetta est débattue, cf. Revue de l’ACR, n° 4, avril 1912.
Voir la séance du 27 mai 1910 du Comité directeur de l’ACR où il est discuté la subvention d’un essai de goudronnage à Neuville, cf. Revue de l’ACR, n° 6, juin 1910.
Voir la séance du Comité directeur de l’ACR du 12 juillet 1912 où une subvention est votée suite à la demande de l’ingénieur de la voirie pour participer aux frais de goudronnage de la route de Crépieux, cf. Revue de l’ACR, n° 7, juillet 1912
Voir la séance du Comité directeur de l’ACR du 23 août 1912, où il est proposé une subvention de l’ACR pour l’amélioration de la route de Limonest, à la suite de la lecture du rapport de l’agent-voyer de Limonest, et du 11 avril 1913, cf. Revue de l’ACR, n° 8, août 1912 et n° 4, avril 1913.
Voir l’article « Autos et routes nationales », qui porte sur l’initiative du premier congrès international de la route à Paris en 1908, cf. Revue de l’ACR, n° 10, octobre 1907.
« Les routes de France, leur usure par l’automobile » (article dont les résultats sont tirés d’un rapport présenté au congrès de la route par M. Renaudier, ingénieur en chef des ponts et chaussées), cf. Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1908, pp. 770-783 ; « La question du goudronnage des routes au congrès de la route », Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1908, pp. 775-783.
Voir les articles « Le congrès de la route », par M. Genin, cf. Revue de l’ACR, n° 9, septembre 1908, pp. 633-636 ; « Le congrès de la route », par Paul Meyan, paru dans La France Automobile, reproduit dans la Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1908, pp. 765-769 ; « La Route » (poème prononcé à la Comédie Française le 14 octobre 1908 en l’honneur du congrès de la route), cf. Revue de l’ACR, n° 12, décembre 1908, pp. 887-880.
Voir l’article « Lyon, ville de tourisme ! », de André Dahl (cf. Revue de l’ACR, n° 1, janvier 1931), qui critique à la fois le caractère vieillot de la Ville de Lyon, son niveau de services et d’accueil ainsi que ses difficultés de circulation : « (…) Des sens enfantins et solennels, alors qu’il ne passe pas plus de voitures que dans un village normand. (…) qui va réveiller cette Belle au Brouillard dormant ? (…) ». Propos auxquels répond dans le numéro suivant l’article « A propos des embarras de Lyon », qui souligne les efforts faits par la municipalité, le Syndicat d’initiative et l’ACR pour améliorer les conditions de circulation à Lyon, cf. Revue de l’ACR, n° 2, février, 1931 ; « Tourisme et circulation : La circulation silencieuse dans Lyon », par Léon Dumarest, cf. Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1932, pp. 233-235.
« Le problème de la circulation. Comment les Américains l’ont résolu », par M. Martini, cf. Revue de l’ACR, n° 2, février 1931, p. 13 et 14 ; « Circulation automobile… Exemples britanniques », Le Carnet de l’Automobile, n° 61, janvier 1957, pp. 5-7.
Notamment : « La conduite à gauche », Revue de l’ACR, n° 10, octobre 1912.
En particulier « La circulation », qui porte sur les différents conseils et idées pour améliorer la circulation à Lyon et que pourrait relayer l’ACR, cf. Revue de l’ACR, n° 4, avril 1931 ; « Circulation à Lyon et police de la route », Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1931 ; « Un point névralgique de la circulation à Lyon : Le pont Lafayette », par le docteur Bonnet, cf. Revue de l’ACR, n° 3, mars 1932 ; « Sens unique de la rue de l’Hôpital et de la rue Confort », Revue de l’ACR, n° 5, mai 1933 ; en séance du Comité directeur de l’ACR du 1er décembre 1933, il est discuté de la circulation à Lyon et sur les routes, à la suite de la lecture de plusieurs réclamations de sociétaires, cf. Revue de l’ACR, n° 12, décembre 1933.
