Comme nous venons de le voir, les problématiques routières poussent les agents du Ministère des Travaux Publics à s’intéresser aux enjeux urbains. Plusieurs réunions sur les « Problèmes routiers aux abords des villes » sont organisées en ce sens au Ministère de la construction (Direction de l’Aménagement Foncier et de l’Urbanisme) auxquelles participent des ingénieurs de la Direction des Routes et du Service d’Etudes et Recherches sur la Circulation (SERC). L’une d’entre elles se tient le 5 juin 19641929. Elle porte plus précisément sur les problèmes rencontrés par la Ville de Toulon avec l’examen de projets d’autoroutes urbaines1930. Les problèmes routiers touchant d’autres villes, comme Beauvais, Châteauroux et Bourges, sont également présentés. André Laure, de la Direction des Routes, souhaite que soit mis à l’ordre du jour la question de l’élaboration de programmes d’études dans les agglomérations de Lyon et Aix-Marseille. Deux réunions se tiennent effectivement sur ce sujet à Lyon les 10 juin et le 15 juin 1964. Une autre réunion est organisée le 23 juin 1964 pour examiner la question de l’aménagement de la vallée de la Seine.
Ces réunions s’inscrivent dans une période de transformation importante des services des ponts et chaussés1931. Dans une Note du 25 novembre 1964 pour le directeur de la Direction des Routes et de la Circulation Routière1932, André Laure1933 revient sur les étapes de la réforme des services des ponts et chaussées concernant la Direction des Routes. Il s’agit « de préciser ce que pourrait être l’organisation des services centraux et régionaux à la fin du Ve Plan »1934. En effet, devant l’ampleur des crédits routiers, le Ministère des Travaux Publics doit organiser un « renforcement sensible » de ses services centraux et un « développement considérable » de ses moyens régionaux. Dans cette perspective, « renforcer les organismes régionaux signifie, non seulement accroître leurs effectifs et donner à ses effectifs des avantages matériels suffisants, mais aussi accroître leur position morale et leurs possibilités d’action directe ». Cette politique de développement de pôles régionaux se traduit par une attention marquée pour les métropoles régionales1935. Le rassemblement des moyens régionaux s’inscrit ainsi au profit de ces métropoles : Lille, Metz, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes1936. A long terme, chacune d’elles doit être « dotée de toutes les spécialités intervenant dans la programmation, la construction de l’exploitation des routes ». Dès la fin du Ve Plan, elles doivent disposer d’une cellule « SERC », notamment pour le développement des études de transport. « Cette implantation est également indispensable pour entamer, dans les meilleures conditions possibles pour le Ministère des Travaux Publics, le dialogue avec les services de la Construction et les urbanistes ». Cette réorganisation a également des implications sur le fonctionnement du Service Spécial des Autoroutes. Au niveau des problèmes urbains1937, l’étude des projets d’autoroutes et voies express urbaines est placée sous la direction de l’ingénieur local « compte tenu des incessants contacts à maintenir sur place avec les collectivités locales, les urbanistes, les intérêts privés… »1938. Dans ce cadre, le rôle des cellules régionales se limite à des conseils et à l’apport de moyens techniques spécialisés1939. Comme pour le SERC, André Laure insiste sur « le besoin d’une cellule régionale SSA [qui] se fera sentir dans toutes les régions, qu’elles soient à prédominance urbaine ou rurale. Dans celles à prédominance rurale, le rôle de la cellule devrait être plus orienté vers l’action directe que vers le conseil ; dans les régions à prédominance urbaine, ce serait l’inverse ». Dans cette note, André Laure revient également sur le rôle su Service Central d’Etudes Techniques (SCET), « dont la Direction des Routes est la principale utilisatrice [et qui] a été jusqu’à présent considéré comme le Service spécialisé dans les ouvrages d’art délicats et importants ». D’après lui, « deux conséquences regrettables en ont résulté, qui ont marqué la physionomie de ce service : un certain esprit artisanal (la méfiance de certains éléments du SCET à l’encontre du calcul électronique des ponts est significative) ; des contacts peu confiants avec les services locaux, les Ingénieurs du SCET ayant tendance à considérer les camarades des services locaux comme des amateurs incompétents et ceux-ci les Ingénieurs du SCET comme des sommités inaccessibles et insensibles aux contraintes de l’action journalière (notamment aux délais) ». Même si, selon lui, la situation s’est améliorée depuis quelques années, il convient de poser explicitement le principe selon lequel le SCET s’occupe des ouvrages d’art en général, des plus petits aux plus grands : « son mode d’intervention pouvant aller, bien entendu, selon la nature du projet, de l’étude directe au contrôle, et comportant en outre la vue d’ensemble sur l’activité d’étude des ouvrages d’art, la mise au point de normes, de projets types, de cahiers des charges, de modèles de marchés, etc… ». Ces enjeux posent la question de la fusion de la division des ouvrages d’art du SSA avec le SCET, qu’André Laure ne juge « pas opportune pour le moment », à condition d’accroître les échanges entre ces deux organismes. Au niveau déconcentré, cette coopération étroite entre le SCET et l’ensemble des services locaux doit conduire à la création de cellules d’études d’ouvrages d’art. Il suggère qu’un ou deux essais soient mis en oeuvre pour le Ve Plan, en citant les cas notamment de Marseille (Aix-en-Provence) et Bordeaux.
