1) Les congrès internationaux de la route, au cœur des débats automobiles

Dans une perspective d’échanges, la question des routes nous amène à revenir sur la création de l’Association Internationale Permanente des Congrès de la Route (AIPCR)746 et l’organisation de ses congrès, qui s’affirment rapidement comme les lieux centraux de discussion nationale et internationale des enjeux routiers. Le premier Congrès International de la Route appelé de ses vœux par le Ministre des Travaux Publics de l’époque, M. Louis Barthou747, s’est tenu à Paris en 1908748. Avec le soutien du Touring-Club de France et de l’Automobile-Club de France, il a rassemblé 1600 participants de 33 nationalités sous l’égide d’un Bureau Exécutif présidé par l’ingénieur des Ponts et Chaussées M. Claude-Henry Lethier. Il s’agit principalement de techniciens et ingénieurs de gouvernement et de collectivités publiques amenés à débattre en sessions du contenu d’une centaine de rapports techniques préparatoires au congrès749. Un leitmotiv apparaît de façon claire dès les premiers jours du congrès : il faut améliorer la qualité des routes pour accompagner la croissance du trafic routier750. « Les automobiles sont venues, qui se sont fait rapidement – je ne dirai pas, brutalement – une place légitime. Et alors, Messieurs, on a constaté que les routes étaient insuffisantes, et nous avons associé, dans la même préoccupation, l’avenir de la route qui doit appartenir à tous et qu’il faut préparer à tous les objets, - j’allais presque dire de consommation – et, en même temps, à l’industrie automobile, à la circulation automobile (…) »751. La mise en avant d’une telle nécessité inscrit la question automobile dans une tradition d’ingénierie développée en France depuis le XVIIIème siècle752. Mais il ne s’agit pas seulement de disserter des meilleures pratiques techniques. Ainsi, une polémique apparaît bien vite sur les modalités juridiques de mise en œuvre des décisions prises par les participants au congrès.

En 1908, Charles Walckenaer753 est le rapporteur général d’une question intitulée « Effets des nouveaux moyens de locomotion sur les routes. – Dégradations dues à la vitesse et au poids.- Effets des pneumatiques, bandages, antidérapants. » Cet exemple est représentatif des enjeux et tensions pouvant exister dès le premier Congrès International de la Route au sein même d’une communauté aux intérêts variés. L’ingénieur général des Mines préconise tout d’abord des standards techniques de construction des routes qui visent à diminuer l’usure des chaussées. Mais ensuite les débats font apparaître des dissensions quant au mode d’adoption de telles recommandations. S’il s’agit de construire un règlement d’administration publique, les opinions divergent, et opposent bien vite les défenseurs d’une telle mesure, à l’image de M. Antoine Scheikewitch, Secrétaire de la Société protectrice contre les excès de l’automobile, et leurs détracteurs, comme M. Le Marquis de Dion754, co-fondateur de l’Automobile-Club de France755. Suite aux débats, les membres du Bureau Général du congrès de 1908 discutent de la création d’une Association Internationale Permanente des Congrès de la Route qui traiterait principalement de sujets techniques en lien avec le développement de l’automobile756.

L’Association Internationale Permanente des Congrès de la Route (AIPCR) est finalement créée en 1909, avec pour objectif d’encourager et de renforcer les liens entre techniciens du monde entier757. Elle s’occupe précisément « de maintenir et de resserrer tous les liens entre tous ceux qu’intéressent les choses de la Route, de centraliser les résultats des recherches et des expériences poursuivies dans les différents pays, d’en faciliter la diffusion, et de préparer la tâche des Congrès futurs. »758 Comme il est souligné à l’occasion du deuxième Congrès International de la Route en 1910 à Bruxelles, une telle entreprise s’inscrit dans la durée759. Comme la participation financière des Etats s’élève à 67 780 francs en 1910 alors que les collectivités cotisent à hauteur de 18 500 francs au sein de l’AIPCR760, le Bureau Exécutif œuvre en priorité pour obtenir l’adhésion officielle du plus grand nombre des Etats dans l’association761. En 1910, l’AIPCR recense ainsi des représentants de cinquante-deux Gouvernements parmi ses membres. L’adhésion des collectivités est alors reléguée en arrière-plan d’une telle évolution. Parallèlement dans ce jeu d’acteurs, le rôle des industriels de la construction routière762 et de l’automobile s’avère également déterminant.

