A) Une formalisation quantitative à travers l’activité des services techniques

L’influence de l’automobile sur les services techniques est fonction des prérogatives dont ils ont la charge. Ainsi les services techniques municipaux s’occupent de la gestion d’une partie de la voirie urbaine. Dans ce cadre, ils construisent et entretiennent ce réseau tout en prévoyant certains aménagements (signalisation, caractéristiques des rues, aménagements/rescindements de trottoirs ou de refuges) pour faciliter ou sécuriser la circulation des usagers. A ce titre, ils sont amenés à établir des rapports plus techniques. Enfin, leurs prérogatives les conduisent à contrôler les activités du service municipal des voitures publiques ou d’entreprises qui fournissent un service public aux habitants de la Ville (taxis, transports en commun) liés aux transports et à l’automobile.

De leur côté, le service vicinal du Rhône et le service ordinaire des ponts et chaussées (SOPC) du Rhône ont en charge la construction et l’entretien du réseau routier départemental et urbain pour certaines voies. Le service vicinal1822 s’occupe plus précisément des chemins départementaux1823 (de grande communication, d’intérêt commun ou vicinaux ordinaires) et le SOPC prend en charge les routes nationales (traversant ou non les zones urbanisées)1824. Dans ce cadre, ils réalisent principalement des rapports concernant la construction ou la réfection de ces voies. Par ailleurs, ils sont également amenés à effectuer des opérations de comptage de la circulation et des rapports sur la circulation et les accidents de la route dans le département.

Nous verrons tout d’abord comment les enjeux routiers sont redéfinis à partir du développement du trafic automobile et parviennent à être mis en rapport par les services techniques départementaux. Puis nous reviendrons sur la manière dont les services techniques municipaux gèrent l’incidence du développement de l’automobile sur leurs activités.

Notes
1822.

Jusqu’en janvier 1942 et son incorporation dans le service ordinaire des ponts et chaussées du Rhône.

1823.

Ainsi qu’à partir de 1928 du Boulevard de ceinture.

1824.

Principalement à Lyon, les RN 6, 7, 83, 84, 86, 89, 517, 518 et 433.