Mais l’auteur de cette note va encore plus loin. Etant donné que la Direction des Routes sera selon ses prévisions et ses espoirs, l’ « un des tout premiers maîtres d’ouvrages de France – à égalité avec EDF et l’Education Nationale », il propose « la mise sur pied d’un service technique des routes ». Ce dernier aurait pour mission d’ « améliorer les techniques et abaisser les prix de revient » et de « faciliter, grâce à des normes, des cahiers des charges-types, des projets-types, le travail des ingénieurs locaux ». Dans ce cadre aussi, la bonne coordination de ce nouveau service avec les services locaux justifie comme pour le SCET et les autres services, l’établissement de structures régionales. André Laure suggère que ces dernières soient composées d’un ingénieur des ponts et chaussées1940, d’un « super-laboratoire » régional1941 qu’il dirigerait, et des ingénieurs des travaux publics de l’Etat qui pourraient être détachés dans les départements pour suivre ou même diriger certains travaux délicats. Dans le cadre du Ve Plan, il propose la mise en place de ce type de structures à Lyon, Nancy, Marseille, Bordeaux et Nantes1942.
Un bilan des propositions formulées par André Laure mentionne le besoin d’implanter d’ici la fin du Ve Plan, dans chacune des sept métropoles régionales, une cellule « SERC » et une cellule « SSA », puis dans cinq d’entre elles, une cellule « technique routière » et dans deux d’entre elles, une cellule spéciale « ouvrages d’art ». Il laisse en outre la porte ouverte à deux possibilités : soit « grouper dans chaque métropole, les cellules dans le cadre d’un service technique régional » ; soit « laisser aux différentes cellules leur pleine autonomie, en s’efforçant toutefois de les implanter à proximité immédiate les unes des autres, si possible dans les mêmes locaux ». Sa préférence porte sur la première solution qui « permet le maximum de coordination entre les différentes cellules et assurer l’unicité de la représentation technique de la Direction des Routes (ou du Ministère des Travaux Publics) dans chaque région ». Mais il souligne qu’ « en pratique, il peut être difficile – au moins dans l’état actuel des choses – de trouver beaucoup d’hommes compétents à la fois dans toutes les spécialités qui viennent d’être évoquées »1943.
Ce document est surtout l’occasion d’insister une nouvelle fois sur les enjeux routiers urbains qui touchent le Ministère des Travaux Publics. Au niveau de la Direction des Routes, « compte tenu d’une part de l’augmentation considérable du chiffre d’affaires espéré en 1970, d’autre part de la complexité croissante des procédures de planification, de coordination, de consultation, etc…, [André Laure suggère] que l’effectif des Ingénieurs s’occupant des problèmes urbains passe de 1 à 3, et celui s’occupant de la rase campagne de 1 à 2, ce qui suppose une augmentation d’effectifs de trois éléments, auxquels il faut ajouter l’Ingénieur prenant le service opérationnel : d’où une augmentation totale de quatre éléments, au niveau Ingénieur en Chef + Ingénieurs. ». Cette note est révélatrice des réflexions et changements qui affectent le Ministère des Travaux Publics et la Direction des Routes au milieu des années soixante1944.