Le Troisième Congrès International de la Route se tient à Londres en 1913. Il revient sur la question politique du « système d’administration de la voirie » en reconnaissant l’impossibilité d’établir « une règle générale, universellement applicable »763. Dans le cas des villes en particulier, la question de l’automobile apparaît comme des plus épineuses. En cas d’augmentation du trafic automobile, la réfection des rues devient irréaliste tant les contraintes techniques semblent importantes. On retrouve ainsi la résolution suivante dans le procès-verbal de la première séance de 1913 : « Lorsqu’une grande voie existante emprunte, dans une ville, une rue de largeur insuffisante pour satisfaire aux besoins de la circulation générale, il vaut mieux construire une nouvelle route détournée que de procéder à l’élargissement de la rue trop étroite, située dans le centre même de la ville »764. La circulation des automobiles en ville devient alors un véritable problème.

Après la Première Guerre Mondiale, l’approche du phénomène automobile est renouvelée sur la scène internationale. Au Congrès International de la Route de Londres, tenu en 1913765, le « problème de la circulation » avait été officiellement abordé sous le prisme urbain. Le premier congrès d’après guerre se déroule à Séville en 1923, et reprend certains acquis de la Conférence internationale de circulation sur routes tenue à Paris du 5 au 12 octobre 1921. Alors qu’une solution d’évitement du problème urbain avait en quelque sorte été avancée en 1913, les règles proposées aux participants du congrès de 1923 reviennent en détail sur les spécifications techniques des voies de circulation en ville766. En plus des techniques classiques de construction routière revenant sur les matériaux à utiliser, il est question de mettre en œuvre les fondements scientifiques d’une véritable ingénierie de gestion du trafic routier767.

Dans son étude sur l’histoire de routes768, Henri Cavaillès soulignait fort justement que le grand défi du vingtième siècle était de « s’attacher à résoudre le problème crucial de l’accès des villes, grandes ou petites, et de la coordination de la voirie routière avec la voirie urbaine, trouver et imposer des solutions hardies et neuves, voire révolutionnaires ». En effet hormis dans le cas des villes américaines769, la question de la circulation en ville devient centrale surtout à partir des années vingt dans la plupart des villes européennes. Les très grandes villes automobilistes, comme Paris770, constituent en ce sens un cas à part, ce que révèle M. Chérioux, président du Conseil municipal de Paris et de la Commission d’organisation du premier congrès international de la route à Paris en 1908 : « Dans les villes, la question se complique encore par les exigences d’un nettoiement que l’hygiène veut rendre toujours plus parfait, alors que le nombre et la vitesse des véhicules, l’usure croissante des chaussées viennent élever de nombreux obstacles. La Ville de Paris, en particulier, qui a été le berceau de l’industrie automobile, a vu, la première, se dresser devant elle les problèmes qui nous préoccupent »771. Les discussions lors des congrès internationaux d’après la Première Guerre Mondiale à Séville772 en 1923 et à Milan773 en 1926774 révèlent donc quant à elles une prise en compte plus générale qui peut parfois davantage toucher les villes moyennes que les grandes villes :

‘« C’est spécialement dans les villes d’une certaine importance et aux approches des agglomérations que la circulation est congestionnée par le trafic intensifié. Nous avons constaté qu’en général la circulation était plus facile dans les villes très importantes où chacun doit nécessairement suivre sa voie que dans les rues des villes où la circulation, tout en étant assez importante, permet à chacun de se livrer à des fantaisies qui désorganisent complètement le sens de la circulation. Le remplacement des véhicules à traction animale par les véhicules à traction mécanique a jeté moins de trouble à la circulation dans les grandes capitales que dans les agglomérations moins importantes. Les choses se passèrent différemment et l’éducation du public circulant a été moins rapide que la transformation des véhicules »775.’

Les congrès des années vingt ont davantage d’incidences sur les préoccupations locales. En 1929, les réflexions développées à Lyon dans le cadre de la commission départementale de circulation s’inspirent largement des résultats du congrès de Séville et de celui de Milan, où les ingénieurs lyonnais ont d’ailleurs été représentés. Ainsi, lors de la séance du 5 septembre 1929 de cette commission776, une discussion revient sur les recommandations des congrès de la route :