Comme le compte-rendu de la conférence faite par M. Blancherie sur la signalisation lumineuse, le 17 janvier 1938, cf. Revue de l’ACR, n° 1, janvier 1938.
« Arrêtés municipaux concernant la circulation des Automobiles dans la Ville de Lyon », Revue de l’ACR, n° 7, octobre 1906, pp. 329-330. Parfois ce sont des arrêtés plus anciens qui sont à nouveau publiés, comme l’ « Arrêté préfectoral du 7 novembre 1896 relatif à la circulation des tramways », Revue de l’ACR, n° 8, août 1909.
« L’encombrement des chaussées à Paris », Revue de l’ACR, n° 3, mars 1907, p. 131.
En séance du Comité directeur de l’ACR du 30 mai 1911, il est évoqué la lettre de M. Pothier qui se plaint de l’encombrement causé par la disposition des voies de tramways au terminus de Cusset, et il est décidé de transmettre cette réclamation à M. Guillon, directeur de la Compagnie des Tramways, cf. Revue de l’ACR, n° 6, juin 1911.
« Le code de la route », qui porte sur l’initiative de Louis Barthou, Ministre des Travaux Publics, qui, « désireux de sanctionner les vœux du premier Congrès de la Route, vient de saisir ses collègues de l’Intérieur et de la Justice d’une proposition tendant à l’institution d’une commission chargée d’établir les bases d’un nouveau code de la route approprié aux exigences nouvelles de circulation. Dans son projet, M. Barthou a prévu que l’ACF et le Touring-Club seraient représentés au sein de la Commission. », cf. Revue de l’ACR, n° 3, mars 1909 ; « A propos du code de la route », qui reprend en partie un article de Baudry de Saunier paru dans L’Omnia, reproduit dans la Revue de l’ACR, n° 7, juillet 1909 ; « Une idiote », qui porte sur la commission extra-parlementaire qui s’occupe des choses de la route (c’est-à-dire de la préparation au code de la route), et qui devrait à priori faire imposer la circulation à gauche et le doublement à droite (cf. Revue de l’ACR, n°11, novembre 1911). Enfin un très long article paru dans la Revue de l’ACR de novembre 1912 (n° 11) commente à la fois les discussions nationales, techniques et parlementaires autour de l’établissement du code de la route, et présente les prises de position de l’ACR concernant ces dernières, suite à l’implication de l’ACR par la Préfecture du Rhône, le Conseil Général, la municipalité et les instances nationales comme observateur des réflexions autour de cette nouvelle réglementation, cf. « Le code de la route », pp. 748-779.
Dans le numéro 12 de décembre 1937 de la Revue de l’ACR, sont insérés de nombreux extraits d’un rapport présenté par A. Janet, ingénieur des ponts et chaussées et ingénieur en chef des Travaux de Paris, à l’AG du 25 octobre 1937 de la Société Française des Urbanistes, et qui porte notamment sur les liens entre urbanisme, signalisation et circulation ; « Circulations et autoroutes », qui présente une étude de l’Union Routière de France, cf. Le Carnet de l’Automobile, n° 53, mai 1956, p. 17.
Comme lorsque le docteur Bonnet présente l’un des tous premiers projets de métro lyonnais : « Chronique locale : A propos d’un projet quelque peu souterrain de l’OTL », Revue de l’ACR, n° 3, mars 1931, p. 11 et 12.
A l’occasion des prises de position de l’ACR sur cette affaire, par l’intermédiaire de son comité du contentieux. La chronique juridique relaie notamment ce type d’intervention, comme l’affaire défendue par la commission du contentieux de l’ACR par l’intermédiaire de Me Dolard suite à un problème de doublement d’un camion à l’entrée du village de Miribel. A la suite du jugement, le Conseil Municipal de Miribel prend une nouvelle délibération en date du 4 mai 1930, ajoutant un article à l’arrêté précédent, interdisant le doublement, à l’intérieur du village d’une autre voiture automobile, cf. « Chronique juridique », Revue de l’ACR, n° 7, juillet 1930.