André Laure conclut son travail en indiquant que les principes qu’il a exposés ne sont que « de simples suggestions qui mériteraient sans doute une large discussion, à laquelle devraient participer les principaux intéressés ». Il envisage donc « une première série de discussions internes à la Direction des Routes sur la base d’études demandées au SSA, au SERC et au SCET ». A certaines des réunions, il invite M. Delaporte de la Direction du personnel et G. Pebereau, responsable de l’Association PCM. Dans un second temps, il propose « une discussion plus large, qui pouvait être menée au sein du PCM ». En effet, afin d’éviter, « de donner aux services locaux l’impression qu’ils vont être dépouillés au profit des organes régionaux », il est important pour lui d’obtenir « le consensus de l’ensemble du Corps sur les réformes envisagées ».
Comme le montre le travail d’André Laure, le lien avec les services locaux est donc central. En effet, les logiques d’institutionnalisation et d’autonomisation du SERC conduisent à mettre les ingénieurs, qui travaillent dans ce service, en situation de produire des connaissances et de les diffuser. Pour soutenir cet objectif, il doit s’appuyer sur des ressources et des réseaux locaux afin de mener à bien des enquêtes sur la circulation en ville. Dans ce cadre, les Laboratoires Régionaux des Ponts et Chaussées (LRPC)1945, et les Bureaux Régionaux de circulation (BRC)1946 constituent les antennes locales du SERC puis du SETRA1947. Durant la même période, un projet de création de Groupes Régionaux de la Circulation (GREC) est établi au sein du SERC. Une Note du SERC du 3 septembre 1964 revient sur la composition et le rôle de ces groupes régionaux de la circulation (GREC)1948 :
‘« Le GREC est un groupe de travail comprenant :Par ailleurs, certaines grandes agglomérations françaises servent de laboratoire pour des grandes études de transports. A Lyon notamment, une grande enquête réalisée en 1964 a servi de test grandeur nature pour la mise en œuvre des connaissances produites par le SERC et a permis d’alimenter en exemples concrets les brochures élaborées par le service. « En France, depuis quelques années, le Ministère des Travaux Publics a créé un service spécialisé : le Service d’Etude et Recherche de la Circulation Routière, plus particulièrement chargé des problèmes urbains. En 1964, le Bureau de Circulation de Lyon, représentant local de ce service, a entrepris une étude de transport de personnes pour l’ensemble de l’agglomération lyonnaise. C’est de cette étude que commence la diffusion de la présente brochure »1949. De nombreux partenaires ont été sollicités pour la réalisation de cette enquête : « tous ceux qui collaborent avec nous dans notre travail et principalement le Service Ordinaire des Ponts et Chaussées du Rhône et le Syndicat des Transports en commun de la Région Lyonnaise qui nous ont fourni à la fois aide matérielle et aide de leurs conseils, et de leur expérience, le Service de la Construction du Département du Rhône et Monsieur Delfante, urbaniste, chargé de l’établissement du Plan d’Urbanisme de la Région Lyonnaise dont les avis et les travaux sont fondamentaux pour notre étude. Nous espérons que bien d’autres services ou personnalités pourront s’associer à nous dans l’avenir car l’aménagement futur de l’agglomération ne peut laisser personne indifférent »1950.