‘« La Commission fait siennes les recommandations qui ont été formulées par le Congrès International de la Route tenu à Milan en Septembre 1926 et qui se résument comme suit : « Les difficultés qui s’opposent à un agrandissement de l’assiette des rues, dans le noyau central de villes qui permettrait de les adapter à la circulation actuelle obligent à accroître le rendement des rues ». Les remèdes que nous indiquons ci-après et qui ont été en grande partie signalés au Congrès de Séville, ont déjà montré à cet égard leur efficacité pratique.
a) - Faire disparaître des rues destinées à recevoir un trafic intense tout ce qui ne doit pas, d’une manière absolument indispensable, soit y séjourner, soit y passer, enfin, surtout prohiber :
I°.- L’installation d’édicules, guérites, kiosques, comptoirs de vente, tables de café, placards pour affiches, etc…
2°.- Le stationnement des véhicules ;
3°.- Le transit des véhicules lents et encombrants ;
b) - En même temps que seront édictées ces prohibitions, devront être prises les mesures suivantes, toujours pour cette étude de l’aménagement du noyau central ;
I°.- Prévoir des élargissements partiels des rues là où cela sera nécessaire ;
2°.- Créer des emplacements ou des garages destinés à recevoir les véhicules et principalement les automobiles ;
3°.- Créer ou aménager des artères latérales aux voies principales utilisées par le trafic, par lesquelles il serait impossible de détourner le trafic des véhicules lents et pesants ;
c) - Supprimer toute cause occasionnant une perturbation dans le cours régulier des véhicules, notamment en recourant à des passages aériens ou des procédés de signalisation là où cela sera nécessaire ; (…) »’

A la fin des années vingt, les questions d’aménagement et de réglementation de la circulation en ville sont donc au cœur des discussions locales et internationales. Mais dans ce domaine en pleine évolution, en marge des timides progrès européens, les Etats-Unis se présentent comme des pionniers en matière de compréhension des problématiques routières urbaines777. Les avancées réalisées outre-atlantique dans ce domaine sont saluées par les responsables français778 ou européens de l’AIPCR à l’occasion du sixième Congrès International de la Route organisé à Washington en 1930779. Deux autres congrès ont lieu dans les années Trente, celui de Munich en 1934780 et celui de La Haye en 1938. Dans un contexte international devenu complexe, marqué notamment par le renforcement des préoccupations nationale et étatique, ils réunissent néanmoins de nombreux participants781. Ces manifestations se poursuivent avec l’organisation d’expositions internationales de la route. Elles prennent une place de plus en plus importante autour des traditionnels congrès internationaux de la route, à partir notamment du congrès de Milan en 1926 et surtout dans les années Trente avec celles de Munich en 1934 et celle de La Haye en 1938.

En France, les ingénieurs des services ordinaires des ponts et chaussées, ceux des Villes ou des Départements, des élus, certains membres des associations automobiles ou des membres des chambres de commerce se déplacent assez massivement à ces congrès782. Plusieurs ingénieurs lyonnais participent à certaines de ces rencontres783. Les autorités locales (Ville de Lyon, Département du Rhône, Chambre de commerce de Lyon) subventionnent les activités de l’AIPCR. Elles en tirent des enseignements directement exploitables pour la gestion quotidienne de leurs problèmes routiers, comme en témoigne cette lettre du 10 Août 1915784 de Chalumeau, ingénieur en chef de la Ville de Lyon au Maire Herriot : « Vous m’avez transmis pour avis la lettre ci-jointe de M. Mahieu, ICPC, Secrétaire de l’AIPCR. Dans cette lettre, M. Mahieu demande que la Ville de Lyon veuille bien continuer, pour 1915, l’allocation de la subvention qui avait été accordée antérieurement. Je crois devoir donner, malgré les circonstances spéciales que nous traversons, un avis favorable à cette demande, car les renseignements et documents qui m’ont déjà été fournis par cette Association sont d’un réel intérêt pour la construction des chaussées et des routes. C’est à la suite des Congrès de Bruxelles et de Londres que j’ai proposé au Conseil Municipal l’exécution de chaussées spéciales ».

Après la Seconde Guerre Mondiale, les ingénieurs lyonnais participent de plus en plus activement aux travaux de l’AIPCR et à ses congrès. Rérolle, Roques et Ramel sont ainsi des membres actifs du Comité des tunnels routiers, l’un des quatre comités techniques de cette association créés à partir de 1951785. Rérolle en sera même le président et Ramel le secrétaire général dans les années soixante786. Fort de ces compétences, ils sont amenés au cours des années cinquante et soixante, à visiter ou expertiser de nombreux projets de tunnels en Italie, Suisse, Espagne, Andorre et Madagascar, pilotant de nombreuses études sur les tunnels alpins et participant même aux premières études du tunnel sous la Manche787.