En développant des liens avec les ingénieurs de la ville, des ponts et chaussées ou du service vicinal, avec les services de Préfecture et de police ou par la visite de chantiers, la réception de délégations de l’ACR dans les sphères publiques, ou lors de certaines manifestations.
« La police du roulage dans l’agglomération lyonnaise », Revue de l’ACR, n° 1, janvier 1909, p. 58 et 59.
Comme le refuge ne peut pas être déplacé, il sera mieux éclairé, suite à une discussion entre le secrétaire général de l’ACR, M. Genin, et M. Busquet, ingénieur attaché au service d’éclairage de la Ville de Lyon, ce qui donne satisfaction aux membres du Comité de l’ACR, cf. réunion du Comité directeur de l’ACR du 11 décembre 1909, cf. Revue de l’ACR, n° 12, décembre 1909. Voir aussi à ce sujet les numéros 1 de janvier 1910 et 3 de mars 1910 de la Revue de l’ACR.
Voir sur ce point Padioleau J.-G., L’Etat au concret, PUF, Paris, 1982, pp. 36-47.
En séance du 20 août 1909 du Comité directeur de l’ACR, est examinée une demande de subvention de la Préfecture du Rhône pour la suppression des cassis. Le Comité vote la subvention à condition que les travaux soient terminés pour fin 1910, cf. Revue de l’ACR, n° 8, août 1909. Voir aussi sur ce point la séance du 24 avril 1909 du Conseil Général du Rhône, Dossier 34 : « Route National n° 86 – Suppression de cassis – Vœu du Conseil Général ».
Notamment et plus particulièrement ceux du département de l’Isère, en ce qui concerne plus spécifiquement l’entretien de la route de Lyon à Bourgoin, cf. « Lettre ouverte à M. l’Ingénieur des Ponts et Chaussées de l’Isère », Revue de l’ACR, n°10, octobre 1907 ; « Lettre ouverte au Dr M. C. », qui porte sur le mauvais état chronique de la RN 6, cf. Revue de l’ACR, n° 7, juillet 1912 ; séance du 9 ami 1913 du Comité de l’ACR, où M. Chanay est désigné officiellement par le Comité pour se mettre en rapport avec l’ingénieur en chef du département de l’Isère afin de lui faire constater l’état déplorable dans lequel se trouve certaines routes du département, placées sous ses ordres, et notamment celle de Lyon à Bourgoin, cf. Revue de l’ACR, n° 5, mai 1913. Il est à nouveau question de cette route dans les années 1930 en soulevant le problème de sa réfection par la suppression du goudron au profit du ciment, voir les deux rubriques : « Courrier de l’ACR et informations touristiques » et « Réclamations justifiées » dans la Revue de l’ACR, n° 10, octobre 1930.
« Ils s’en foutent…. » par Mortimer-Mégret, qui fustige les pratiques des ingénieurs des ponts et chaussées au niveau de l’entretien des routes et de l’usure des pneus, cf. Revue de l’ACR, n° 6, juin 1907, pp. 261-265 ; « Oh ! Administration ! » par M. Genin, qui appelle les ponts et chaussées, « les ponts et tranchées », cf. Revue de l’ACR, n° 5, mai 1908.
« Circulez », Revue de l’ACR, n° 7, juillet 1911, pp. 490-496.
« Circulation des Voitures, Motocyclettes et bicyclettes », Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1912. Dans le même numéro plusieurs échanges de lettres entre l’ACR et la municipalité au sujet de cet arrêté sont reproduits, pp. 744-747. Cet arrêté est l’objet de nombreuses discussions en séance du Comité directeur de l’ACR, les 15 novembre 1912, 4 décembre 1912, le 8 janvier 1913, en AG de l’ACR du 22 janvier 1913 (cf. Revue de l’ACR, n° 11 de novembre 1912, n° 12 de décembre 1912, et n° 1 de janvier 1913), il est également évoqué lors de la « Chronique » de Galy, cf. Revue de l’ACR, n° 2, février 1913. Enfin, dans le n° 8 d’août 1913 de la Revue de l’ACR, est inséré un extrait de l’intervention de Edouard Arnaud sur l’application des arrêtés concernant la circulation des automobiles en séance du Conseil Municipal (BMO du 18 août 1913).