Cette première grande étude réalisée à Lyon est le point de départ d’un programme d’enquêtes ambitieux pour l’agglomération lyonnaise1951. La Division Régionale et Urbaine du Commissariat Général au Plan propose ainsi d’appliquer à l’agglomération lyonnaise le modèle simplifié de développement urbain1952. Cette grande étude du plan de développement urbain organisée à Lyon laisse une grande place à l’analyse du réseau de transport existant et aux développements des déplacements urbains. Ces différentes enquêtes sur Lyon sont recensées dans une Note sur l’état d’avancement des études urbaines à Lyon à la fin de l’année 19651953 :
| Calendrier des enquêtes de circulation à Lyon (1965) | |
| Enquêtes | Calendrier |
| Comptages manuels sur ligne-écran | Effectuée en 1964 |
| Comptages automatiques sur l’ensemble du réseau | Effectuée en 1964 |
| Mesures de vitesse | Effectuées en 1965 |
| Déplacements Domicile-Travail, Questionnaires T 2 | Exploitation du T2 terminées |
| Enquêtes à domicile | Enquête dans deux grands ensembles terminée ; enquête sur l’ensemble de l’agglomération en cours de dépouillement |
| Enquêtes sur routes | Enquête cordon réalisée en 1965 en cours de dépouillement |
| Enquêtes stationnement | Inventaire des places et enquête sur la rotation des véhicules, effectuées en 1964 |
| Reconstitution du trafic existant | Prévue en 1966 |
| Enquête poids lourds | Néant |
En point d’orgue, à la fin de notre période, se situe la réalisation d’une première Enquête Ménage Déplacement (EMD) à Lyon, qui donne lieu à la publication des résultats de ce travail en trois tomes entre 1968 et 19691954. Ce travail constitue le premier fait d’arme d’une jeune équipe, arrivée à l’OTR de Lyon et placée sous la direction de Jean Deschenes1955, dont la dynamique se poursuit au sein du nouveau CETE1956.
Les métropoles régionales se trouvent donc au centre des enjeux de production d’études en matière d’aménagement urbain et de transports. Cette situation confirme une tendance générale de prise en compte des enjeux urbains, au sein du Ministère des Travaux Publics puis du Ministère de l’Equipement.
Voir le compte-rendu daté du 5 juin 1964 et réalisé par F. Chanau, cf. AN 1985 0111 ART 4.
Les urbanistes de la S.E.T.A.P. (MM. Coulon, SALP et Lagneau, M. Salp), qui avaient réalisé un rapport et un dossier concernant les problèmes de circulation de Toulon, profitent également de cette occasion pour solliciter l’avis des services des ponts et chaussées sur ces questions.
Voir également la Note du 10 novembre 1964 du Service Spécial des Autoroutes, Agence du Sud-Est sur les « Méthodes modernes de programmation et leurs applications possibles dans l’administration » qui affirme que « Le métier qui consiste à programmer, projeter, construire et entretenir le réseau routier a cessé d’être une tâche relativement simple pour devenir une tâche complexe demandant l’emploi coordonné de tous les moyens disponibles. L’augmentation déjà sensible des crédits routiers et celle beaucoup plus importante qu’il est permis d’espérer dans un avenir très proche vont créer des situations jusqu’alors inconnues et rendre très difficile la solution de problèmes jusqu’à présent aisés. Notre Administration doit faire rapidement et sur une grande échelle l’effort nécessaire pour tirer le meilleur parti de ses moyens. Elle y parviendra d’autant mieux qu’elle aura à sa disposition des outils modernes et efficaces pour programmer et contrôler son action dans les domaines techniques et administratifs. (…) ». L’arrêté du 27 octobre 1967 du Ministre des Travaux Publics nomme ainsi Raymond Le Quelec, Inspecteur général des Transports et des Travaux Publics, chargé de la mission d’inspection des effectifs et du fonctionnement des bureaux dans les services des ponts et chaussées, cf. Note d’information de Thiébault (Service Spécial des Autoroutes) du 2 décembre 1964 envoyée à tous les ingénieurs du SSA (Paris, Orly, Macon, et Aix-en-Provence), cf. AN 1977 0444 ART 9.
Cf. AN 1985 0111 ART 9.
André Laure est ingénieur des ponts et chaussées (promotion 1948). Il participe aux réflexions sur les problématiques urbaines au sein du Ministère des Travaux Publics et dirige le Service Urbain du Commissariat Général au Plan qui a été créé en 1959 et qui est à l’origine de la Commission de l’équipement urbain du CGP, cf. Claude V., Faire la Ville, Les métiers de l’urbanisme au XXe siècle, Parenthèses, Marseille, 2006, p. 123.
Pour compléter les premières estimations faites par l’Ingénieur Général Baudet sur les besoins en personnel découlant de l’application de la deuxième étape de la réforme.
Voir sur ce point la Note d’André Laure du 9 février 1964 relative aux conséquences à tirer de la politique des métropoles régionales.