Si l’AIPCR semble dominer les débats routiers pendant l’entre-deux-guerres, d’autres manifestations se tiennent en marge des congrès internationaux de la route. Elles annoncent un renouvellement des questions routières, qui se confirme surtout après la Seconde Guerre Mondiale.

Notes
746.

Pour revenir plus précisément sur l’histoire de cette association, se reporter aux travaux réalisés par Mathieu Flonneau, Denis Glasson et Jean Orselli dans le cadre de la présentation de la publication en ligne de l’ensemble des congrès de l’AIPCR ainsi qu’à Glasson D., « Un siècle de congrès mondiaux de la route », Pour Mémoire, automne 2007, n° 3, pp. 7-58. Voir également le colloque Civilisations de la route au XXème siècle organisé à l’occasion des 100 ans de l’AIPCR pour le XXIIIème Congrès Mondial de la Route à Paris du 17 au 21 septembre 2007 ; et Mom G., « L’AIPCR et l’Histoire », Routes-Road, n° 335, 2007, pp. 88-91. Voir enfin Association Internationale Permanente des Congrès de la Route, AIPCR – PIARC 1909-1969, Paris, Presses des Etablissements Arac, 1970.

747.

Les propos du Ministre des Travaux Publics sont restitués dans le périodique publié à l’occasion du Premier Congrès International de la Route, Journal du Congrès, n° 5, Jeudi 15 Octobre 1908, p. 3.

748.

Voir « Le premier congrès international de la route », Annales des ponts et chaussées, 1908.

749.

Sur les 107 rapports étudiés, 40 ont été rédigés par des Français (Premier Congrès International de la Route, Compte rendu des Travaux du Congrès, Paris, 1909, p. ix).

750.

Cf. Parey C. et Sauterey R., « Evolution de la technique routière au XXe siècle » ; et Sauterey R., « La route française à l’aube du XXème siècle », Revue Générale des Routes et des Aérodromes, décembre 2000, pp. 16-43 et pp. 13-15.

751.

Cf. Discours de M. Barthou, Ministre français des travaux publics au 1er congrès international de la route à Paris en 1908, archives AIPCR.

752.

Cf. Picon A., L’invention de l’ingénieur moderne L’École des Ponts et Chaussées (1747-1851), Presses de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, Paris, 1992.

753.

Concernant le parcours de Charles Walckenaer, on renvoie au chapitre quatre ainsi qu’à nos annexes.

754.

Albert, marquis de Dion (1856-1946), industriel français, est l’un des pionniers de la construction automobile. Associé avec Bouton, il construit en 1885 un tricycle à moteur à vapeur et en 1895 un tricycle à pétrole. En 1902, il lance la célèbre de Dion « La populaire », cf. Albert de Dion, « L’automobile, reine du monde », Je sais tout, 15 mars 1906, publié in Futuribles, n° 258, janvier 1999.

755.

Cf. Premier Congrès International de la Route, Journal du Congrès, N° 7, Samedi 17 Octobre 1908, p. 1-3.

756.

Cf. Réunion du Bureau Général du Congrès 15 octobre 1908, proposition de M. V. E. Timonoff concernant la formation d’une Association Internationale Permanente des Congrès de la Route, Archives AIPCR.

757.

La question de la continuité de ce genre de manifestations temporaires et de leur transformation en association permanente pourrait faire l’objet d’une investigation plus poussée à travers notamment des comparaisons avec d’autres rencontres. La création d’un organe permanent pouvant faire le lien entre les protagonistes et les techniciens de ces lieux de débats s’avère en effet souvent indispensable. On rencontre le même processus avec l’Union Internationale des Villes après le Congrès de Gand de 1913 (cf. Payre R. et Saunier P.-Y., 2000, art. cit.) ou d’autres regroupements de ce type. Un autre cas de figure intervient lorsque ces manifestations sont supportées par des organismes qui ont une existence en dehors du cadre de ces rencontres. C’est le cas des Semaines internationales d’études de la circulation routière qui existent depuis 1953 et qui sont portées par l’Organisation Mondiale du Tourisme et de l’Automobile et à partir de 1954 avec soutien de l’AIPCR, à raison d’une rencontre tous les deux ans.

758.

Premier Congrès International de la Route, Compte rendu des Travaux du Congrès, Paris, 1909, p. xiii.

759.

Voir les compte-rendu du congrès faits dans les Annales des Ponts et Chaussées, n° 32, mai-juin 1911, pp. 567-653.

760.

Cf. Association Internationale Permanente des Congrès de la Route, Règlement. Rapports du Bureau exécutif et Document divers, Paris, 1910, p. 22.

761.

Ibid., p. 25.

