Conclusion partielle

En résumant ce qui est dit dans ce chapitre au sujet de diverses mesures prises contre certaines tendances négatives dans l’enseignement du français en Russie, remarquons qu’un groupe d’experts présidé par le recteur du M.G.L.U.96 I. I. Khaléiéva a élaboré « Un portfolio linguistique européen pour la Russie » faisant partie du projet du Conseil de l’Europe. En se basant sur les « Compétences européennes de la maîtrise de la langue », le « Portfolio linguistique» russe doit former une zone d’enseignement unique et est destiné à tous les étudiants apprenant n’importe quelle langue étrangère. Grâce au « Portfolio », les élèves peuvent comparer leurs acquis aux normes européennes et définir les moyens de s’autoperfectionner. A l’heure actuelle, il existe plusieurs variantes du « Portfolio linguistique » destinées aux étudiants de tout âge: pour le primaire, pour les niveau du collège et du lycée, ainsi que pour les étudiants de l’université à différents profils.97

Le « Portfolio » a été adopté en particulier aux besoins de l’enseignement du FLE aux russophones débutants, le français figurant parmi les quatre principales langues enseignées au pays, à côté de l’anglais, de l’allemand et de l’espagnol. Outre une prononciation et une orthographe assez compliquées, les étudiants doivent distinguer deux types de morphologies: celles de l’écrit et de l’oral. L’importance de cette distinction repose sur son caractère typologique. Ainsi, la morphologie du nom et de l’adverbe est agglutinante à l’écrit et analytique à l’oral (p. ex., ami – ami e ).

Bref, malgré toutes les difficultés d’ordres subjectif et objectif, la langue française détient sa place d’honneur dans le système d’enseignement en Russie.

Notes
96.

L’Université Littéraire Public de Moscou.

97.

IL’INA T. P., « XIV sessya … », op. cité, p.86.