« La circulation », qui présente le projet de réglementation de la circulation à Lyon, cf. Revue de l’ACR, n° 1, janvier 1926, pp. 25-27.
La rubrique « Circulation : aide mémoire à la circulation » est mise en place à partir du numéro 10 de octobre 1937. Elle est reprise dans les autres revues qui relaient par la suite les activités de l’ACR telles que Le Carnet de l’automobile ou L’Action Automobile et Touristique.
Cf. Albert Simon, « La circulation dans Lyon », Revue de l’ACR, n° 5, mai 1927, pp. 21-23.
Cf. « Chronique Lyonnaise : Lyon dangereux ! », Revue de l’ACR, n° 4, avril 1929.
L’article « Circulations » dans la rubrique « Avis, communications et Renseignements » (cf. Revue de l’ACR, n° 3, mars 1931) revient sur le report des voies de croisement et de garage du tramway de St-Genis-Laval, à la demande de l’ACR.
L’article « Circulations » dans la rubrique « Avis, communications et Renseignements » (cf. Revue de l’ACR, n° 3, mars 1931) revient sur les réclamations faites par plusieurs sociétaires relayées par l’ACR auprès des services de la Préfecture au sujet de l’absence de lanternes et de réflecteurs aux bicyclettes.
Voir « La circulation et le stationnement à Lyon : Une nouvelle réglementation municipale : documents officiels – Réglementation de la circulation des piétons sur certains ponts lyonnais », Revue de l’ACR, n° 10, octobre 1933 ; « Piétons, circulez à gauche », Le Carnet de l’automobile, n° 63, mars 1957.
Au cours de cette soirée présidée par Maître Alexandre Charbin, conseiller municipal, est abordée la question des sens uniques, du stationnement et des tramways. De nombreux intervenants participent à l’échange. En plus du président de séance, citons, M. Clavel, M. Barboyon, deux autres conseillers municipaux, M. Vavasseur, président de la Tribune du Rhône, Pierre Mélon, M. Grunthaler, président du Groupement Automobile Lyonnais, Guy Roux, M. Bloch-Lazarus, et M. Arlaud et bien sûr plusieurs membres de l’ACR, dont le président Deydier, Maître Cuaz et le docteur Bonnet, cf. « Chronique Lyonnaise : De la circulation », cf. Revue de l’ACR, n° 12, décembre 1929, pp. 23-24.
Le Docteur Bonnet, « Les Embiernes Circulatoires à Lyon », Revue de l’ACR, n° 2, février 1930, pp. 20-23.
« L’Opinion de l’ACR sur la réglementation de la circulation à Lyon », note communiquée par l’ACR et publiée dans les journaux lyonnais, cf. Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1933.
« Le nouveau règlement de la circulation à Lyon », qui reprend en grande partie le rapport Barboyon sur lequel nous reviendrons plus loin, cf. Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1931, pp. 18-23 ; « La nouvelle réglementation de la circulation à Lyon », présentée par le Docteur Bouget, conseiller municipal et membre de l’ACR, en séance du 2 décembre 1931 du Comité directeur de l’ACR, cf. Revue de l’ACR, n° 12, décembre 1931.
« Un débat au Conseil municipal sur la circulation urbaine », qui reprend les discussions de la séance du 17 octobre 1932, cf. Revue de l’ACR, n° 11, novembre 1932.
Cf. Becker H., Propos sur l’art, op. cit. 102.
Cf. Gaudin J.-P., 1989, op. cit., p. 145.
Formalisée à travers la création du Comité Interministériel à la sécurité routière (CISR) en 1972 (cf. Décret du 5 juillet 1972 créant le « Comité Interministériel de la Sécurité Routière » et le « délégué à la Sécurité routière ») et les mesures mises en place en 1973, cf. Fleury D., Sécurité routière et urbanisme, la prise en compte de la sécurité routière dans l’aménagement urbain, Presses de l’École Nationale des Ponts et Chaussées, Paris, 1998, p. 41.