762.

Cf. Berthonnet A., Un siècle de construction routière, Une histoire d’entrepreneurs, Revue générale des routes et des aérodromes, Paris, 2005.

763.

Association Internationale Permanente des Congrès de la Route, Compte rendu des Travaux du Congrès, Rennes - Paris, 1913, p. 17.

764.

Ibid., p. 315.

765.

Voir les comptes-rendus du congrès faits dans les Annales des Ponts et Chaussées, n° 30, juillet-août 1914, pp. 7-119.

766.

Cf. Association Internationale Permanente des Congrès de la Route, Compte rendu des Travaux du Congrès, Rennes - Paris, 1924, p. 226-229.

767.

Voir la première partie « Compte-rendu sommaire et Conclusions du Congrès » du rapport de la délégation française au VIe Congrès international de la route (Washington – Octobre 1930), paru dans le n° 1 des Annales des Ponts et Chaussées de 1931, pp. 5-124, cf. ADAM 2 S 10.

768.

Cf. Cavaillès H., La route française, Son histoire, sa fonction, Etude de géographie humaine, Librairie Armand Colin, Paris, 1946, p. 392.

769.

Cf. McShane C., 1994, op. cit.

770.

Voir les travaux de Mathieu Flonneau et notamment : L’automobile à la conquête de Paris, 1910-1977, Formes urbaines, champs politiques et représentations, Thèse d’histoire, Paris I, 2002.

771.

Discours de l’inauguration de l’exposition lors du 1er congrès international de la route à Paris en 1908, cf. Archives AIPCR.

772.

Voir les rapports de la 5ème question « Réglementation de la Circulation » et de la 6ème question « Le problème de la circulation sur les Routes et dans les Rues de Villes congestionnées par le Trafic » de la 2ème section, cf. Archives AIPCR.

773.

Voir les rapports de la 5ème question « Développement et aménagement des villes dans l’intérêt de la circulation » à la 2ème section, cf. Archives AIPCR.

774.

Suivi par les ingénieurs lyonnais Claude Delaigue et Victor Varvier. Ce dernier assiste également à celui de Séville.

775.

Cf. Rapport de Jules Jansez, Président du Comité du Tourisme du Royal Automobile Club de Belgique, à la 6ème question : « Le problème de la circulation sur les routes et dans les rues de villes congestionnées par le trafic » de la 2ème section « Circulation et exploitation » du congrès de Séville en 1923.

776.

Cf. ADR S 2587.

777.

Cf. Lannoy P., Le problème de la circulation et la promesse télématique, Essai sur la spécularité institutionnelle, Editions Publibook Université, Paris, 2004.

778.

Voir la deuxième partie « Les routes des Etats-Unis vues par la Délégation française » du rapport de la délégation française au VIe Congrès international de la route (Washington – Octobre 1930), paru dans le n° 1 des Annales des Ponts et Chaussées de 1931, pp. 5-124, cf. ADAM 2 S 10.

779.

Voir à ce sujet le discours de Rees Jeffrey, représentant la Grande-Bretagne lors du sixième Congrès International de la Route (Sixth Congress of the Permanent International Association of Road Congresses, Daily Bulletin, N°6, Saturday, October 11, 1930, p. 48).

780.

Voir « Le 7ème congrès de la route (Munich, septembre 1934) », Annales des ponts et chaussées, 1935.

781.

Voir Glasson D., art. cit., p. 13 et 14.

782.

Voir ADAM 717 W 0006 et ADL 2 S 3.

783.

Voir en annexe le tableau de participation des représentants lyonnais aux congrès internationaux de la route.

784.

Cf. AML 0955 WP 0134.

785.

Le nombre de comités de l’AIPCR augmente ensuite régulièrement. A la fin des années soixante on en compte 8.

786.

Cf. Association Internationale Permanente des Congrès de la Route, aipcr – plarc 1909-1969 , Presses des Etablissements Arac, Paris, 1970, p. 25. Voir aussi Rérolle J., « Comité technique des tunnels routiers », Revue Générale des Routes et des Aérodromes, n° 393, novembre 1964 et Jouret A., « Lyon et le tunnel du Mont-Blanc », Technica, n° 309, octobre 1965, p. 1 et 2.

787.

Par ailleurs à partir de 1962, Rérolle devient le président du « Groupe d’études des traversées alpines », organisme créé par le Ministère des travaux publics chargé de déterminer une hiérarchie et un choix entre tous les projets de tunnels visant à créer de nouveaux moyens de communication entre la France et l’Italie.