Il est mentionné que « Strasbourg est trop proche de Nancy et Metz pour justifier une implantation spéciale ».
Le rôle du SSA est également décliné au niveau des problèmes interurbains pour ce qui concerne les autoroutes de liaison et les grandes liaisons primaires « sur lesquelles les travaux importants devront être faits et des réglementations spéciales de limitation d’accès appliquées ».
Mais pour la région parisienne « les conclusions qui précèdent ne sont pas valables : en effet cette région couvre une agglomération composée de plusieurs départements, alors qu’en Province ce sont les départements qui couvrent plusieurs agglomérations. Dans ces conditions le rôle de maître d’œuvre des études doit normalement appartenir à l’agence, les services locaux étant, bien entendu, associés ».
Dans ce sens il est précisé que cette assistance peut revêtir plusieurs formes : « a) conseil en matière de tracé et de caractéristiques géométriques ; b) étude détaillée de certains complexes, comme les échangeurs, avec l’aide de modèles réduits (système EUREQUIP ou mieux encore système SSA, mis en œuvre à Orly et à l’Agence d’Aix) et de perspectographes (non pas tant par souci de confort visuel), très accessoire en ville, mais pour déceler les fautes graves de tracé) ; c) aide du calcul électronique, pour les ouvrages d’art et l’étude de tracés ».
L’ingénieur en question aurait ainsi, d’après lui, non seulement un rôle de conseil et d’assistance technique, mais aussi la direction effective d’une « affaire ».
Dans ce cadre, les « super-laboratoires » auraient un rôle de direction technique vis-à-vis des laboratoires régionaux actuels et surtout ils pourraient se spécialiser dans certaines recherches, selon un programme mis au point par le LCPC.
Il ajoute que Lille est proche de Paris et que Toulouse peut être aisément couverte par Bordeaux et Marseille. De plus, selon lui, « par la route, et encore plus le fer, Bordeaux et Nantes sont beaucoup plus éloignées l’une de l’autre en temps de parcours, que Bordeaux et Toulouse ».
Il suggère donc d’adopter une position très pragmatique et d’assurer les regroupements en tenant compte de la personnalité des hommes qui seraient placés dans ces échelons locaux. Toutefois, il suggère qu’un regroupement des cellules SERC et SSA soit tenté dans chaque région, les préoccupations de ces deux services notamment en matière urbaine, étant voisines l’une de l’autre (il souligne qu’ils sont en effet amenés à adresser les projets des services relatifs aux villes pour « avis conjoint SERC – SSA »). Il ajoute que c’est ce qui se passe déjà pratiquement à Aix-en-Provence, où l’ingénieur Godin joue le rôle de pilote vis-à-vis de la cellule SERC.
Une note réalisée en annexe revient en détail sur la structuration des services propres au Ministère des Travaux Publics puis à l’Equipement au niveau central comme au niveau local.
Douze sont mis en place entre 1952 et 1965 dont un à Lyon.
Le Bureau du trafic routier de Lyon est installé aux côtés du LRPC en 1956, il devient le BRC en 1959.
Avant le SETRA, le Service Spécial des Autoroutes avait également des antennes locales à Bordeaux, Aix-en-Provence, Lille et Macon. Lors de la mise en place du CETE de Lyon, implanté à Bron, cette situation explique qu’une partie de cette unité soit restée à Macon.
Destinée à MM. Baudet, Arquié, Ramel, Laure, Frybourg, et la 1ère Division, cf. AN 1977 0444 ART 4.
Note de 8 pages du SERC modifiée par Frybourg et Gerondeau et retournée à Deschenes, OTR Lyon, le 28 décembre 1965, cf. AN 1977 0444 ART 4.
Idem.
D’autres enquêtes qui portent plus spécifiquement sur le stationnement sont organisées à Lyon dès les années cinquante en partenariat avec les services centraux du Ministère des Travaux Publics. Voir notre chapitre deux.
Note du 11 août 1965, cf. ADR MR 79105.
Cf. AN 1977 0444 ART 4.
Organe Technique Régional, Circulation, et Transports dans l’agglomération Lyonnaise (enquête réalisée par Jean Deschenes et Maurice Abeille).
ENPC 1962.
Cf. entretien avec Maurice Abeille (18-12-07).